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Archives de Catégorie: Charia

La différence entre banque islamique et banque classique est bien expliquée dans le Coran

Difference banques participatives banques-classiques

Le Coran établit clairement la différence entre la marge des banques participatives et l’intérêt.

Le verset 275 de la Sourate Al Baqarah a répondu aux notables de Quraysh qui voulaient assimiler le Riba au commerce.

 « Ils disent [Quraysh] : “Le commerce est comme l’intérêt (Riba)… mais Allah a rendu halal le commerce, et haram l’intérêt. » Coran 2:275

Dans un financement par Mourabaha par exemple, la banque “islamique” ou participative ne vous prête pas de l’argent à intérêt pour acheter une voiture ou une maison : elle achète la voiture ou la maison que vous avez choisie et vous la revend avec une marge de bénéfice (Ribh) et vous accorde des facilités de paiement avec des échéances étalées sur plusieurs années. C’est une opération commerciale, pas un crédit.

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Source : Le Journal de la Finance Islamique

© RIBH. Reproduction de l’article autorisée sous réserve de conserver les liens et la signature ci-dessus.

 
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Publié par le janvier 6, 2017 dans Charia

 

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Commerce et économie islamique : l’AAOIFI adopte un Standard sur la concurrence et les prix

Shariah Standards

A l’occasion de la réunion de l’AAOIFI en mai 2016 à Al-Madina al-Munawwara, le Comité de Rédaction de l’AAOIFI a finalisé et approuvé la version définitive du Shariah Standard sur la compétition, la concurrence et les prix “Shari’ah Standard on Competitions and Prizes”.

Ce nouveau standard vient enrichir la collection de standards publiés par l’AAOIFI qui constitue la plus grande base de données moderne dédiée à la Jurisprudence Islamique des Transactions (Fiqh al Mouâamalat).

A cette occasion, Dr. Hamed Hassan Merah, Secrétaire Général de l’AAOIFI, a declare : “Ce standard constitue l’une des plus importantes publications de l’AAOIFI à ce jour. En effet, les particularités et les jugements que renferme ce standard revêtent une signification et une grande importance qui concerne la vie et le bien être des gens, bien au-delà de la sphère institutionnelle de la banque et de la finance islamiques.

Le standard traite de questions qui concernent les gens ordinaires dans leurs activités quotidiennes comme acheteurs ou vendeurs, commerçant ou client, et plus généralement comme acteurs du marché, en plus des éléments qui relèvent du domaine de la banque et de la finance islamique.”

Il convient de noter que le nouveau standard couvre trois thèmes principaux. Le premier sujet traite des divers types de “Compétitions” du point de vue chariatique. Il aborde la question des compétitions qui donnent lieu à gain (remise d’un prix), que ce prix soit fourni par les compétiteurs eux-mêmes ou offert par une tierce partie. Le standard élabore également des jugements Sharia sur l’organisation et le sponsoring de compétitions.

Le deuxième sujet traite des prix et aborde notamment la question des prix promotionnels visant à attirer les clients, tels que tombola, articles cadeaux, coupons d’achat, programmes de fidélité tels que ceux offerts par les hotels, les lignes aériennes et les opérateurs télécom. Le standard examine ensuite les récompenses offertes par les banques et institutions financières islamiques aux usagers de comptes bancaires, de cartes de paiement et autres services financiers.

Le troisième et dernier sujet couvert porte sur les Cadeaux commerciaux et les Remises (discounts), en détaillant les types et le point de vue de la Shariah.

Le nouveau standard, ainsi que l’étude détaillée qui a servi de fondement aux jugements qu’il comporte, seront exclusivement accessibles, dans leurs versions Arabe et Anglais, aux abonnés de la version digitale des standards de l’AAOIFI (sur le site web www.aaoifi.com ou via les applications mobiles de l’AAOIFI).

Lire aussi :

Source : Le Journal de la Finance Islamique

© RIBH. Reproduction de l’article autorisée sous réserve de conserver les liens et la signature ci-dessus.

 
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Publié par le juin 29, 2016 dans AAOIFI, Charia

 

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Le Hadith des banquiers

Hadith des banquiers

Un Hadith authentique cité par l’imam Al Boukhari rapporte que le Prophète Mohammed, paix et bénédiction sur lui, a eu une vision dans laquelle il assiste avec les anges Gabriel et Michael à la récompense et au châtiment de diverses catégories de personnes après leur mort. Parmi les châtiments révélés au Prophète, celui des personnes qui pratiquent le Riba.

« Nous sommes arrivés près d’une rivière de sang dans laquelle se tenait debout un homme, et sur la rive, se trouvait un autre homme tenant des pierres à la main. Chaque fois que le premier voulait sortir de la rivière, l’autre lui jetait une pierre dans la bouche et le ramenait à son point de départ. Cette opération se répétait sans cesse. »

L’homme qui nage dans la rivière de sang est celui qui se nourrit de Riba. La pierre qu’on lui fait avaler symbolise l’argent illicite qu’il a acquis durant sa vie. La rivière de sang symbolise la peine des gens qui ont souffert pour rembourser leurs dettes majorées de Riba.

Un autre Hadith précise que sont égaux dans le péché : celui qui se nourrit du Riba (le banquier ou l’usurier), celui qui le paie (l’emprunteur), celui qui rédige le contrat ainsi que les deux témoins (les employés de banque sont susceptibles d’appartenir à l’une de ces deux dernières catégories).

Source : Le Journal de la Finance Islamique

Islamweb-Hadith-Riba Hadith authentique intégral (en Arabe)

© RIBH. Reproduction de l’article autorisée sous réserve de conserver tous les liens et la signature ci-dessus.

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Publié par le novembre 26, 2015 dans Charia, Charia - Fatwas - Zakat

 

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Le Wajiz : Les Règles du Commerce en Islam

Les Règles du Commerce en Islam

Le Wajiz ou Le Sommaire de la Jurisprudence à la lumière du Coran et de la Sounna.

Auteur : Abdeladhim Ibn Badawy.

Cette traduction française du “Chapitre de la vente – Les Règles du Commerce en Islam”, est une retranscription des cours audio consacrés au livre Al-Wajiz par Youssef Abou Anas. La retranscription et la réalisation de ce livret sont l’œuvre d’Oum Amatillah (Que dit l’Islam).

Les règles du commerce en Islam constituent une branche importante de Fiqh Al Mouamalat, ou jurisprudence des transactions, avec lesquelles tout musulman devrait se familiariser, tout particulièrement les entrepreneurs et les commerçants.

pdf Télécharger le livret *

(*) Le livret réalisé par Oum Amatillah est libre d’utilisation pour tous, fisabiliLlah.

Lire aussi :

Commerce et économie islamique : l’AAOIFI adopte un Standard sur la concurrence et les prix

 
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Publié par le octobre 4, 2015 dans Charia

 

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Finance Islamique : la Mourabaha, Halal ou Haram ?

halal-ou-haram

Quelle différence entre la Mourabaha et le Crédit ?

La mourabaha est aujourd’hui le principal outil utilisé par les banques islamiques pour prêter de l’argent à leurs clients particuliers. La mourabaha est un contrat de vente au prix de revient majoré d’une marge bénéficiaire connue et convenue entre l’acheteur et le vendeur. La banque islamique achète le bien (maison, voiture, etc.) au comptant auprès du fournisseur, et le revend à un prix majoré à l’acheteur donneur d’ordre (le client).

Un intérêt déguisé ?

Néanmoins, la marge facturée par la banque islamique au client ressemble tant à l’intérêt que certains estiment qu’il ne s’agit que d’un habillage cosmétique pour duper le client. Là où une banque conventionnelle aurait simplement proposé un intérêt à 5 %, la banque islamique obtient le même résultat à travers un montage commercial d’achat et de revente.

« La pratique de la mourabaha a été très controversée dans les premières années de la finance islamique pour ces raisons. Ce qui rend convenable ce système aux yeux de l’Islam est la prise en charge des risques par la banque lors de l’acquisition de l’objet. Le risque (de perte, de casse etc.) est partagé entre le prêteur et l’emprunteur à différents moments. Le problème est bien sûr quand ce temps de partage des risques est très faible pour le prêteur.

De nos jours, la mourabaha consiste en un temps de détention du bien par la banque de l’ordre de quelques minutes. Dans ce cas, le partage des risques est quasi inexistant et le mécanisme se rapproche considérablement de celui de l’intérêt. »

Mouhammad Patel, expert en finance islamique fondateur du site Finance-Muslim.com, relève cependant des différences fondamentales entre la mourabaha et le crédit.

La Mourabaha est un contrat de vente

La mourabaha est un contrat de vente et non un contrat de prêt. Ainsi, l’organisme financier qui réalise une mourabaha :

• ne remet à son client aucune somme d’argent qui serait à restituer avec des intérêts (intérêts qui constitueraient la rémunération du prêteur). • vend à son client une chose de nature non monétaire (un bien immobilier, une voiture…) et se rémunère par le biais du profit réalisé entre le prix d’achat de ladite chose et le prix de sa revente au client.

Nul doute que, d’un point de vue comptable et économique, la mourabaha et le prêt à intérêt conduisent à un résultat qui est apparemment similaire. Mais ce n’est pas pour autant que, d’un point de vue juridique, on puisse assimiler ces deux opérations qui ont un objet fondamentalement différent. C’est bien ce qui avait été rappelé par le Coran aux arabes païens de la Mecque lorsque ces derniers avaient comparé la vente (et le profit qui en résulte) et le ribâ (intérêt) : « Dieu a permis la vente et a interdit le ribâ » (sourate 2, verset 275)

L’organisme financier supporte-t-il un quelconque risque dans une mourabaha ?

Il est vrai que, dans les opérations de mourabaha mises en œuvre par les organismes qui proposent des financements conformes au droit musulman, le client signe habituellement une promesse unilatérale d’achat avant même que l’établissement bancaire achète le bien objet du financement.

On considère souvent que cette promesse unilatérale du client a pour effet d’éliminer complètement le risque de l’organisme financier : ce dernier est assuré de revendre le bien acheté quoiqu’il arrive, vu qu’il peut demander en justice une exécution forcée de la promesse faite par le client. Ainsi, toute l’opération ne constituerait plus véritablement un acte de commerce mais serait bien plus proche d’un simple prêt à intérêt.

La précédente analyse n’est cependant pas convaincante pour la simple raison que la seule propriété d’un bien induit nécessairement un risque, qui se manifeste notamment dans les deux situations suivantes :

• s’il arrive que le bien objet de la mourabaha soit détruit entre le moment où l’organisme financier ait fait son acquisition et le moment de sa revente au client, c’est une chose appartenant au financier qui est perdue : la promesse unilatérale du client se retrouve sans objet et celui-ci n’est alors plus tenu d’aucune dette envers l’organisme; en d’autres termes, seul le patrimoine du financier est affecté par cette perte.

• si le client arrive à décéder avant d’avoir pu exécuter sa promesse unilatérale d’achat du bien, ses ayants droit ne sont tenus d’aucune obligation envers l’organisme financier, et ce, même si ce dernier a déjà fait l’acquisition du bien concerné. Il existe donc une différence fondamentale entre la situation juridique issue de la promesse d’achat et celle produite par le contrat de vente lui-même : dans l’éventualité où c’était le contrat de vente qui avait été conclu avant le décès du client, le bien objet de la murabaha aurait fait partie de la succession du défunt, et le paiement de son prix aurait constitué une créance exigible pour l’organisme financier.

Et Mouhammad Patel de conclure : « Wa Allâhou A’lam ! ».

Mouhammad Patel est spécialiste de l’audit des banques islamiques et des produits de la finance islamique. Il supervise la confirmité à la Charia de plusieurs institutions financières islamiques et préside notamment en France le Sharia Board pour les produits Harmonis de Chaabi Bank, filiale du Groupe Banques Populaires du Maroc.

Lire aussi :

Mourabaha immobilière : en cas de remboursement anticipé l’acquéreur doit payer le prix total prévu

 
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Publié par le décembre 14, 2014 dans Charia

 

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Les 70 péchés capitaux en Islam (Posters)

Les 70 grands péchés que le musulman doit absolument éviter

Al-Kaba'ir-Imam-Al-Dhahabi D’après le livre Al-Kaba’ir de l’imam Al-Dhahabi (Kitab Al-Kaba’ir).

 
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Publié par le février 27, 2014 dans Charia

 

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