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Histoire de l’Usure, par Marion Sigaut (Vidéo)

Les trois religions monothéistes à savoir le Judaïsme, le Christianisme et l’Islam, ont condamné l’usure et le taux d’intérêt. L’originalité de la législation islamique en la matière réside essentiellement dans la globalité de l’interdiction et l’ambition déclarée de la finance islamique de mettre en place des solutions alternatives au crédit classique.

La pratique de l’intérêt usuraire est interdite par les Évangiles du christianisme et par la Bible hébraïque, bien que le judaïsme limite l’interdiction du Tabrit (mot hébreux désignant la pratique de l’usure) entre juifs mais pas entre juifs et non juifs. L’ancien testament permet, en effet, aux créanciers juifs de pratiquer un taux usuraire lorsqu’il s’agit d’un prêt accordé aux étrangers de la communauté juive.

Marion Sigaut, est une écrivaine et conférencière française, spécialiste de l’histoire de France, et plus particulièrement de la fin de l’Ancien Régime jusqu’aux débuts de la Révolution française. Elle est titulaire d’un diplôme d’études approfondies (DEA) en histoire, et elle a publié plusieurs ouvrages relatifs à l’époque des Lumières.

Elle expose dans cette vidéo l’évolution de la perception de l’usure en occident où la position a évolué en quelques siècles du rejet total de cette pratique considérée immorale, à une économie entièrement basée sur le crédit et la dette des particuliers, des entreprises et des Etats.

Source : Le Journal de la Finance Islamique

© RIBH. Reproduction de l’article autorisée sous réserve de conserver les liens et la signature ci-dessus.

 
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Publié par le août 15, 2016 dans finance islamique

 

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Le rachat de crédit islamique ou halal n’existe pas

intérêts

عَنْ جَابِرٍ قَالَ لَعَنَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ آكِلَ الرِّبَا وَمُؤْكِلَهُ وَكَاتِبَهُ وَشَاهِدَيْهِ وَقَالَ هُمْ سَوَاءٌ – مسلم و أحمد

Le rachat d’un crédit bancaire à intérêt ne peut être ni islamique ni halal.

L’Islam considère que le Riba – l’usure ou l’intérêt – est un péché très grave qui expose celui qui y a recours à la colère divine en ce monde et dans l’au-delà. De plus, le Prophète Mohammed, paix et bénédiction sur lui, a affirmé dans un Hadith (en arabe ci dessus) que sont égaux dans le péché : celui qui se nourrit du Riba (le banquier ou l’usurier), celui qui le paie (l’emprunteur), celui qui rédige le contrat ainsi que les deux témoins (les employés de banque sont susceptibles d’appartenir à l’une de ces deux dernières catégories).

Malgré cette interdiction, de nombreux musulmans cèdent à la tentation de s’adresser aux banques pour y chercher ce qu’ils croient être une solution à leurs divers besoins financiers : crédit auto, crédit logement, compte d’épargne, découvert, etc. Toutefois, avec le développement de la finance islamique et la prise de conscience croissante de la gravité du Riba, certains emprunteurs sont pris de remords et cherchent à se réconcilier avec Dieu.

A ce titre, de plus en plus de musulmans se posent la question de savoir si le rachat de leur crédit par une banque islamique peut constituer une solution. Le Hadith cité précédemment exclut clairement cette possibilité. En effet, racheter un crédit suppose de le rembourser par anticipation en renégociant avec la banque le montant des intérêts à payer. Une banque islamique ne peut pas racheter un crédit sauf à vouloir consciemment et volontairement commettre le péché de Riba en payant des intérêts à la première banque. Si une institution financière se prétend islamique tout en proposant de racheter des crédits alors elle ajoute au péché de Riba un péché d’hypocrisie pour justifier une opération lucrative.

Allah est clément et miséricordieux. Celui ou celle qui regrette d’avoir pris un crédit – par ignorance ou par insouciance de la faute commise – et qui veut soulager sa conscience a une solution très simple : la repentance sincère (tawba nasouh). Les conditions de cette repentance sont au nombre de trois : le regret profond (au point d’en pleurer), la sincérité avec Dieu, et la ferme décision de ne plus jamais recommencer. Si l’emprunteur a la possibilité de rembourser son crédit plus rapidement pour réduire le montant total des intérêts qu’il aura payé c’est une bonne chose, sinon qu’il s’en remette à la générosité d’Allah.

Et Dieu sait mieux.

RIBH

 

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