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Archives de Tag: Takaful

Finance islamique en France : Noorassur recrute

Noorassur recrute

Noorassur offre la possibilité aux jeunes motivés, travailleurs et rigoureux de devenir Conseiller Financier pour commercialiser sa gamme de solutions Epargne & Assurance Islamique.

Le choix de Noorassur est de donner la chance à toutes et à tous, sans distinction aucune, ni d’origine, ni de parcours professionnel, ni origine sociale.

Sans exclure personne, l’offre s’adresse en particulier aux jeunes issus d’une double culture qui leur permet d’appréhender un marché de la finance islamique de plusieurs milliards d’Euros que ni les banques ni les institutionnels du secteur ne sont dans la capacité de capter.

Le métier de Conseiller Financier étant réglementé, Noorassur assurera aux candidats recrutés une formation gratuite de plus de 300 heures.

Si vous êtes entrepreneur dans l’âme, avez la fibre commerciale, et que le bon conseil vous importe. Si vous souhaitez apprendre un nouveau métier réglementé : Conseiller Financier, et travailler dans un cadre éthique, distribuer des solutions éthiques…

Pour postuler : candidature@noorassur.com

www.noorassur.com

 
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Publié par le mars 24, 2016 dans France, recrutement

 

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Finance islamique au Maroc : “Enrichissez-vous !”

Bourse de Casablanca

La bourse est le véritable enjeu des banques participatives et du Takaful

Editorial

Le mot d’ordre de la finance islamique n’est pas “Endettez-vous !” mais “Enrichissez-vous !”. Les banques partîcipatives marocaines seraient bien avisées d’intégrer cette consigne dans leur stratégie de développement pour devenir des centres de création de richesses au profit des entreprises et des particuliers, non des machines à fabriquer de la dette comme leurs homologues conventionnelles.

L’Islam encourage à être productif, financièrement indépendant et à participer au développement de la communauté. Il déconseille l’endettement sauf en cas de grande nécessité et invite à vivre selon ses moyens.

“Mourabaha : non, merci !”

Le Maroc s’est doté d’un cadre législatif et réglementaire solide à même d’assurer un développement harmonieux de la finance participative islamique. Il reste à craindre cependant que le premier réflexe des nouvelles institutions financières participatives ne soit de répliquer les produits basés sur l’intérêt, répétant ainsi les erreurs déjà commises ici et ailleurs, avec les résultats décevants que l’on connaît.

La solution de facilité pour des cadres issus des rangs de la finance classique consiste à «islamiser» les produits conventionnels avec lesquels ils sont familiers, à travers des montages compliqués, coûteux et rigides, qui comportent au final de nombreuses lacunes.

A titre d’exemple, dans le cas d’un financement immobilier par Mourabaha, si l’acquéreur décide pour une raison ou une autre de procéder à un remboursement anticipé du financement, il devra payer le même prix que s’il continuait à payer ses traites jusqu’à l’échéance initialement prévue. Au-delà du caractère halal ou pas, ceci constitue évidemment un handicap par rapport au crédit immobilier à intérêt.

La bourse est le véritable enjeu des banques participatives et du Takaful

Les opérateurs financiers sont invités à saisir les vraies opportunités que permet la grande diversité des instruments de la finance islamique et de sa capacité d’adaptation dans le nouveau cadre réglementaire de la finance participative.

La force de la finance islamique réside dans sa capacité à financer l’économie réelle et à générer un profit équitable pour tous les intervenants. La bourse et le marché des capitaux devraient constituer à ce titre un terrain privilégié d’intervention pour les institutions financières participatives.

Le projet de loi n° 19-14 relative à la bourse des valeurs, aux sociétés de bourse et aux conseillers en investissements financiers, actuellement dans le circuit législatif, constitue la dernière initiative en date pour dynamiser la bourse de Casablanca. Celle-ci ne s’est jamais vraiment remise de l’explosion de la bulle spéculative des valeurs Internet de la «nouvelle économie» au début des années 2000.

La réforme de la bourse prévoit la mise en place d’un nouveau cadre réglementaire et l’instauration d’un marché secondaire pour les PME. Mais c’est surtout l’article 124 de la loi n° 19-14, ouvrant la porte à la cotation des Sukuk, qui est en mesure de relancer le marché boursier dont le véritable essor nécessite un afflux massif des investisseurs particuliers.

Des produits financiers grand public d’épargne et de placement

Déçus par les crashs précédents ou tout simplement peu informés du fonctionnement des instruments boursiers, les investisseurs particuliers ne se mobiliseront que pour des produits de placement plus performants que le livret d’épargne et plus stables que les actions de startups.

Des Sukuk adossés à des projets immobiliers ou industriels de qualité peuvent très bien remplir ce rôle pour devenir la locomotive de la bourse. L’Etat peut également contribuer à la dynamisation de la Bourse de Casablanca en émettant des Sukuk pour financer des projets d’infrastructure phares.

Ces Sukuk serviraient de support à des produits financiers d’épargne et de placement. Ces produits grand public seraient distribués dans l’environnement sécurisant et familier d’une agence bancaire, en intégrant toutes les fonctionnalités du mobile banking et en adoptant un message affinitaire mobilisateur.

Une stratégie dynamique d’émission de Sukuk adossés à plusieurs classes d’actifs et portant diverses maturités permettra de :

  • développer l’épargne productive ;
  • dynamiser le marché boursier ;
  • financer l’économie réelle ;
  • alléger l’endettement de l’Etat ;
  • donner aux banques participatives les produits de placement, les quasi-fonds propres et les instruments de liquidité dont elles ont besoin ;
  • constituer des portefeuilles d’actifs pour les assurances Takaful ;
  • animer le marché interbancaire participatif.

La bourse constitue bel et bien la clé du marché de la finance participative au Maroc. Réciproquement, la finance participative est le point de passage obligé pour un véritable essor de la Bourse de Casablanca.

Source : Le Journal de la Finance Islamique

© RIBH. Reproduction de l’article autorisée sous réserve de conserver les liens et la signature ci-dessus.

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Publié par le février 28, 2016 dans Bourse, Maroc

 

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Finance islamique : quel modèle économique pour l’assurance Takaful au Maroc ?

Takaful au Maroc

Présenté en janvier 2016 aux membres de la commission des Finances, le projet de loi n° 059-13 modifiant et complétant la loi n°17-99 portant Code des assurances et instaurant les assurances Takaful au Maroc devrait prochainement être adopté par le parlement marocain.

Le projet de loi 59-13 visant la mise en place des assurances Takaful au Maroc n’a pas fixé, d’une manière explicite, le modèle économique qui sera adopté. Toutefois, l’article 248-1 précise que « L’administration peut, sur proposition de l’Autorité et après avis conforme du Conseil supérieur des Ouléma, fixer les modes de rémunération de l’entreprise d’assurances et de réassurance au titre de la gestion du compte d’assurance Takaful ainsi que les critères de détermination de cette rémunération ».

L’ACAPS, Autorité de Contrôle des Assurances et de la Prévoyance Sociale, peut donc, si elle le juge nécessaire, surtout au démarrage de cette activité, favoriser et imposer un modèle économique aux opérateurs Takaful et Re-Takaful.

L’article 10-3, traitant de l’excédent technique, précise quant à lui qu’en assurance Takaful, «les excédents techniques et financiers réalisés sont répartis entièrement entre les participants après déduction, le cas échéant, des avances Takaful ». A première lecture de cet article, le modèle économique qui se dégage est celui de la « Wakala ».

Un modèle économique perfectible

Ce modèle consiste à rémunérer l’opérateur Takaful sur sa gestion du fonds Takaful, uniquement par des commissions déduites, à la source, des contributions (primes). Ces commissions viennent charger le produit du fond Takaful. Les résultats technique et financier sont répartis exclusivement entre les participants.

Il s’agit du plus rigide et du plus contraignant des modèles économiques Takaful :

  • Restreindre la rémunération de l’opérateur aux commissions up-front fera que ces dernières seront beaucoup plus élevées par rapport à l’Assurance conventionnelles car dans cette dernière la rémunération principale de la compagnie d’assurance est plutôt l’excédent technique. Les primes des produits Takaful seront donc sans doute beaucoup plus importantes que celles des produits conventionnels, ce qui constitue un handicap concurrentiel majeur dans un environnement hybride (Conventionnel – Charia compliant) et dans un marché de prix comme le marché marocain.
  • Ne pas intéresser l’opérateur sur les excédents n’encourage pas ce dernier à optimiser sa gestion technique (Acceptation des risques, indemnisation des sinistrés, réassurance, …) et financière (Placements) des fonds. Le risque est que l’opérateur Takaful néglige cet aspect important de sa mission (Optimisation) et se contente de la gestion administrative.

Le modèle le plus approprié à notre contexte, surtout au démarrage, est le modèle « Wakala modifié », où l’opérateur est rémunéré par des commissions up-front mais aussi par une partie de l’excédent technique. Ce modèle est celui appliqué en Arabie Saoudite et en Malaisie qui s’accaparent respectivement 50% et 25% du marché mondial du Takaful. La possibilité existe toutefois d’intégrer cet intéressement dans la méthode de calcul de l’excédent technique qui sera détaillée dans une future circulaire de l’ACAPS.

Sur le volet chariatique, l’intéressement de l’opérateur sur l’excédent technique peut être justifié et encadré de 2 façons :

  • Considérer cet intéressement comme une « Jou’ala » : Dans « Fikh Al Mou’amalat », la jurisprudence islamique des affaires, cette notion consiste à intéresser un « Ajir », prestataire, en liant une partie de sa rémunération à la qualité du travail accomplit. C’est une sorte de commission de performance. On peut donc fixer un seuil de l’excédent technique, au-delà duquel, l’opérateur percevra une partie de celui-ci comme prime de performance.
  • Considérer la contribution du participant entièrement ou partiellement comme un « Tabar’u » ou « Don » au fond Takaful : Dans ce cas la partie de la prime considérée comme un don et ses revenus technique et financier ne lui appartiennent plus et peuvent donc être répartis, selon une clé de partage définie dans le contrat Takaful, entre l’opérateur et la communauté des participants. La part qui revient aux participants ou une partie d’elle, comme il s’agit là d’un don, peut leur être distribuée comme revenus comme elle peut être utilisée pour baisser les primes des années futures ou encore pour des œuvres de charité.

Des amendements en ce sens peuvent encore être introduits au parlement, ou à défaut, au niveau des circulaires d’application qui suivront, notamment celle qui sera consacrée à l’excédent technique et sa méthode de calcul.

Par Mohamed Bellali, Expert en Finance Islamique et Assurances Takaful

ACAPS

A propos de l’ACAPS

L’Autorité de Contrôle des Assurances et de la Prévoyance Sociale – ACAPS est une autorité de régulation indépendante pour le marché marocain des assurances créée par la loi n° 64-12. L’ACAPS est un établissement public qui remplace l’ancienne Direction des assurances et de la prévoyance sociale (DAPS) du ministère des finances.

L’ACAPS contrôle l’activité des institutions qui exercent ou gèrent des opérations d’assurance ou de réassurance régies par le Code des Assurances, ainsi que les opérations de retraite, par répartition ou par capitalisation, l’assurance maladie obligatoire et les mutuelles.

L’ACAPS dispose de plusieurs commissions, dont celle de la régulation, qui est paritaire et qui remplace le comité consultatif des assurances. Elle donne un avis consultatif au président de l’autorité sur les textes réglementaires et les questions qui retiennent l’intérêt du président de l’Autorité. La commission de régulation est présidée par le secrétaire général de l’Autorité et non par le président de cette dernière, le rôle de la commission étant de donner un avis au président.

A ce titre, l’ACAPS est investie de la mise en oeuvre du dispositif légal relatif à l’assurance Takaful au Maroc.

Source : Le Journal de la Finance Islamique

 
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Publié par le février 14, 2016 dans Maroc, Takaful

 

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