RSS

Archives d’Auteur: Ribh

Bank Al Yousr

Bank Al Yousr

Bank Al Yousr بنك اليسر est une banque participative universelle dédiée à la finance islamique au Maroc.

  • Raison sociale : Bank Al Yousr بنك اليسر
  • Forme juridique : SA
  • Actionnaires : Banque Centrale Populaire (BCP), Guidance Financial Group
  • Directeur Général : Mohamed ADIB
  • Capital initial : 340 millions de dirhams
  • Répartition du capital : BCP 80% | Guidance Financial Group 20%
  • Agrément de Bank Al-Maghrib : 2017
  • Démarrage : 1er semestre 2017
  • Réseau d’agences : Bank Al Yousr ambitionne de détenir plus du tiers du marché de la finance participative au Maroc et projette à cet effet d’avoir le plus large réseau de banques participatives avec une centaine d’agences.
  • Site internet : …

“Yousr” signifie “Aisance” en arabe.

N.B. : Le nom initialement choisi pour cette banque était « Banque Participative du Maroc » avant d’être modifié sur demande de Bank Al-Maghrib qui a estimé que le nom était trop générique.

Source : Le Journal de la Finance Islamique

© RIBH. Reproduction de l’article autorisée sous réserve de conserver les liens et la signature ci-dessus.

 
1 commentaire

Publié par le mars 24, 2017 dans Maroc

 

Étiquettes : , , , , , , , ,

Financer le cycle d’exploitation de l’entreprise avec la banque participative – Journée d’information

Financer le cycle d’exploitation de l’entreprise avec la banque participative

Séminaire pratique, journée d’information et de networking sur le financement du cycle d’exploitation de l’entreprise marocaine par les banques participatives.

“Financer le cycle d’exploitation de l’entreprise avec la banque participative”

Casablanca, Mardi 17 octobre 2017

Workshop pour comprendre et maîtriser les instruments de la finance participative pour le cycle d’exploitation et leur incidence sur la trésorerie de l’entreprise.

Groupe cible

Professionnels de la finance, directeurs et cadres avec responsabilité financière globale, DAF, fiduciaires et conseillers d’entreprises, grandes entreprises et PME.

Tarif : 4.000 Dhs HT

RENSEIGNEMENTS ET RÉSERVATION

 
Poster un commentaire

Publié par le mars 23, 2017 dans Maroc

 

Étiquettes : , , , , ,

La banque participative au service de la promotion immobilière au Maroc – Journée d’information

Financement de la promotion immobilière

Séminaire pratique, journée d’information et de networking sur le financement de la promotion immobilière par les banques participatives au Maroc.

Financer la promotion immobilière avec la banque participative”

Casablanca, Mercredi 18 octobre 2017

Ce Workshop s’adresse aux professionnels de l’immobilier et de la finance qui souhaitent comprendre les schémas de financement de projets immobiliers résidentiels ou commerciaux proposés par les banques participatives.

Maîtriser les instruments de la finance participative pour la réalisation de projets immobiliers et leur incidence sur la trésorerie de l’entreprise.

Groupe cible

Promoteurs et professionnels de l’immobilier, professionnels de la finance, directeurs et cadres avec responsabilité financière globale, DAF, fiduciaires et conseillers d’entreprises.

Tarif : 4.000 Dhs HT

RENSEIGNEMENTS ET RÉSERVATION

 
Commentaires fermés sur La banque participative au service de la promotion immobilière au Maroc – Journée d’information

Publié par le mars 23, 2017 dans Maroc

 

Étiquettes : , , , , , , ,

Qualification Professionnelle en Finance Islamique

Qualification Professionnelle en Finance Islamique

La première session de formation en ligne démarre le 5 avril 2017. Elle sera étalée sur une période d’un mois environ avec des cours en début de soirée et en week-ends.

Institut de référence dans les pays francophones pour la formation en finance islamique, le centre de formation Isla-Finance inaugure sa plateforme digitale pour une formation en ligne et l’obtention du certificat de Qualification Professionnelle en Finance Islamique.

La formation assurée en direct live allie la qualité d’une formation en présentiel et la flexibilité d’une formation à distance accessible chez soi ou au bureau. Cette formule se distingue des formations e-learning conventionnelles puisqu’il ne s’agit pas simplement de mettre en ligne des supports didactiques et de laisser le participant se débrouiller tout seul. Les participants échangent en direct avec les formateurs comme s’ils étaient dans la même salle de formation.

Etalée sur un mois, en soirée et en week-ends, la formation apporte une solution aux contraintes de disponibilité et d’emploi du temps des participants et élimine les formalités compliquées (voyage, visa, hébergement, etc.). Ce qui permet par la même occasion de réduire le budget global de la formation.

Cible

Assurée par des formateurs parmi les plus expérimentés des pays francophones, cette formation continue s’adresse aux professionnels et aux diplômés de l’enseignement supérieur qui souhaitent faire carrière dans un métier lié à la finance islamique (cadre financier, consultant, marketeur, formateur, etc.). La formation est  très complète et ne nécessite pas d’avoir déjà suivi une formation en finance islamique.

A propos d’Isla-Finance

Isla-Finance est le centre de formation du groupe IFAAS qui se positionne depuis 10 ans parmi les leaders mondiaux du conseil spécialisé dans les services et la formation en finance islamique. Isla-Finance est l’institut de référence dans les pays francophones pour la formation en finance islamique, finance participative, finance éthique, banque islamique ou participative, etc. Isla-finance est une marque déposée de IFAAS France, Tour Ariane, 5 place de la pyramide, 92088 Paris la Défense Cedex.

Pour en savoir plus

Source : Le Journal de la Finance Islamique

 
Commentaires fermés sur Qualification Professionnelle en Finance Islamique

Publié par le mars 22, 2017 dans Formations

 

Étiquettes : , , , , , , , , , , , , , , , , ,

Radioscopie des circulaires de Bank Al-Maghrib sur les banques participatives

Circulaires de Bank Al-Maghrib sur les banques participatives

Par Mohamed Talal LAHLOU, Consultant et formateur en finance islamique

Promesse contraignante, Qabd hukmi, Haamish jiddiya, Tawarruq organisé… Voilà des mots peu communs qui reviendront sans doute désormais de manière récurrente dans le langage financier. Et pour cause, trois circulaires très attendues sur les banques participatives ont été publiées au BO n°6548 du 2-3-2017 après leur validation par le Conseil supérieur des Oulémas (CSO). Que peut-on en tirer comme enseignements majeurs? Quelles sont leurs principales implications?

Ces circulaires concernent la finance participative dans certains aspects qui peuvent sembler relever du détail technique, mais dont les implications sont déterminantes pour le futur de l’industrie au Maroc et peut être même en Afrique, le Maroc ayant l’ambition de devenir un hub financier africain.

En préambule, il convient de relever que la première circulaire établit que la récupération de la marchandise peut être validée par  »al qabd al hukmi ». En clair, comprendre qu’il suffit de signer un papier pour valider complètement un transfert de propriété, et de re-signer un autre papier une minute plus tard pour re-transférer la propriété. D’un point de vue boursier, cela permet au day trading et au trading à haute fréquence, pas encore d’actualité, d’entrer de plein pied dans les transactions financières participatives. Cette position du CSO reviendra certainement pour les marchés financiers. A l’échelle des banques, avec cet avis, le métier n’entamera pas de mutation fondamentale.

La circulaire n°1/W/17 définit les spécificités techniques des produits Ijara, Mourabaha, Moucharaka, Moudaraba, Salam, ainsi que les modalités de leur présentation à la clientèle.

  • Murabaha

Concernant la Murabaha, elle ne peut porter sur des devises, qui doivent donc être payées au comptant. Le Forex est donc globalement mis à la porte pour les banques participatives. A rebours, la décision n’est pas valable pour l’or et l’argent, contrairement aux avis de l’Académie internationale du fiqh et de l’AAOIFI. Il sera donc possible, au Maroc, de vendre de l’or et de l’argent à terme. Les biens achetés par une murabaha, eux, auront des prix définitifs. Ainsi, la révision à la hausse du prix n’est pas possible. Quid des pénalités de retard? Elles font leur apparition dans l’article 9, à travers des dommages que la banque peut réclamer et donc le plafond sera fixé par BAM. Ces dommages doivent être réels et documentés. Si le client choisit de faire un RPA (remboursement par anticipation), la banque n’est contractuellement pas tenue de lui accorder une remise, vu que le prix est définitivement fixé. Elle peut pour autant pratiquer cette remise de manière inconditionnelle et unilatérale (Article 7). Le bien objet de Murabaha ne peut faire l’objet d’un rachat avant la fin des paiements. Il ne doit pas non plus être racheté pour être revendu afin de procéder à un rééchelonnement de dette. Les montages destinés à répliquer certains procédés d’endettement communs en Malaisie sont ici écartés.

Concernant la Murabaha au donneur d’ordre, il est important de relever le point lié à la promesse contraignante, à l’instar de la majorité des banques islamiques dans le monde. La promesse devient contraignante dès lors que la banque a acquis le bien (article 11). Il sera également question du  »haamish al jiddiyah » qui sera un montant prélevé lors de la formulation de la promesse et qui servira à combler d’éventuelles pertes subies par la banque en cas de rétractation du client sur l’achat qu’il a promis. Ces pertes ne pourront en aucun cas dépasser le préjudice subi (article 13). La nouveauté est que même le client peut réclamer réparation si la banque lui fait subir un préjudice. Ces opérations doivent se tenir en 3 actes distincts, et la promesse formulée par le client ne saurait être aussi formulée par la banque et devenir mutuellement contraignante (article 14). En point d’honneur, relevons l’article 16 qui mentionne qu’aucune opération ne pourrait avoir lieu si l’objet d’utilisation des fonds ou des biens et services est illicite (ou illégale). Cela dépendra de comment doit-on comprendre  »mashroo ». Une telle mesure oblige les banques participatives à surveiller de près les activités qu’elles financeront, et la destination des biens qu’elles loueront (l’ijara porte la même norme) et vendront.

  • Ijara

En parlant d’ijara, il est utile de noter que l’article 18 ouvre la voie au loyer variable, à condition que l’indice de référence de cette variation soit mentionné dans le contrat et que le plafond et le palier soient connus. L’ijara ne dérogeant pas aux principales règles du CSO, elle pourra aussi faire l’objet d’une promesse contraignante formulée par le client (article 24), de même qu’un  »haamish al jiddiyah » (article 25). Il est à noter que la vente doit avoir lieu dans un contrat séparé en cas d’ijara muntahiya bittamlik (article 28). En termes de procédures, la banque pourra donner une procuration (wakala) à son client pour récupérer le bien qu’elle aura acquis et qu’elle lui louera immédiatement, auprès du fournisseur initial (article 30), une mesure souvent controversée en orient.

  • Musharaka et Mudaraba

Venons-en aux produits participatifs, par essence, que sont la Musharaka et la Mudaraba. Ce qui attire l’attention dans la première avec l’article 40, c’est l’impossibilité dans le cadre d’une Musharaka dégressive (souvent utilisée dans l’immobilier comme alternative à la murabaha) de promettre le rachat ou la vente des parts, et encore moins à un prix prédéterminé, « avant la signature du contrat musharaka ». Cette précision est troublante dans la mesure où elle implique que ce sera possible juste après la signature du contrat, avec des incidences risquées en termes de conformité.

  • Salam

Le cinquième et dernier contrat évoqué par le circulaire est le contrat Salam, l’Istisnaa étant reporté sine die. La première surprise vient de l’article 56 qui permet de procéder au contrat salam sur l’or et l’argent, dans le même esprit que le contrat murabaha sur cette orientation. Une orientation qui fera couler beaucoup d’encre très certainement, tant elle déroge aux normes connues jusqu’ici. Le contrat salam peut également porter sur les biens manufacturés assez communs et très disponibles (modèles standards de téléphones, de voitures…), selon l’article 59. La banque aura ici également le droit de donner procuration à son client pour revendre le bien objet du salam directement après son achat auprès du fournisseur (article 69), en phase avec la question du  »qabd hukmi ».

Cette circulaire est conclue par l’interdiction de la transaction  »al iina » très en vogue jusqu’à 2013 en Malaisie, et l’interdiction du tawarruq organisé (article 72), interdit par l’académie internationale du fiqh en 2009, mais très pratiqué par certaines banques du Golfe et surtout en Malaise. Cette dernière transaction est un outil d’endettement à grande échelle, et de levier dans le cadre des marchés financiers. Sa mise à l’écart est salutaire. Subtilement, le terme organisé implique que le tawarruq classique sera possible.

La circulaire n°2/W/17 concerne les comptes d’investissement. Ces derniers sont des comptes de dépôt de clients qui sont réinvestis en conformité avec la sharia. Contrairement aux comptes d’épargne, ils peuvent générer pour le déposant des profits mais aussi des pertes liées à ces investissements. Ils peuvent être restreints à un segment ou secteur précis, ou non restreints (article 5). Il est à relever que la mesure est tellement nouvelle que BAM a demandé (article 12) aux banques d’écrire ces éléments en caractères plus gros que le reste du contrat! Précisons que les pertes ne peuvent être couvertes par des mécanismes tels que les dons de tiers (article 18), ce qui est une bonne nouvelle pour le marché des sukuk, qui devrait s’aligner sur cette vision retenue par le CSO. Une disposition qui est, pour le coup, bien originale dans le contexte des pratiques actuelles en finance islamique.

La circulaire n°3/W/17 concerne les fenêtres participatives. Elle précise que la direction doit comporter au moins un membre qui maîtrise la finance participative, de même pour le management. Mais rien n’est dit sur les critères retenus pour déterminer cette maîtrise. Elle précise également que les fenêtres participatives ne doivent pas changer leur visuel, mais peuvent adopter de petits logos annexes en plus de leur visuel principal, pour distinguer ces agences des autres (article 11).

Les circulaires sont, en somme, assez en phase avec les pratiques internationales de la finance islamique, et n’apportent pas de nouveauté majeure, si ce n’est l’interdiction salutaire du tawarruq organisé, l’interdiction salutaire de couvrir les pertes par un don d’un tiers, mais aussi la permission controversée de la vente à terme et du salam sur l’or et l’argent. En validant les pratiques déjà communes de promesse contraignante, de haamish al jiddiyah et de wakala donnée au client pour récupérer le bien acheté directement chez le fournisseur, les circulaires ancrent le fonctionnement des futures banques participatives dans le cadre déjà mis en place par les pratiques du Golfe. La reprise du Qabd Hukmi consolide cet état de fait, qui permet de conclure que la finance participative marocaine ressemblera à près de 90% aux pratiques déjà connues par ailleurs. Un gage de stabilité et de risque maîtrisé pour certains, un manque d’ambition et de lucidité pour d’autres. Les pratiques des opérateurs viendront clarifier les constats préliminaires, de toute évidence.

Mohamed Talal LAHLOU

Cet article a été initialement publié par l’auteur sous le titre « Comment lire et que retenir des circulaires finales sur les banques participatives? » sur Qissaas.

Le Journal de la finance islamique

 
1 commentaire

Publié par le mars 20, 2017 dans Maroc

 

Étiquettes : , , , , , , , , ,