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La finance islamique n’est pas gratuite

Allah a permis le commerce, et interdit le Riba

Editorial

Certaines personnes souhaiteraient que la finance islamique soit gratuite. D’autres reprochent aux banques islamiques de chercher le profit, tout comme les banques conventionnelles. La réalité c’est que les banques islamiques gagnent de l’argent en réalisant des opérations de commerce de la même manière qu’un marchand ne vend pas ses produits au même prix qu’il les a achetés.

Mais au fait, c’est quoi la finance islamique ? La réponse politiquement correcte est de dire que c’est une finance éthique. Les financiers vous diront que c’est une finance basée sur le partage des pertes et profits. Mais la réponse simple et directe, c’est de dire que c’est une finance halal. La viande halal n’est pas gratuite, la finance halal non plus.

Qu’y a-t-il de mal à chercher le profit ? Supprimez le profit et c’est toute l’économie qui s’effondre. La faillite du système communiste en est le meilleur exemple. Pourquoi les commerçants iraient ils au bout du monde nous rapporter les produits de consommation nécessaires à la vie s’ils n’étaient pas motivés par le profit ?

Différence entre marge commerciale et “loyer de l’argent”

Les banques islamiques financent l’économie réelle en servant d’intermédiaire entre d’un côté les épargnants et les investisseurs et d’un autre côté les entrepreneurs et les marchands. Les banques islamiques fournissent des services aux particuliers, aux entreprises et à l’ensemble de l’économie et ces services sont rémunérés de manière halal.

Les contrats des banques islamiques sont basés sur des opérations de commerce, pas sur le loyer de l’argent. L’Islam considère en effet que l’argent n’est pas un bien qu’on peut louer mais un instrument destiné à évaluer la valeur d’un bien réel ou d’une marchandise.

La finance islamique constitue la meilleure réponse aux dérives de la finance dématérialisée, aux bulles spéculatives, et à l’accaparement des richesses par les oligopoles bancaires qui “louent” à leur clientèle de l’argent virtuel.

L’Humanité continue de profiter des apports de l’Islam

La complexité du calcul des parts d’héritage en Islam est à l’origine du développement de l’arithmétique par les savants musulmans. La nécessité pour le musulman de déterminer la Qibla (la direction de la Kaâba) en n’importe quel point géographique où il se trouve, a conduit ces savants à enrichir la géométrie et l’astronomie.

De même, aujourd’hui les spécialistes de la finance islamique sont conviés à développer des instruments financiers permettant de maximiser la justice des transactions, pas seulement les profits. Ces pionniers préparent la relève d’un système fondé sur la financiarisation de l’économie qui arrive aujourd’hui au bout de ses contradictions. Le principe du « loyer de l’argent » est le ver dans le fruit du capitalisme financier.

La finance islamique moderne est une nouvelle contribution de l’Islam au progrès humain, et elle ne s’adresse pas qu’aux musulmans. Aux gens de bonne volonté de diffuser le message.

RIBH

 
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Publié par le mai 3, 2015 dans Editorial

 

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Le rachat de crédit islamique ou halal n’existe pas

intérêts

عَنْ جَابِرٍ قَالَ لَعَنَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ آكِلَ الرِّبَا وَمُؤْكِلَهُ وَكَاتِبَهُ وَشَاهِدَيْهِ وَقَالَ هُمْ سَوَاءٌ – مسلم و أحمد

Le rachat d’un crédit bancaire à intérêt ne peut être ni islamique ni halal.

L’Islam considère que le Riba – l’usure ou l’intérêt – est un péché très grave qui expose celui qui y a recours à la colère divine en ce monde et dans l’au-delà. De plus, le Prophète Mohammed, paix et bénédiction sur lui, a affirmé dans un Hadith (en arabe ci dessus) que sont égaux dans le péché : celui qui se nourrit du Riba (le banquier ou l’usurier), celui qui le paie (l’emprunteur), celui qui rédige le contrat ainsi que les deux témoins (les employés de banque sont susceptibles d’appartenir à l’une de ces deux dernières catégories).

Malgré cette interdiction, de nombreux musulmans cèdent à la tentation de s’adresser aux banques pour y chercher ce qu’ils croient être une solution à leurs divers besoins financiers : crédit auto, crédit logement, compte d’épargne, découvert, etc. Toutefois, avec le développement de la finance islamique et la prise de conscience croissante de la gravité du Riba, certains emprunteurs sont pris de remords et cherchent à se réconcilier avec Dieu.

A ce titre, de plus en plus de musulmans se posent la question de savoir si le rachat de leur crédit par une banque islamique peut constituer une solution. Le Hadith cité précédemment exclut clairement cette possibilité. En effet, racheter un crédit suppose de le rembourser par anticipation en renégociant avec la banque le montant des intérêts à payer. Une banque islamique ne peut pas racheter un crédit sauf à vouloir consciemment et volontairement commettre le péché de Riba en payant des intérêts à la première banque. Si une institution financière se prétend islamique tout en proposant de racheter des crédits alors elle ajoute au péché de Riba un péché d’hypocrisie pour justifier une opération lucrative.

Allah est clément et miséricordieux. Celui ou celle qui regrette d’avoir pris un crédit – par ignorance ou par insouciance de la faute commise – et qui veut soulager sa conscience a une solution très simple : la repentance sincère (tawba nasouh). Les conditions de cette repentance sont au nombre de trois : le regret profond (au point d’en pleurer), la sincérité avec Dieu, et la ferme décision de ne plus jamais recommencer. Si l’emprunteur a la possibilité de rembourser son crédit plus rapidement pour réduire le montant total des intérêts qu’il aura payé c’est une bonne chose, sinon qu’il s’en remette à la générosité d’Allah.

Et Dieu sait mieux.

RIBH

 

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Maroc : le gouvernement veut rendre le Riba obligatoire dans les transactions commerciales

Il existe plusieurs types de Riba. Riba al-fadl qui a été interdit par les Hadiths, et Riba an-nasîah qui inclut aussi bien les intérêts bancaires que les intérêts de retard, et qui est strictement interdit par le Coran. Pourtant le gouvernement marocain veut appliquer des intérêts pour paiement tardif de créances commerciales.

  • Le taux de la pénalité de retard sera supérieur au taux directeur de Bank Al-Maghrib. Un communiqué du patronat marocain, la Confédération Générale des Entreprises du Maroc (CGEM), publié en septembre 2012 annonce l’adoption d’un taux de pénalité dissuasif : le taux directeur de Bank Al Maghrib (BAM) majoré de 7 points de base, soit un taux de 10%.

  • Le projet de loi interdit même au commerçant musulman de renoncer aux intérêts de retard.

La loi formant Code de commerce avait réglementé les délais de paiement maximum dans les transactions commerciales et renvoyé à un texte d’application le soin de fixer le taux des pénalités exigibles en cas de non règlement dans les délais impartis, le décret examiné le 28 juin 2012 en Conseil de gouvernement permettrait aux entreprises de réclamer ces pénalités et de compenser ainsi les intérêts bancaires supportés par les fournisseurs.

Le décret en question prévoit, à cet égard, que le taux de la pénalité de retard ne peut être inférieur au taux directeur de Bank Al-Maghrib majoré d’une marge fixée par arrêté conjoint du ministre de l’Industrie, du Commerce et des Nouvelles technologies et du ministre de l’Economie et des Finances.

Jusque-là les délais de paiement entre opérateurs privés n’étaient régis par aucun texte. Ils pouvaient s’étaler jusqu’à 180 jours. Ce qui est pénalisant pour les entreprises, en particulier les PME et les petites structures confrontées le plus souvent à des problèmes de trésorerie.

Aujourd’hui, la loi met de l’ordre dans tous ces «dysfonctionnements». Le délai de paiement est fixé à 60 jours à compter de la date de réception de la marchandise ou d’exécution des prestations si le contrat de la transaction n’y fait aucune référence. En revanche, si les deux parties conviennent d’un délai de paiement, il ne doit pas excéder les 90 jours. Le législateur a fixé un seuil maximum pour stopper certaines pratiques jugées déloyales par le monde des affaires: certaines entreprises peuvent bénéficier de délais de paiement longs alors que d’autres sont tenues de s’acquitter rapidement de leurs créances.

La loi annule par ailleurs toute clause du contrat par laquelle le commerçant renonce à son droit de réclamer des intérêts de retard.

De même, ce décret qui comporte cinq articles stipule que les sociétés dont les comptes annuels sont certifiés par un ou plusieurs commissaires aux comptes publient dans leurs rapports de gestion la décomposition à la clôture des deux derniers exercices du solde des dettes à l’égard des fournisseurs par date d’échéance selon les modalités fixées par l’arrêté précité.

Ces informations publiées dans le rapport de gestion sont censées permettre aux commissaires aux comptes de vérifier le respect de cette réglementation par lesdites sociétés. Si le texte est adopté, il s’appliquera pour les exercices ouverts à partir du 1er janvier 2012.

Source : Presse marocaine – Syndication : RIBH

 
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Publié par le juillet 1, 2012 dans Maroc

 

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