RSS

Archives de Tag: intérêt

La différence entre banque islamique et banque classique est bien expliquée dans le Coran

Difference banques participatives banques-classiques

Le Coran établit clairement la différence entre la marge des banques participatives et l’intérêt.

Le verset 275 de la Sourate Al Baqarah a répondu aux notables de Quraysh qui voulaient assimiler le Riba au commerce.

 « Ils disent [Quraysh] : “Le commerce est comme l’intérêt (Riba)… mais Allah a permis le commerce et interdit l’intérêt. » Coran 2:275

Dans un financement par Mourabaha par exemple, la banque “islamique” ou participative ne vous prête pas de l’argent à intérêt pour acheter une voiture ou une maison : elle achète la voiture ou la maison que vous avez choisie et vous la revend avec une marge de bénéfice (Ribh) et vous accorde des facilités de paiement avec des échéances étalées sur plusieurs années. C’est une opération commerciale, pas un crédit.

حديث الساعة خدمات البنوك التشاركية مع الدكتور محمد قراط

Source : Le Journal de la Finance Islamique

© RIBH. Reproduction de l’article autorisée sous réserve de conserver les liens et la signature ci-dessus.

 
1 commentaire

Publié par le janvier 6, 2017 dans Charia

 

Étiquettes : , , , , , ,

Histoire de l’Usure, par Marion Sigaut (Vidéo)

Les trois religions monothéistes à savoir le Judaïsme, le Christianisme et l’Islam, ont condamné l’usure et le taux d’intérêt. L’originalité de la législation islamique en la matière réside essentiellement dans la globalité de l’interdiction et l’ambition déclarée de la finance islamique de mettre en place des solutions alternatives au crédit classique.

La pratique de l’intérêt usuraire est interdite par les Évangiles du christianisme et par la Bible hébraïque, bien que le judaïsme limite l’interdiction du Tabrit (mot hébreux désignant la pratique de l’usure) entre juifs mais pas entre juifs et non juifs. L’ancien testament permet, en effet, aux créanciers juifs de pratiquer un taux usuraire lorsqu’il s’agit d’un prêt accordé aux étrangers de la communauté juive.

Marion Sigaut, est une écrivaine et conférencière française, spécialiste de l’histoire de France, et plus particulièrement de la fin de l’Ancien Régime jusqu’aux débuts de la Révolution française. Elle est titulaire d’un diplôme d’études approfondies (DEA) en histoire, et elle a publié plusieurs ouvrages relatifs à l’époque des Lumières.

Elle expose dans cette vidéo l’évolution de la perception de l’usure en occident où la position a évolué en quelques siècles du rejet total de cette pratique considérée immorale, à une économie entièrement basée sur le crédit et la dette des particuliers, des entreprises et des Etats.

Source : Le Journal de la Finance Islamique

© RIBH. Reproduction de l’article autorisée sous réserve de conserver les liens et la signature ci-dessus.

 
1 commentaire

Publié par le août 15, 2016 dans finance islamique

 

Étiquettes : , , , , ,

La finance islamique n’est pas gratuite

Allah a permis le commerce, et interdit le Riba

Editorial

Certaines personnes souhaiteraient que la finance islamique soit gratuite. D’autres reprochent aux banques islamiques de chercher le profit, tout comme les banques conventionnelles. La réalité c’est que les banques islamiques gagnent de l’argent en réalisant des opérations de commerce de la même manière qu’un marchand ne vend pas ses produits au même prix qu’il les a achetés.

Mais au fait, c’est quoi la finance islamique ? La réponse politiquement correcte est de dire que c’est une finance éthique. Les financiers vous diront que c’est une finance basée sur le partage des pertes et profits. Mais la réponse simple et directe, c’est de dire que c’est une finance halal. La viande halal n’est pas gratuite, la finance halal non plus.

Qu’y a-t-il de mal à chercher le profit ? Supprimez le profit et c’est toute l’économie qui s’effondre. La faillite du système communiste en est le meilleur exemple. Pourquoi les commerçants iraient ils au bout du monde nous rapporter les produits de consommation nécessaires à la vie s’ils n’étaient pas motivés par le profit ?

Différence entre marge commerciale et “loyer de l’argent”

Les banques islamiques financent l’économie réelle en servant d’intermédiaire entre d’un côté les épargnants et les investisseurs et d’un autre côté les entrepreneurs et les marchands. Les banques islamiques fournissent des services aux particuliers, aux entreprises et à l’ensemble de l’économie et ces services sont rémunérés de manière halal.

Les contrats des banques islamiques sont basés sur des opérations de commerce, pas sur le loyer de l’argent. L’Islam considère en effet que l’argent n’est pas un bien qu’on peut louer mais un instrument destiné à évaluer la valeur d’un bien réel ou d’une marchandise.

La finance islamique constitue la meilleure réponse aux dérives de la finance dématérialisée, aux bulles spéculatives, et à l’accaparement des richesses par les oligopoles bancaires qui “louent” à leur clientèle de l’argent virtuel.

L’Humanité continue de profiter des apports de l’Islam

La complexité du calcul des parts d’héritage en Islam est à l’origine du développement de l’arithmétique par les savants musulmans. La nécessité pour le musulman de déterminer la Qibla (la direction de la Kaâba) en n’importe quel point géographique où il se trouve, a conduit ces savants à enrichir la géométrie et l’astronomie.

De même, aujourd’hui les spécialistes de la finance islamique sont conviés à développer des instruments financiers permettant de maximiser la justice des transactions, pas seulement les profits. Ces pionniers préparent la relève d’un système fondé sur la financiarisation de l’économie qui arrive aujourd’hui au bout de ses contradictions. Le principe du « loyer de l’argent » est le ver dans le fruit du capitalisme financier.

La finance islamique moderne est une nouvelle contribution de l’Islam au progrès humain, et elle ne s’adresse pas qu’aux musulmans. Aux gens de bonne volonté de diffuser le message.

RIBH

 
1 commentaire

Publié par le mai 3, 2015 dans Editorial

 

Étiquettes : , , , , , ,