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La finance islamique invitée à participer davantage au système de l’UEMOA

18 Avr

Créée en 1994 l’UEMOA (Union Economique et Monétaire de l’Afrique de l’Ouest) dont le siège est à Ouagadougou vise l’unification des espaces économiques nationaux de ses états-membres : Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal, Togo. Lui sont rattachées la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO, Dakar) et la Banque Ouest-Africaine de Développement (BOAD, Lomé).

Le vice-gouverneur de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), Damo Justin Barro, a lancé à Dakar un appel pour davantage de participation des institutions financières islamiques dans le système financier de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).

 »Il importe de rechercher les moyens d’optimiser la participation des institutions et des services financiers islamiques à l’offre financière au sein de la zone UEMOA », a dit M. Barro à la presse, en marge de la cérémonie d’ouverture d’un séminaire sur la ‘’finance islamique ». Cette rencontre de deux jours est organisée pour ‘’une meilleure connaissance de la finance islamique » dans la zone UEMOA.

L’Union, selon M. Barro, ‘’a déjà un arsenal juridique qui permet effectivement de faire des aménagements, de mobiliser des ressources et faire en sorte que la finance islamique puisse accompagner le financement de nos entreprises, la petite et moyenne entreprise, et même la microfinance. » Il a ajouté que ‘’la BCEAO a très tôt perçu la nécessité de favoriser la diversification des acteurs de notre secteur financier dont l’une des traductions est de disposer d’un cadre réglementaire permettant la création de banques islamiques ».

 »Les expériences des différentes régions du monde, de par leur diversité, pourraient nous instruire sur les axes à privilégier pour la finance islamique », afin de ‘’favoriser la disponibilité des ressources humaines suffisantes en qualité et en qualité », a-t-il indiqué.  »Notre zone monétaire peut tirer avantage de l’essor de la finance islamique au plan mondial et remédier à la faiblesse de l’intermédiation bancaire et financière », espère le vice-gouverneur de la BCEAO.  »Aujourd’hui, la finance islamique représente, à l’échelle mondiale, plusieurs centaines de milliards de dollars, environ 250 milliards de dollars en 2005, si l’on s’en tient aux seules ressources générées par les institutions membres du Conseil des banques et institutions financières islamiques (CIBAFI) », a-t-il encore dit.

L’encours ‘’des actifs islamiques » dans le monde est de l’ordre de 600 à 800 milliards de francs de dollars, a fait savoir le ministre sénégalais du Budget, Ibrahima Sar. Le ministre, qui participait à ce séminaire, a cité des ‘’statistiques récentes ».

A cette rencontre prennent part, outre de pays membres de l’UEMOA, la Malaisie et la Suisse. La Banque islamique de développement (BID) et l’Institut de régulation de la finance islamique dans le monde (ISFB, en anglais), parmi d’autres institutions, y sont représentés.

Par APS, Ouestaf News 15/04/2008

 
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Publié par le avril 18, 2008 dans Afrique - Africa

 

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