RSS

Archives de Tag: Bourse

Bourses IRTI 2017 de recherche en finance islamique

Bourse de recherche IRTI

Les candidatures sont ouvertes pour l’obtention des bourses de recherche en Economie et Finance Islamiques accordées par l’Institut Islamique de Recherche et de Formation (Islamic Research and Training Institute – IRTI) pour l’année 2017.

5 bourses d’un montant individuel pouvant atteindre US $ 20.000 sont proposées aux instituts de recherche et chercheurs individuels pour leurs travaux sur l’un des thèmes suivants :

  • Maqasid al-Shariah et développement socio-économique
  • Le rôle de l’économie et de la finance islamique dans l’élimination de la pauvreté
  • Le rôle de l’économie et de la finance islamique dans la stabilité financière

Les recherches peuvent être réalisées en Arabe, Anglais ou Français.

La date limite pour la soumission des candidatures est fixée au 28 février 2017.

Pour en savoir plus.

pdf Call for Research Proposals 2017

word100 Application fo Research Grant

Source : Le Journal de la Finance Islamique

© RIBH. Reproduction de l’article autorisée sous réserve de conserver les liens et la signature ci-dessus

 
Poster un commentaire

Publié par le janvier 3, 2017 dans recherche

 

Étiquettes : , , , ,

Finance islamique au Maroc : “Enrichissez-vous !”

Bourse de Casablanca

La bourse est le véritable enjeu des banques participatives et du Takaful

Editorial

Le mot d’ordre de la finance islamique n’est pas “Endettez-vous !” mais “Enrichissez-vous !”. Les banques partîcipatives marocaines seraient bien avisées d’intégrer cette consigne dans leur stratégie de développement pour devenir des centres de création de richesses au profit des entreprises et des particuliers, non des machines à fabriquer de la dette comme leurs homologues conventionnelles.

L’Islam encourage à être productif, financièrement indépendant et à participer au développement de la communauté. Il déconseille l’endettement sauf en cas de grande nécessité et invite à vivre selon ses moyens.

“Mourabaha : non, merci !”

Le Maroc s’est doté d’un cadre législatif et réglementaire solide à même d’assurer un développement harmonieux de la finance participative islamique. Il reste à craindre cependant que le premier réflexe des nouvelles institutions financières participatives ne soit de répliquer les produits basés sur l’intérêt, répétant ainsi les erreurs déjà commises ici et ailleurs, avec les résultats décevants que l’on connaît.

La solution de facilité pour des cadres issus des rangs de la finance classique consiste à «islamiser» les produits conventionnels avec lesquels ils sont familiers, à travers des montages compliqués, coûteux et rigides, qui comportent au final de nombreuses lacunes.

A titre d’exemple, dans le cas d’un financement immobilier par Mourabaha, si l’acquéreur décide pour une raison ou une autre de procéder à un remboursement anticipé du financement, il devra payer le même prix que s’il continuait à payer ses traites jusqu’à l’échéance initialement prévue. Au-delà du caractère halal ou pas, ceci constitue évidemment un handicap par rapport au crédit immobilier à intérêt.

La bourse est le véritable enjeu des banques participatives et du Takaful

Les opérateurs financiers sont invités à saisir les vraies opportunités que permet la grande diversité des instruments de la finance islamique et de sa capacité d’adaptation dans le nouveau cadre réglementaire de la finance participative.

La force de la finance islamique réside dans sa capacité à financer l’économie réelle et à générer un profit équitable pour tous les intervenants. La bourse et le marché des capitaux devraient constituer à ce titre un terrain privilégié d’intervention pour les institutions financières participatives.

Le projet de loi n° 19-14 relative à la bourse des valeurs, aux sociétés de bourse et aux conseillers en investissements financiers, actuellement dans le circuit législatif, constitue la dernière initiative en date pour dynamiser la bourse de Casablanca. Celle-ci ne s’est jamais vraiment remise de l’explosion de la bulle spéculative des valeurs Internet de la «nouvelle économie» au début des années 2000.

La réforme de la bourse prévoit la mise en place d’un nouveau cadre réglementaire et l’instauration d’un marché secondaire pour les PME. Mais c’est surtout l’article 124 de la loi n° 19-14, ouvrant la porte à la cotation des Sukuk, qui est en mesure de relancer le marché boursier dont le véritable essor nécessite un afflux massif des investisseurs particuliers.

Des produits financiers grand public d’épargne et de placement

Déçus par les crashs précédents ou tout simplement peu informés du fonctionnement des instruments boursiers, les investisseurs particuliers ne se mobiliseront que pour des produits de placement plus performants que le livret d’épargne et plus stables que les actions de startups.

Des Sukuk adossés à des projets immobiliers ou industriels de qualité peuvent très bien remplir ce rôle pour devenir la locomotive de la bourse. L’Etat peut également contribuer à la dynamisation de la Bourse de Casablanca en émettant des Sukuk pour financer des projets d’infrastructure phares.

Ces Sukuk serviraient de support à des produits financiers d’épargne et de placement. Ces produits grand public seraient distribués dans l’environnement sécurisant et familier d’une agence bancaire, en intégrant toutes les fonctionnalités du mobile banking et en adoptant un message affinitaire mobilisateur.

Une stratégie dynamique d’émission de Sukuk adossés à plusieurs classes d’actifs et portant diverses maturités permettra de :

  • développer l’épargne productive ;
  • dynamiser le marché boursier ;
  • financer l’économie réelle ;
  • alléger l’endettement de l’Etat ;
  • donner aux banques participatives les produits de placement, les quasi-fonds propres et les instruments de liquidité dont elles ont besoin ;
  • constituer des portefeuilles d’actifs pour les assurances Takaful ;
  • animer le marché interbancaire participatif.

La bourse constitue bel et bien la clé du marché de la finance participative au Maroc. Réciproquement, la finance participative est le point de passage obligé pour un véritable essor de la Bourse de Casablanca.

Source : Le Journal de la Finance Islamique

© RIBH. Reproduction de l’article autorisée sous réserve de conserver les liens et la signature ci-dessus.

partagez

 
Poster un commentaire

Publié par le février 28, 2016 dans Bourse, Maroc

 

Étiquettes : , , , , , , ,

Les indices boursiers Sharia continuent de surclasser les indices conventionnels

djim_new

Le rapport “Shariah Investing : Creating a Track Record” est une publication trimestrielle de SEI Investments (Middle East) qui compare le Dow Jones Islamic World Index (DJIW) au MSCI World *. La dernière édition du rapport montre que les indices Sharia continuent de surclasser leurs homologues conventionnels malgré la reprise financière générale constatée à la fin du premier trimestre 2009.

Les performances  enregistrées par les indices Charia compatibles ont font clairement une stratégie d’investissement alternative viable et performante, qui s’inscrit dans le respect des principes religieux.

* MSCI World est le principal indice boursier couvrant le monde entier. Calculé quotidiennement par Morgan Stanley Capital International, il est disponible en temps réel sur Bloomberg et Reuters. Il réplique la performance de plus de 1.500 valeurs originaires de 23 pays développés d’Amérique, d’Europe et d’Asie-Océanie.

Lire aussi : Dow Jones Indexes opens first Middle East office

Add to FacebookAdd to DiggAdd to Del.icio.usAdd to StumbleuponAdd to RedditAdd to BlinklistAdd to Ma.gnoliaAdd to TechnoratiAdd to FurlAdd to Newsvine

Shari’ah indices still outperforming conventional counterparts

The report, ‘Shari’ah Investing: Creating a Track Record’ is published quarterly by SEI Investments (Middle East) and compares the Dow Jones Islamic World Index (DJIW) and the MSCI World. The latest Shariah investment report shows Shariah indices are still outperforming their conventional counterparts, despite a broad market pick up and a financial rally at the end of the Q1 2009.

In a series of papers from SEI Investments, issued 3 June 2009, SEI highlights the continued strength of the Shari’ah investing versus its conventional counterpart. Shari’ah investing has clearly shown a track record that makes it a strong and viable alternative investment approach, while in compliance with religious principles.

The report analyzes the performance through the first four months of 2009, and shows that despite a strong financials rally in March and April, the losses experiences by the MSCI in January and February were not enough to beat the less volatile Shari’ah index through this period. Hence the outperformance of Shari’ah relative to conventional widen further in the first four months of 2009.

Other findings highlighted that whilst volatility is falling it remains high and as a result, SEI does not anticipate seeing Shari’ah indices losing some of that outperformance just yet.

Looking further forward, SEI does expect that Shari’ah will begin to loose some of outperformance; however what the last nine quarters have shown us is that Shari’ah investing is a strong and viable alternative investment approach.

Source : CPI Financial

 
Poster un commentaire

Publié par le juin 8, 2009 dans Bourse

 

Étiquettes : , , ,

Quel est le point de vue de l’Islam sur les investissements en bourse ?

investir en bourse halal ou haram

Les objectifs des transactions sur le marché boursier se divisent d’un point de vue économique entre l’investissement et la spéculation. Le jugement de la Charia n’est pas le même selon l’objectif recherché. Dans la mesure où l’investissement en bourse nécessite la présence d’un vendeur, d’un acheteur et d’un intermédiaire (courtier), le caractère halal d’un placement en Bourse dépend du comportement de l’ensemble de ces acteurs.

Il faut tout d’abord éliminer de cette analyse tous les titres financiers à revenu garanti, telles que les obligations, qui sont évidemment haram puisqu’elles ne constituent qu’une fraction d’un emprunt assimilable au crédit à intérêt (riba). De même les placements dans les OPCVM obligataires, tout autant que ceux diversifiés (basés sur des actions et des obligations) ne sont pas autorisés par la Charia.

Si quelqu’un achète des actions d’une société exerçant une activité halal, en étant motivé par l’intention d’investir son argent en vue de contribuer aux activités de la société et obtenir une part des profits, alors il n’enfreint pas la Charia.

Il n’y a pas de mal non plus pour lui s’il revend ses actions lorsque leur valeur boursière augmente avant de recevoir les dividendes réguliers, préférant sortir de cette activité en ayant réalisé une plus value sur le capital investi. Certains avis considèrent que même la spéculation dans le marché boursier est correcte selon la Charia à condition toutefois que l’intention de l’acheteur soit de contribuer à une activité visant à accroître ses actifs de façon halal.

Pour autant, l’achat et la revente d’actions, pour être validés par la loi islamique, doivent satisfaire à des conditions. La première est que l’activité principale de la société doit être licite. Par exemple, sont exclues les sociétés dont l’activité et les revenus sont liés aux services bancaires, aux industries de l’alcool, du tabac, des produits à base de porc, etc.

L’Islam n’autorisant pas la vente d’une dette, une autre condition impose au musulman de conserver ses actions, tant que le capital collecté par l’entreprise par le biais de l’émission d’action n’a pas encore été investi dans du matériel ou des marchandises. De fait, il n’est pas permis de revendre l’action avant cette échéance, combien même sa cotation varierait à la hausse ou à la baisse.

L’Islam interdit de revendre quelque chose que l’on ne possède pas : de ce fait le musulman ne peut revendre les actions qu’il achète tant que celles-ci ne sont pas entrées complètement en sa possession. De la même manière il ne peut investir dans une institution, ou un instrument financier, qui pratiquent la vente d’actions à découvert.

En ce qui concerne les entreprises ayant une activité de base licite, mais effectuant occasionnellement des opérations interdites (comme le recours à des emprunts à intérêt par exemple), les avis diffèrent. La prudence religieuse (taqwa) voudrait qu’on évite d’investir dans ces entreprises. Cependant, certains Shouyoukhs (jurisconsultes) estiment qu’il est permis d’être actionnaire dans ces d’entreprises, sous réserve de satisfaire à deux conditions. D’une part, et selon le Mufti Taqi Ousmâni, l’investisseur doit nécessairement signifier à l’entreprise, par écrit, qu’il ne cautionne pas ses agissements. Certes, cette désapprobation ne sera, vraisemblablement, pas prise en considération. Mais le Mufti explique qu’en agissant ainsi, l’intéressé aura dégagé sa responsabilité religieuse. D’autre part, après avoir perçu des dividendes, l’actionnaire devra en verser la part illicite aux nécessiteux. Un pourcentage, équivalent à la proportion de chiffre d’affaires illicite, devra être retranché du dividende. Cette exception ne fait cependant pas l’unanimité dans la communauté des Shouyoukhs (Scholars).

Les gestionnaires ne sont tenus de communiquer la liste des titres constituant leurs fonds qu’à l’occasion des publications annuelles, qui ne reflètent que la situation relative à un instant donné. Ne connaissant pas les entreprises constituant le fonds, l’investisseur ne pourra être fixé sur la licéité de leur activité.

Il ressort de ce qui précède que la seule véritable garantie pour investir en bourse de manière halal est d’investir dans les actions d’une société ou d’un instrument financier (SICAV, OPCVM, PEA, Sukuk, etc.) validés par un Sharia Board et soumis à des contrôles périodiques de conformité à la Charia… sans oublier de payer sa Zakat sur les actions détenues. Le passage par un courtier spécialisé dans les produits compatibles avec la Charia est recommandé.

RIBH

 
89 Commentaires

Publié par le décembre 18, 2007 dans Bourse

 

Étiquettes : , , , , , , , , , , , ,