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Archives de Tag: gold dinar

Le plan d’épargne en or physique INAIA Gold Dinar accessible sur GoldDinar.fr

GoldDinar.fr

Le plan d’épargne INAIA Gold Dinar est géré en Allemagne par INAIA, société allemande spécialisée dans la conception et la production de solutions en finance islamique. SAAFI assure la distribution exclusive de ce plan d’épargne en France.

Une plateforme dédiée aux épargnants leur permet d’accéder à leur compte de dépôt en ligne sur www.golddinar.fr ou via une application mobile. Outre la vue d’ensemble des dépôts, ils peuvent à tout instant faire des demandes d’achat ou de vente, suivre les cours, ou encore faire livrer leur or à domicile.

Le plan d’épargne INAIA Gold Dinar permet aux particuliers d’épargner en or physique le plus pur (999,9/1000) sous la forme de lingots d’or. Grâce à la production à un prix intéressant dans les négoces d’or mondiaux, INAIA achète l’or dans d’excellentes conditions pour le compte de ses clients. L’or est stocké en Allemagne dans des coffres forts haute-sécurité.

Source : Le Journal de la Finance Islamique

© RIBH. Reproduction de l’article autorisée sous réserve de conserver les liens et la signature ci-dessus.

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Publié par le septembre 20, 2017 dans France, Or, Takaful

 

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Finance islamique : lancement officiel d’un plan d’épargne Gold Dinar à Paris

Gold Dinar

Les sociétés INAIA et SAAFI se sont accordées afin d’offrir au marché français une nouvelle solution d’investissement en or physique : le plan d’épargne Gold Dinar. Le plan d’épargne Gold Dinar est géré et distribué en Allemagne par la société INAIA, société allemande spécialisée dans la conception et la production de solutions en finance islamique depuis 2007. En France, INAIA assurera la gestion du plan d’épargne Gold Dinar et SAAFI la distribution exclusive.

Le plan d’épargne INAIA Gold Dinar permet à tous d’épargner en or physique le plus pur (999,9/1000) sous la forme de lingots d’or. Grâce à la production à un prix intéressant dans les négoces d’or mondiaux, INAIA achète l’or dans d’excellentes conditions pour le compte de ses clients. L’or est stocké en Allemagne dans des coffres forts haute-sécurité. Les clients ont la possibilité d’avoir accès à leur compte de dépôt via un accès en ligne et une application mobile. Outre la vue d’ensemble des dépôts, ils peuvent à tout instant faire des demandes d’achat ou de vente, suivre les cours, ou encore faire livrer leur or à domicile.

Un contrôle de la conformité confié au Minhaj Advisory

La contrôle de la conformité du plan d’épargne INAIA Gold Dinar a été exclusivement confiée au Minhaj Shari’ah Financial Advisory à Dubaï (Émirats Arabes Unis). Minhaj Advisory s’est engagé à respecter les normes de l’AAOIFI qui est la principale organisation de normalisation et de conformité pour les services bancaires et financiers islamiques.

Une solution pour se protéger de la dépréciation monétaire

Cette solution est pour tous ceux et celles qui veulent se constituer un patrimoine à court, moyen ou long terme. Avec un investissement basé sur l’or, le client bénéficie d’un instrument solide et intemporel pour la construction de son patrimoine. L’or est un excellent moyen de protéger ses actifs de la dépréciation monétaire et d’atteindre une rentabilité attractive grâce à l’accroissement de la valeur de l’or.

  • Distributeurs

Les sociétés et établissements intéressés par la distribution de cette solution à leurs clients ont été invitées par SAAFI le 9 Décembre 2016 à l’Hôtel Mariott Champs Elysées, Paris pour le lancement officiel du Gold Dinar en France.

  • Particuliers

Les particuliers intéressés par ce placement peuvent contacter SAAFI.

Source : Le Journal de la Finance Islamique

© RIBH. Reproduction de l’article autorisée sous réserve de conserver les liens et la signature ci-dessus.

 
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Publié par le décembre 9, 2016 dans France, Or, Takaful

 

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Le plan d’épargne “Gold Dinar” est maintenant disponible en France

Gold Dinar

Le service “Islamic Gold Dinar” permet aux épargnants d’avoir accès aux meilleures conditions de marché, de gestion et de stockage de l’or. Les particuliers bénéficient ainsi d’une solution qui leur permet d’acheter et de vendre l’or de manière professionnelle et de le conserver en lieu sûr de façon simple et économique.

Ce plan d’épargne individuel convient comme solution de prévoyance vieillesse, de plan d’épargne pour les enfants, d’objectifs d’épargne à moyen ou long terme, etc. Ce placement constitue une alternative intéressante au livret d’épargne, au plan d’épargne-logement et à l’assurance vie.

SAAFI assure la distribution exclusive en France du plan d’épargne international “Islamic Gold Dinar” basé sur l’achat d’or physique, géré et domicilié en Allemagne par la société INAIA Finance spécialisée en finance islamique. INAIA Finance est une société allemande spécialisée en finance islamique. Le produit Gold Dinar a été lancé sur le marché allemand en 2012 et INAIA Finance gère aujourd’hui un actif en or de près de 16 millions d’euros pour 1.000 clients.

Nous avons demandé à Ezzedine GHLAMALLAH, directeur de SAAFI, de nous présenter les caractéristiques de ce plan d’épargne en or physique.

A qui s’adresse cette solution?

Cette solution est pour tous ceux et celles qui veulent se constituer un patrimoine à court, moyen ou long terme. Avec un investissement basé sur l’or, le client bénéficie d’un instrument solide et intemporel pour la construction de son patrimoine.

Quels en sont les avantages ?

L’or est un excellent moyen de protéger ses actifs de la dépréciation monétaire et d’atteindre une rentabilité attractive grâce à l’accroissement de la valeur.

Le plan d’épargne Islamic Gold Dinar permet à tous d’épargner en or physique le plus pur (999,9 / 1000) sous la forme de lingots d’or à motifs islamiques. Grâce à la production à un prix intéressant dans les négoces d’or mondiaux, l’or est acheté dans d’excellentes conditions pour le compte des clients. Chaque client peut commencer à investir dans l’or à partir de 50 EUR par mois ou d’un versement unique d’un montant minimum de 1.000 €.

Autres avantages :

  • Produit d’épargne conforme au droit musulman.
  • Permet de bénéficier d’excellentes conditions d’achat grâce à la mutualisation.
  • Dépôt en ligne avec possibilités de transactions.
  • L’or est livrable à domicile à la date d’expiration du contrat ou sur demande.
  • Versements partiels possibles à tout moment.
  • L’or est stocké en Allemagne dans des coffres forts haute-sécurité.
  • L’or est également assuré à 100% de sa valeur par la société de gardiennage. L’épargnant n’encourt aucun risque de vol.

Quelles sont les dispositions prises pour garantir que ce placement soit licite ?

En fonction de la situation, deux types de contrat peuvent être utilisés. Soit un contrat de Wakala où INAIA Finance opère comme un agent qui achète de l’or auprès de tiers et le transfère à ses clients. Soit un contrat de Mussawamah (vente ordinaire) lorsque le stock d’or est plus important : dans ce cas INAIA Finance agit en tant que vendeur direct. Les conditions de vente restent les mêmes.

Les transactions sont effectuées spot, c’est-à-dire au comptant. On ne peut pas faire d’achat ou de vente à terme sur l’or et l’argent afin de respecter les prescriptions contenues dans les hadiths qui traitent du Ribâ al-Fadl.

Combien coûte le service pour un particulier ?

Les coûts du service sont répartis de la manière suivante :

  • Une prime forfaitaire de 5,95% pour chaque euro investi.
  • L’or est acheté au prix du marché au comptant de Londres plus 6,5 % de frais d’achat. Les frais d’achat comprennent, entre autres, les coûts supplémentaires de façonnage de lingots d’or ainsi que la livraison de l’or dans les coffres haute sécurité.
  • Les frais de gestion sont de 0,04 % par mois (minimum : 1,00 € par mois ou 12,00 € par an) pour la gestion du compte de dépôt, y compris l’assurance et le stockage de l’or sur la valeur du compte.

Quelle est la fiscalité applicable ?

Une personne souhaitant vendre de l’or a le choix entre deux régimes d’imposition :

  • Option taxation forfaitaire : dans ce cas, le montant de la cession (prix de vente) est soumis à une taxe forfaitaire de 10% du montant du prix de vente.
  • Option imposition des plus-values : Dans ce cas, les plus-values (prix de vente – prix d’achat) sont soumises, après application de l’abattement sur les plus-values, à l’imposition de 19% + prélèvements sociaux. Concernant les plus-values, un abattement de 5% par année de détention est applicable après 2 années de détention.

Il convient donc de choisir le régime le plus avantageux au moment de la revente. A noter que plus la période de détention de l’or est longue, moins la plus value de cession sera taxée.

Quelles sont les garanties mises en place en cas de faillite de INAIA Finance ?

Avec un compte bancaire lorsque vous faites un dépôt, la propriété des avoirs est transmise à la banque. Les fonds sont comptabilisés dans le bilan de la banque. Si la banque devenait insolvable,les dépôts des clients pourraient être perdus. Un des objectifs d’une banque est de prêter l’argent déposé pas de le garder dans un coffre-fort.

Pour ce qui est du Gold Dinar, les clients ne sont pas créditeurs de INAIA Finance et n’apparaissent pas sur son bilan d’entreprise. Tous les investissements sont séparés des comptes de la société, car ils restent la propriété des clients. En cas de faillite, tous les comptes des clients seraient gérés par un liquidateur qui ne pourrait pas considérer cette propriété comme un actif de l’entreprise, et ne pourrait donc pas la revendiquer. Il devrait même veiller à la restituer en entier aux clients.

Quel est le risque en cas d’attaque informatique contre les serveurs ?

En ce qui concerne la sécurité des données, INAIA Finance maintient deux bases de données. L’une est en ligne et l’autre est hors ligne. La base de données en ligne est celle qui via leur compte en ligne permet aux clients de suivre leurs investissements. C’est la base qui est hors ligne qui est déterminante pour la gestion du Gold Dinar. La base de données en ligne est continuellement ajustée à partir de la base de données hors ligne. Il n’y a donc pas de risque de cyber-attaque.

Concrètement comment se passe la souscription pour un résident français ?

La distribution exclusive ayant été confiée à SAAFI, les personnes intéressées nous contactent via notre site internet et remplissent un formulaire de contact en ligne. A réception, nous leur adressons un courriel pour leur proposer un rendez-vous téléphonique. Si une personne souhaite souscrire, nous lui adressons par courrier ou courriel la demande d’adhésion. Après nous avoir retourné les documents par courrier, elle reçoit ensuite son certificat d’adhésion ainsi que ses codes d’accès à son espace personnel en ligne.

Le souscripteur peut il vendre son or à n’importe quel moment, ou acheter des quantités additionnelles ?

Les deux possibilités sont données. Avec une interface facile à utiliser, le client peut passer des ordres d’achat ou de vente via son compte en ligne.

Quelle est la Zakat applicable à l’or acquis ?

Le Nissab pour l’or est de 85 grammes ou 20 Gold Dinar. Si le montant de l’épargne conservée tout au long de l’année est supérieur ou égal au Nissâb, alors la Zakât Al Maal doit être payée. La Zakât Al Maal est égale à 2,5 % du total de l’épargne.

SAAFI

Source : Le Journal de la Finance Islamique

© RIBH. Reproduction de l’article autorisée sous réserve de conserver les liens et la signature ci-dessus.

 
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Publié par le septembre 4, 2016 dans France, Or, Takaful

 

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Interest is the cause of most of the world’s problems

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We believe

We believe that interest is the root cause of most of the world’s problems. If we did not have compound interest, we would not need compound growth. And if we did not need compound growth, we would not have most of the debt-induced poverty, resource-hungry wars, and runaway climate change we now see. All interest – whether simple interest or compound interest, whether at very low rates or very high rates – grows so fast that we simply cannot keep up.

Need an example? Brazil is home to the beautiful Amazon rainforest. This lush wonder supplies us with a quarter of the world’s oxygen. That’s one in every four breaths. Unfortunately, this forest will vanish in our lifetimes. Why? So Brazil can pay off $200 billion of debt. How? With lumber.

Or take an example closer to home. Are you or someone you know crushed under growing personal debt? 43% of all American families now spend more than they earn each year. And this problem gets worse each year for millions of families around the world.

We believe there is a connection between interest and many of the world’s problems. And we believe that Islamic finance can help solve some of these problems.

But for this to happen we need two things: the letter of the law and the spirit of the law. For the letter of the law to work, Islamic finance needs to follow some basic minimum standards. Standards that won’t be taken seriously unless central banks start pulling some licenses.

The best standard in the industry – de facto in over 90% of the world’s Islamic finance jurisdictions – is AAOIFI (pronounced “a-yo-fee”), which stands for the Accounting and Auditing Organization for Islamic Financial Institutions. AAOIFI brings together scholars from all over the world who agree on Shariah standards. If it isn’t AAOIFI-compliant, it probably isn’t Shariah-compliant. We believe that following AAOIFI Shariah Standards – and questioning whether your bank, scholar, or trainer is following them – is a good starting point for following the letter of the law.

But we can’t stop there. Islamic finance needs to follow the spirit of the law as well.

We need to promote equity-based structures like Musharakah and Mudarabah and reduce our dependence on expedient structures like Murabaha. We need to eliminate Tawarruq. And at a broader level, we need to address the larger problem of fractional debt-reserve banking. Why do banks get to lend money they don’t have? And make money on money that doesn’t exist? Does this make sense?

While the reality is that banks aren’t going away anytime soon, a first step to challenging fractional debt-reserve banking is establishing a globally recognized gold-based currency. This immediately forces the market to tie transactions to assets rather than base them on mere numbers inside computers.

So where do we start with promoting the law in letter and spirit?

We believe it starts with you and me.

If you’re a banker, you can start doing two things at your bank: 1) check that your bank’s products comply with AAOIFI. The latest standards are available at http://www.aaoifi.com; and 2) start switching to Musharakah and Mudarabah for a variety of activities ranging from liquidity management to trade finance. And if your bank doesn’t offer Islamic finance, start asking why.

If you’re a regulator and Islamic finance is already practiced in your jurisdiction, pressure banks to follow AAOIFI or risk having their licenses suspended. At a broader level, support the Islamic microfinance industry. If Islamic finance hasn’t yet reached your jurisdiction, promote awareness with training and educational initiatives.

If you’re an entrepreneur, you probably have a skill the Islamic finance industry could use. Dream big: create a company, a community-based institution, a local currency, an ecologically-minded village, or an innovative product. In most countries, people still lack interest-free alternatives to home, education, and healthcare financing. Why is it easier to issue a billion dollar Sukuk than it is to raise a single penny for a Shariah-compliant education financing? How can we better operationalize Zakah? How do we build Waqf-based community-owned trust models? The recommended reading list for entrepreneurs later in this book gets you started with your idea.

If you’re a student, learn Islamic finance. Think beyond the standard career path and seriously consider starting something on your own. Do what you love and success will follow.

And if you’re an educator trying – like us – to change Islamic finance for the better be patient. Lasting change takes years. often decades. Resist the temptation to « throw the baby out with the bathwater » and reject all Islamic finance. The industry is still a work in progress with a long way to go. Be part of this progress rather than embarking on a dazzling new theory of economics that leaves the average customer scratching his head wondering how to finance a small house for his family. Just promote Diminishing Musharakah instead, for instance. The deeper, structural environment that Islamic finance inherits – fractional debt-reserve baking, fiat currency – are not solved by replacing products. They are solved by replacing systems: gold-based currencies issued by Islamic central banks.

We believe this century – indeed, the coming years – will be like nothing before. Global heating will mean less food and water. Peak oil will mean less energy. And repeated financial crises will mean less certainty. We can throw our hands up and walk away in resignation. Or we can identify the root problems and do something about it. God only makes us responsible for our actions. He takes care of outcomes.

We believe that it’s time to openly question the interest-based paradigm and promote interest-free finance as the proven alternative. The time has come. But the first step to questioning a paradigm and offering an alternative is to educate oneself.

Only then will you believe. Because if you believe, then so will everyone else.

This manifesto is taken from the first page of Ethica’s Handbook of Islamic Finance (2013 Edition). Download your copy here.

Source : Ethica Institute of Islamic Finance www.ethicainstitute.com

On the same subject : De Gaulle, the dollar and gold.

 
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Publié par le février 25, 2013 dans Gold, Islamic Finance

 

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La révolution bancaire islamique

Les systèmes bancaires et monétaires actuels ont fait leur temps et ne servent plus que les intérêts des banquiers.  Il faut revenir à l’étalon or et mettre à plat le système en annulant tous les intérêts dus aux banques par les particuliers, les entreprises et les Etats.

Clés pour un nouveau système financier

L’usure prohibée par la Bible ou le riba interdit par le Coran concernent l’argent réellement prêté. Les intérêts bancaires sont pires que l’usure et le riba puisqu’ils sont basés sur une fraude économique qui permet aux banques – par un jeu d’écritures – de se rémunérer sur un argent dont elles ne disposent même pas comme expliqué dans les célèbres vidéos « L’argent dette » :


A l’heure où le système financier international menace de se désintégrer sur fond de guerre des monnaies, les gouvernements impuissants face à l’élite financière jouent la fuite en avant, en créant toujours plus de dette pour maintenir le système dans un état de coma artificiel.

Pourtant, la finance islamique dispose des instruments pour bâtir un système financier durable à même d’assurer un avenir sans dettes aux futures générations.

Directement inspirées des principes de la finance islamique, les cinq mesures suivantes permettraient de passer d’un système économique prédateur basé sur l’accaparement à un système créateur de valeur où la richesse circulera avec fluidité :

  1. La mesure préalable – qu’on pourrait qualifier de mesure de salut public – consiste à annuler les intérêts restants sur tous les prêts dus aux banques par les particuliers, par les entreprises et par les Etats. Comme ce fut le cas lorsque l’Islam interdit le Riba, seul le principal des prêts existants devra être honoré. Il est en effet mathématiquement impossible de rembourser tous les intérêts bancaires : le système se maintient uniquement par la fuite en avant, quitte à asservir les individus et les Etats par toujours plus de dette.
  2. La deuxième mesure fondatrice est le rétablissement du monopole de la création de l’argent par l’Etat (l’équivalent du Bayt-ul maal islamique). La débancarisation de la création monétaire libérera l’économie du piège de la dette sans fin.
  3. La troisième mesure consiste à rétablir la convertibilité de la monnaie en or et en argent (équivalent au système monétaire islamique bi-métallique).
  4. La quatrième mesure porte sur l’interdiction aux banques de s’engager dans des investissements purement spéculatifs (principe d’interdiction du gharar et du mayssir).
  5. La cinquième mesure consiste à réorienter les banques vers le financement des activités productives et commerciales, dans la limite des capitaux dont elles disposent réellement (principe d’adossement des financements à des actifs tangibles et à l’économie réelle).

Ces mesures permettront un développement durable et maîtrisé. Elles ne posent pas de difficulté technique particulière de mise en oeuvre : le problème réside entièrement dans le rapport de force entre le pouvoir financier et le pouvoir politique. Les puissants acteurs de la finance mondiale feront tout pour empêcher une telle réforme. Seule une mobilisation efficace des citoyens peut obliger les politiques à remettre l’individu au coeur du système financier.

Un retour au Gold Standard ?

Le président de la Banque Mondiale, Robert Zoellick, a créé la surprise en appelant à un retour partiel au Gold Standard pour reconstruire un système monétaire international à bout de souffle et condamné à être réformé. Cette initiative, qui intervient au moment où le cours de l’or atteint des records historiques, a été accueillie avec scepticisme par la plupart des experts qui ont souligné la difficulté à mettre en œuvre une telle réforme.

Les statuts du Fonds Monétaire International (article IV – Section 2b) interdisent aux Etats membres d’adosser la valeur de leur monnaie à l’or. Née des accords de Bretton Woods, cette disposition irrationnelle a conduit à l’émergence d’un système monétaire international basé sur le dollar qui a permis aux Etats-Unis de piller pendant 50 ans les richesses mondiales opérant en toute « légalité » le plus grand hold-up de l’histoire de l’humanité. Ce système a aujourd’hui atteint les limites de l’absurde, le président de la FED, la banque centrale américaine, Ben Shalom Bernanke, étant désormais surnommé « Helicopter Ben » – sa politique budgétaire se résumant  à larguer des quantités phénoménales de dollars sur le marché – faisant supporter la dette américaine au reste du monde.

Sachant que les Etats-Unis possèdent le plus grand stock d’or mondial, et que l’économie américaine est aujourd’hui sinistrée, l’initiative de l’américain Robert Zoellick n’est pas désintéressée, pas plus que les réactions peu enthousiastes qu’elle à suscitées, chaque pays cherchant à préserver ses intérêts, qui varient en fonction de la structure de sa balance des paiements. Pourtant il n’échappe à personne qu’une refonte du système monétaire international est indispensable alors  que les signaux d’alerte se multiplient.

Il y a lieu de signaler à cet égard que la Chine et la Russie ont annoncé le 23 novembre 2010 leur décision de ne plus utiliser le dollar pour leur commerce bilatéral. Le président chinois Hu Jintao a qualifié l’organisation actuelle du système monétaire international de « produit du passé ».

Signe des temps, c’est le député Ron Paul, virulent critique de la FED aux États-Unis depuis trois décennies, notamment pour son recours excessif à la planche à billet – il a publié en 2009 le livre « End the Fed » – qui présidera à partir de janvier 2011 le sous-comité de la politique monétaire domestique de la Chambre des représentants auquel le président de la Fed, Ben Shalom Bernanke, devra rendre compte. Ron Paul a affirmé le 14 décembre 2010 et confirmé devant le congrès américain son intention de restaurer le cours légal de l’or et de l’argent métal comme mode de paiement aux Etats-Unis, à côté des billets de banque.

Mahathir Mohammed, ex premier ministre et architecte du système bancaire islamique malaisien – qui est le plus sophistiqué au monde – estime que si l’utilisation généralisée de l’or comme devise nationale peut aujourd’hui s’avérer difficile, il préconise d’utiliser l’or au niveau du règlement du commerce international, lequel implique des montants importants. Les mouvements d’or physique peuvent être minimisés à travers un système de compensation dans lequel le commerce bilatéral entre pays se traduirait par l’inscription du solde de la balance or au passif du pays déficitaire au profit du pays excédentaire. Le transfert physique de l’or ne porterait que sur le solde de la balance des paiements et ne représenterait qu’une petite portion de la valeur totale des échanges. Ce système de compensation a déjà été utilisé avec succès pour les règlements par chèque.

Pour Michael Maloney, expert en métaux précieux spécialiste des cycles économiques, un retour au Gold Standard, apporterait moins de sécurité qu’un système basé sur l’or métal et sur l’argent métal : avec le Gold Standard les gouvernements seront tentés de restreindre ou de manipuler la convertibilité de la monnaie pour déposséder leurs citoyens ou s’approprier injustement les richesses d’autres pays. Michael Maloney estime que seul un système monétaire international bi-métallique basé sur l’or métal et l’argent métal – y compris dans leur version électronique – est à même de protéger la valeur de l’épargne et l’intégrité de la richesse des individus (voir la vidéo en anglais).

L’économiste Philippe Simonnot plaide pour « une monnaie libre, c’est-à-dire non soumise aux intérêts des politiques et non pas gérée par des institutions mais en référence à l’étalon-or. Dans ce cadre, aucun pays ne peut plus déployer son nationalisme monétaire puisque personne ne peut dévaluer l’or pour son propre bénéfice. Il y a urgence à adopter l’étalon-or car la guerre monétaire ne peut que s’aggraver, les grandes monnaies du monde étant aux mains des politiques. C’est vrai un peu partout mais particulièrement en Chine, au Japon et aux Etats-Unis. Résultat, le protectionnisme monétaire prend la place du protectionnisme commercial classique. Or il est plus dangereux encore. Nous sommes arrivés au stade ultime de la crise et des contradictions du système. A partir du moment où la monnaie n’est plus reliée à aucune réalité économique, on fait n’importe quoi. »

Le système monétaire islamique

En finance islamique la monnaie est un instrument de mesure de la valeur des biens et services. Pour pouvoir assurer efficacement cette fonction, la monnaie doit disposer de trois caractéristiques essentielles :

1.  La stabilité. Si vous utilisez une règle pour mesurer et que la longueur de cette règle change tout le temps, qu’un jour elle fasse 20 cm, le lendemain 23 cm et un autre jour 30 cm, il est évident que cette règle n’est pas un bon instrument de mesure.

2.  La durabilité. La monnaie doit pouvoir conserver intacte l’épargne issue du revenu du travail ou du commerce, et ceci même sur une longue durée.

3.  La valeur intrinsèque. La valeur de la monnaie doit être contenue dans la monnaie et ne pas dépendre du bon vouloir d’un législateur. La richesse appartient à Dieu seul et il la donne et la retire à qui il veut. Nul autre ne doit pouvoir diminuer la richesse que Dieu vous a donnée, sauf à commettre une injustice.

Il est clair que la monnaie papier – aussi appelée monnaie fiduciaire, du latin fides qui signifie confiance – ne possède aucune des trois caractéristiques précitées… et ne mérite pas son attribut de confiance. En fait, la notion d’actif toxique pourrait être étendue à la monnaie fiduciaire non convertible en or, et en premier lieu au dollar.

La tradition prophétique a validé comme monnaie soit des métaux précieux (or et argent), soit à titre exceptionnel d’autres commodités qui présentent les trois caractéristiques de stabilité, de durabilité et de valeur intrinsèque. A Médine les monnaies les plus utilisées étaient le dinar d’or et le dirham d’argent. Il y a 1400 ans un dinar d’or permettait d’acheter un bœuf et un dirham d’argent pouvait acheter un poulet. Aujourd’hui la même pièce d’or permettrait encore d’acheter un bœuf et la même pièce d’argent achèterait aussi un poulet. 0% d’inflation en 1400 ans, qui dit mieux ?!!

Non, l’inflation n’est pas un phénomène « naturel »

La plupart des gens pensent que ce sont les Etats qui créent l’argent. Les spécialistes de la finance savent qu’en réalité la monnaie fiduciaire est créée à près de 90% par les banques privées, sans parler des produits dérivés et autres inventions financière toxiques dont les bulles spéculatives éclatent régulièrement, semant  la panique parmi les « investisseurs ». Chaque fois qu’une banque accorde un crédit, elle créée de l’argent, et pour chaque euro ou dollar qu’elles possèdent en réserve les banques sont autorisées à créer 9 autres euros ou dollars qui n’ont aucune réalité économique. Cette création artificielle d’argent est la principale source d’inflation. Le droit de créer la monnaie doit être restreint aux seuls états.

Les banques rendent de nombreux services aux particuliers et aux entreprises : conservation de l’argent dans un lieu sûr, transfert d’argent de compte à compte et de pays à pays, intermédiation financière, financement de l’investissement et du commerce etc. Mais ces fonctions utiles au développement ne justifient aucunement que les banques s’arrogent le droit  de créer artificiellement de l’argent et d’alimenter ainsi une inflation qui va détruire plus de richesses que n’en créera l’opération financée par la banque. Cette destruction de richesse est aggravée par la pratique de l’intérêt (riba) qui gonfle de manière mécanique la masse monétaire (inflation vient du latin inflare qui signifie gonfler).

Voilà ce que l’ancien Président des Etats-Unis, Thomas Jefferson, anticipant les risques d’inflation, de récession et de dévalorisation d’actifs disait à propos de la gestion de la monnaie par les banques privées et de ses conséquences potentiellement destructrices :  « Je pense que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés que des armées entières prêtes au combat. Si le peuple américain permet un jour que des banques privées contrôlent leur monnaie, les banques et toutes les institutions qui fleuriront autour des banques priveront les gens de toute possession, d’abord par l’inflation, ensuite par la récession, jusqu’au jour où leurs enfants se réveilleront, sans maison et sans toit… » Thomas Jefferson, Président des Etats-Unis d’Amérique, 1802.

« Le système bancaire moderne fabrique de l’argent à partir de rien. Ce processus est peut-être le tour de dextérité le plus étonnant qui fut jamais inventé. La banque fut conçue dans l’iniquité et est née dans le pêché. Les banquiers possèdent la Terre. Prenez la leur, mais laissez-leur le pouvoir de créer l’argent et, en un tour de mains, ils créeront assez d’argent pour la racheter. Ôtez-leur ce pouvoir et toutes les grandes fortunes comme la mienne disparaîtront et ce serait bénéfique car nous aurions alors un monde meilleur et plus heureux. Mais, si vous voulez continuer à être les esclaves de banques et à payer le prix de votre propre esclavage, laissez donc les banquiers continuer à créer l’argent et à contrôler les crédits. » Josiah Stamp, Directeur de la Banque d’Angleterre de 1928 à 1941

Face à l’inflation monétaire, les commerçants et les prestataires indépendants réagissent en augmentant à leur tour leurs prix et tarifs, mais les salariés sont démunis de cette possibilité, et même lorsque les organisations syndicales se mobilisent en faveur de revendications salariales, les augmentations accordées ne compensent que partiellement les effets de l’inflation. D’autres catégories sociales tels que les retraités, les étudiants, les chômeurs etc. sont totalement démunies devant les effets pervers de l’inflation.

La finance islamique source de développement durable

ولا تبخسوا الناس أشياءهم ولا تفسدوا في الأرض بعد إصلاحها

… ne dépréciez pas aux gens leurs valeurs et ne semez pas la corruption sur terre.
Coran, Houd 11:85

Les principes éthiques de la finance islamique, son système monétaire adossé à l’or et à l’argent, ainsi que ses instruments financiers validés par la tradition prophétique et éprouvés par une pratique millénaire, apportent une réponse décisive aux maux de l’économie contemporaine.

L’objectif premier d’une finance islamique fidèle à son héritage humanitaire est d’instaurer la justice dans les transactions économiques, de préserver les capitaux petits ou grands, et de libérer l’énergie créative des entrepreneurs (la Moudharaba est l’ancêtre du capital risque). En plus de ces objectifs économiques, la finance islamique offre un filet de sécurité aux plus démunis et à ceux que le sort a placé dans des conditions d’infortune : la veuve et l’orphelin qui ont perdu leur soutien, le commerçant ruiné, le voyageur en détresse etc. Ce dispositif de sécurité sociale est alimenté par la collecte et la redistribution de la Zakat.

Le paiement de la Zakat est une obligation pour tout musulman qui détient un minimum d’épargne appelé nissab qui est de l’ordre de 2300 euros en 2010. La Zakat est le principal impôt islamique, et au-delà de sa dimension sociale, la Zakat constitue un remarquable levier de développement qui a injustement été marginalisé au profit d’une fiscalité inspirée des modèles occidentaux.

La fiscalité occidentale taxe principalement la consommation (TVA) et le revenu. Ces deux impôts sont socialement injustes : la TVA pénalise les pauvres ; quant à l’impôt sur le revenu il pénalise d’une part les individus les plus entreprenants et d’autre part les familles nombreuses. La Zakat qui taxe uniquement l’excédent d’épargne (celle qui est thésaurisée)  encourage ainsi la circulation des richesses et l’investissement productif.

Tout ce que vous donnerez à usure pour augmenter vos biens aux dépens des biens d’autrui ne les accroît pas auprès d’Allah, mais ce que vous donnez comme Zakat, tout en cherchant la satisfaction d’Allah, voilà ce qui les multipliera.
Coran, Les romains 30:39

La finance islamique est basée sur le financement de l’économie réelle selon le principe de partage des pertes et profits. Elle dispose pour cela de nombreux instruments financiers et contrats, qui peuvent être adaptés pour tenir compte de l’environnement réglementaire spécifique à un pays ou un marché. Les professionnels de la finance islamique moderne doivent cependant éviter de détourner ces outils de leur finalité originelle et rester fidèles aux principes fondateurs de cette finance, à savoir la justice dans les transactions, la préservation des capitaux petits et grands et la promotion de l’esprit d’entreprise.

Ces objectifs ne peuvent toutefois être pleinement atteints que dans le cadre d’un système financier basé sur une monnaie digne de confiance, qui présente les trois caractéristiques de stabilité, de durabilité et de valeur intrinsèque, nommément un système monétaire basé sur l’or et l’argent.

Que faire pour protéger son épargne ?

La pire chose à faire est de garder son épargne à la banque sur un compte d’épargne rémunéré. D’une part la religion interdit de percevoir ou de payer des intérêts et avertit ceux qui s’engagent dans ces opérations de la colère divine. D’autre part parce que cette pratique est économiquement stupide : l’intérêt que vous verse la banque ne représente qu’une faible part de l’inflation et la valeur réelle de l’argent bloqué sur le compte d’épargne va de toutes façons diminuer avec le temps.

En l’absence d’un système monétaire basé sur l’or et l’argent, l’idéal pour le musulman qui dispose d’une épargne est d’acheter de l’or physique, notamment des pièces d’or, sans oublier de payer la Zakat.

Une autre solution pour l’épargnant consiste à investir dans des produits d’épargne islamiques ou dans des actifs physiques, notamment l’immobilier pour ceux qui en ont les moyens.

Un mouvement citoyen s’amorce

Un mouvement international s’amorce pour que les besoins des citoyens redeviennent la finalité du système financier. Ce mouvement prend la forme d’initiatives telles que l’appel à un retrait massif d’argent des banques – Bankrun 2010. Les premières actions auront un effet limité mais peuvent conduire à une prise de conscience plus large.

Guillaume Duval, rédacteur en chef d’Alternatives économiques insiste sur la nécessité d’une mobilisation citoyenne plus forte pour réformer le système : « Depuis que nous avons renoncé à l’étalon-or, la valeur de cette monnaie ne repose plus que sur la confiance que nous lui accordons ainsi qu’à ceux qui la créent et la gèrent. La crise actuelle montre à n’en pas douter que ces personnes et ces institutions ont trahi la confiance que nous leur faisions. Il convient d’en tirer toutes les conséquences à travers des réformes profondes à la fois dans les institutions financières elles-mêmes et chez ceux censés les surveiller. Et, à bien des égards il y a lieu d’être inquiet des retards et des reculs encaissés sur la voie de cette réforme depuis deux ans. Pour relancer le processus, il faudrait à n’en pas douter une mobilisation citoyenne plus forte. »

Annuler la dette publique ?

Concernant la dette des Etats, les arguments de “force majeure” et le “changement fondamental de circonstances” peuvent même être retenus pour soutenir en droit l’annulation de la dette et la suppression de son remboursement : « Au niveau du Droit international, la Commission de Droit international de l’ONU (CDI) définit ainsi la “force majeure” : « L’impossibilité d’agir légalement (…) est la situation dans laquelle un événement imprévu et extérieur à la volonté de celui qui l’invoque le met dans l’incapacité absolue de respecter son obligation internationale en vertu du principe selon lequel à l’impossible nul n’est tenu ». La jurisprudence en matière de droit international reconnaît qu’un changement dans les conditions d’exécution d’un contrat peut l’annuler. La force majeure et le changement fondamental de circonstances s’appliquent de manière évidente à la crise de la dette des années 1980. En effet, deux facteurs exogènes provoquèrent fondamentalement la crise de la dette à partir de 1982 : la hausse dramatique des taux d’intérêt imposée au niveau international par le gouvernement des Etats-Unis à partir de fin 1979 et la baisse du prix des exportations des pays de la Périphérie à partir de 1980. Ces deux facteurs furent provoqués par les pays créanciers. Ce sont des cas de “force majeure” qui modifient fondamentalement la situation et qui empêchent les débiteurs de remplir leurs obligations. » Source : CADTM – Comité d’action pour l’annulation de la dette du tiers monde…

A la lumière de l’actualité récente ce genre de préoccupation ne devrait plus être cantonné aux seuls PVD : la Grèce, l’Irlande, le Portugal se retrouvent dans la même situation, et la liste est appelée à s’allonger.

Illustration de la mainmise des banques sur notre avenir, dans son intervention inaugurant les travaux du comité international pour la réforme du système monétaire international – Reinventing Bretton Woods Committee – Mme Christine Lagarde nous informe en toute simplicité que la banque BNP Paribas sponsorise ce comité… c’est vrai que BNP Paribas est maintenant plus riche que la France, mais on ne voit pas pourquoi les banques privées devraient être associées de près ou de loin à la conception du système monétaire dont dépend l’avenir de l’humanité !

L’élite financière internationale ne renoncera pas facilement à ses intérêts illégitimes. Ceux qui militent pour un système financier plus juste doivent s’attendre à une lutte de longue haleine pour offrir aux générations futures un développement durable sans dette. Si les solutions alternatives existent, les moyens d’action et de pression pour les faire adopter restent à définir car les acteurs sociaux traditionnels (partis et syndicats) n’oseront pas remettre en cause le système. Des suggestions ?

En conclusion, s’il faut retenir un seul mot d’ordre pour changer le système c’est « NON AUX INTERETS BANCAIRES ».

RIBH – Article mis à jour.

Sur le même sujet :

Extrait de la déclaration en faveur d’une banque citoyenne – Bankrun 2010 :

« … Nous, les citoyens du 21ème siècle, héritiers des générations qui se sont sacrifiées  pour que nous soyions et demeurions des citoyens libres et dignes, nous exigeons  la création d’une BANQUE CITOYENNE, au service des CITOYENS, une banque qui mettrait notre argent à l’abri des fièvres spéculatives, à l’abri des bulles financières toutes condamnées à exploser un jour, à l’abri des opérations qui transforment nos emprunts en actifs et se servent de nos dettes pour acheter d’autres richesses.

Nous voulons des banques qui ne prêtent que les richesses qu’elles possèdent. Des banques qui aident les petites et moyennes entreprises à relocaliser l’emploi, des banques qui prêtent à taux zéro. Ce que les banques islamiques accomplissent avec succès en refusant la pratique de l’usure pour des motifs religieux, nous pouvons l’accomplir pour des raisons citoyennes. Des banques qui soutiennent les projets qui profitent aux citoyens plutôt qu’aux «marchés». Des banques où déposer notre argent tout en ayant la conscience tranquille. Des banques dont nous n’aurons plus à nous méfier.  Des banques dont le succès sonnera le glas des marchands de morts, de maladies et d’esclaves. Sur les ruines de l’ancien système, nous voulons construire un système bancaire qui ne sacrifiera plus la dignité humaine sur l’autel du profit. »

La Dette Publique : Une Affaire Rentable.
A qui profite le système ?

« Ce sont les banquiers privés qui maîtrisent le pouvoir politique, et la maîtrise privée de la création monétaire est un verrou diabolique qui interdit en profondeur tout droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Par habitude, par ignorance, par négligence, nous acceptons sans le savoir une profonde servitude non nécessaire: il n’y a rigoureusement aucune raison d’abandonner la création monétaire aux banques privées.

Ainsi, des sommes considérables, celles des intérêts de toute cette création monétaire privée, sont retirés depuis des décennies à la collectivité française, dans la plus grande discrétion et sans la moindre justification politique ou économique, et sans le moindre débat public sur le sujet.

De plus, une dette publique extravagante, annuellement renouvelée, complètement asphyxiante pour les services publics et pour le bien-être général est née de cette invraisemblable ponction. Cette dette est très injustement imputée à la prétendue incurie de l’État : il n’en est rien, puisque les dépenses publiques restent assez stables en France depuis des décennies. Non, c’est bien d’un racket privé de la richesse publique qu’il est question à la source de la dette publique, depuis 1973 en France, et partout dans le monde ; à l’évidence, l’internationale des banques existe déjà bel et bien, et il est plus que temps de la repérer et d’en décrire les méfaits.

Comprendre cette servitude injuste et la faire connaître à tous les citoyens, c’est déjà préparer notre prochaine libération. » Étienne Chouard, Préface du livre « La Dette Publique : Une Affaire Rentable. A qui profite le système. »

 
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Publié par le novembre 13, 2010 dans Or

 

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