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Archives de Catégorie: Microfinance

Tunisie : la Banque Zitouna se lance dans la microfinance islamique

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  • La Banque Islamique de Développement (BID) acquiert 21% du capital de Banque Zitouna.
  • Un partenariat stratégique pour la création d’une société de microfinance islamique.
  • Zitouna Takaful interviendra dans le domaine de la micro-assurance islamique.

La Banque Zitouna et la Banque Islamique de Développement (BID) ont signé aujourd’hui à Tunis un protocole d’accord stratégique relatif à la coopération bilatérale, à travers notamment la création d’une société de microfinance islamique.

Cet accord se traduit par l’entrée de la BID à hauteur de 21% dans le capital de Banque Zitouna, suite à l’augmentation du capital de celle-ci.

Le capital de la société de microfinance islamique devrait être de 12 à 15 millions DT. Il sera détenu par la Banque Zitouna à hauteur de 35%, Zitouna Takaful à hauteur de 15%, la BID, et International Finance Corporation (IFC ou SFI en français, filiale du groupe Banque Mondial dédiée au secteur privé), et La Poste tunisienne. La part de l’Etat tunisien dans le capital de la banque Zitouna régresse pour passer de 87% à 65%. Par ailleurs, 10% du capital de Banque Zitouna seront introduits prochainement à la Bourse de Tunis.

Concernant la contribution potentielle du groupe de la Banque Zitouna et de cette nouvelle société de micro-finance dans le financement des petits projets, Taoufik Lachheb, DGA de Banque Zitouna évoque l’organisation en mars 2014 par l’Association Tunisienne d’Economie Islamique – ASTECIS d’un symposium dédié à ce thème. Cette rencontre a mis en relief le fait que la microfinance islamique peut réellement contribuer à transformer des populations assistées en des populations autonomes et que cette “capacitation” peut énormément contribuer à la création d’emplois.

La nouvelle société de microfinance islamique proposera plusieurs types de produits financiers, mais retiendra principalement l’approche participative. « Le principe consiste à rassembler un grand nombre d’artisans en consortium, et de créer pour eux des structures dédiées qui fonctionnent en amont et en aval. En amont: on leur fournit les intrants, les conseils, l’expertise et les ingénieurs qui les accompagnent et qui leur apprennent le process; et en aval, on met en place des structures qui achètent le produit, qui font le packaging et mettent en place la stratégie marketing.

Il y a des exemples de femmes qui font le couscous Diari, ou el malssouka, et qui n’arrivent même pas à vendre leurs produits dans leurs propres quartiers. Grâce à ces nouveaux montages financiers et managériaux, on peut réussir à écouler les produits du terroir jusqu’en France ou même au Canada, transport aérien aidant.

C’est l’un des instruments les plus efficaces qui pourraient lutter contre la précarité et le chômage dans notre pays, et nous n’épargneront aucun effort pour le développer et l’encourager sur tout le territoire national ».

Le lancement de l’offre est prévu pour juin 2014, en partenariat avec Zitouna Takaful pour le volet micro-assurance islamique.

RIBH

Programme du Symposium de Microfinance Islamique – 5 & 6 mars 2014

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Publié par le avril 7, 2014 dans Microfinance, Tunisie

 

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Kassb : une société de financement spécialisée dans la microfinance islamique au Maroc

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Le secteur du microcrédit s’apprête à accueillir un nouvel opérateur. Ce n’est pas une nouvelle association, mais une société de financement spécialisée dans la microfinance islamique initiée par Mohammed El Haitamy, un ancien d’Al Amana microfinance, la première association de microcrédit au Maroc, où il a grimpé en quelques années de simple cadre financier à directeur de plusieurs pôles avant de siéger dans son directoire.

Actuellement directeur associé d’un cabinet de conseil en microfinance et accompagnement des TPE, le porteur du projet Kassb (littéralement gain) commencera à démarcher les investisseurs institutionnels dès la rentrée prochaine. Son objectif est de réunir un tour de table hors pair.

Armé d’un business plan bien ficelé auquel Le Matin Eco a eu accès, il enchaîne les réunions depuis plus d’un an au Maroc et à l’étranger. Il a déjà rencontré, de façon formelle ou informelle, l’Agence française de développement/Proparco, la Société financière internationale, la Banque islamique de développement, la Banque africaine de développement, la Banque européenne d’investissement… Il précise : «mon objectif était de sonder leur appétit et leur prédisposition à s’associer au projet». Dès la rentrée prochaine, El Haitamy compte passer à l’étape suivante : recruter les investisseurs qui vont composer le tour de table de la société. Le promoteur affirme avoir reçu un feed-back positif et encourageant au terme de sa tournée. Au point qu’il a une idée claire des futurs associés. Il souhaite faire adhérer au projet au moins une institution publique, une institution financière internationale, une institution financière marocaine et une agence de développement. Ce sont bien sûr des investisseurs qui répondent aux exigences de la réglementation financière marocaine, dont la politique d’investissement et le fonctionnement cadrent avec celles de Kassb.

Pour démarrer, El Haitamy vise des fonds propres de l’ordre de 60 millions de dirhams. Ce n’est qu’à partir de la deuxième année qu’il prévoit de faire appel à d’autres sources, notamment la Moudaraba sans écarter les autres alternatives de financement. «Pour le refinancement de Kassb, il n’y a pas de restrictions, bien sûr à la lumière de ce qui est permis par les lois en vigueur», fait-il savoir.

Cinq ans après son démarrage, la société table sur plus de 300.000 clients actifs, soit l’équivalent de 10% de part de marché potentiel de la microfinance. Le nombre des agences sera d’environ 250, pour un effectif devant avoisiner les 2.000 salariés. Autre indicateur évoquant l’ambition affichée par l’ancien membre dirigeant d’Al Amana, le coefficient d’exploitation. Il serait de l’ordre de 50%, contre plus de 400% lors du démarrage. Côté produits, Kassb joue la carte de la complémentarité avec l’offre existante des associations de microcrédit. Son business plan table en effet sur la Mourabaha et l’Ijara.

La première année, Mourabaha sera à l’origine de 90% du chiffre d’affaires de la société. «C’est un contrat de vente au prix de revient majoré d’une marge bénéficiaire connue et convenue entre l’acheteur et le vendeur». El Haitamy prévoit de lancer de nouveaux produits encore méconnus du marché marocain à l’instar de Salam, Salam parallèle et Istisnaa. «Notre compétitivité se basera essentiellement sur notre ingénierie produit», explique-t-il. Et c’est là où résiderait la principale clé de succès de Kassb. Le hic ? «Impossible de respecter dès le départ toutes les règles prescrites par la finance islamique concernant les modes opératoires, les procédures, le refinancement, les produits…», nuance El Haitamy, qui est également certifié en finance islamique. «Nous tablons sur une conformité progressive avec la Charia», ajoute-t-il. Pour lui, c’est normal: «même les Charia boards de par le monde donnent des dérogations pour faciliter l’installation de structures de la finance islamique dans des contextes et environnement pas encore prêts». L’essentiel, pour El Haitamy, est que la vision soit déjà tracée : s’acheminer vers un modèle participatif où le partage de risques est le maître mot. Il faut attendre, d’ailleurs, la mise en place de ce modèle, à court, voire à moyen terme, pour que la société possède un autre facteur clé de succès, les tarifs. «A cause des frais de structure, nous aurons du mal à proposer des produits à des tarifs très concurrentiels lors du démarrage», prévient le porteur du projet.

Le modèle classique s’essouffle

La microfinance islamique pourrait bien dynamiser le secteur. D’autant plus que le modèle actuel s’essouffle, selon plusieurs experts. Il est handicapé notamment par la nature de l’offre qui reste monoproduit. «Le secteur ne suit plus les besoins et attentes de la clientèle, ce qui explique la difficulté des associations à recruter de nouveaux clients ces dernières années», confirme Mohammed El Haitamy. L’autre obstacle de taille est la gouvernance de ces structures. «A une certaine taille, le statut d’association n’est plus adapté pour le développement des structures de la microfinance», ajoute-t-il. C’est d’ailleurs pourquoi les grandes associations sont invitées par les autorités financières à changer de statut juridique.

Repères

  • La microfinance islamique réalise un chiffre d’affaires mondial d’un milliard de dollars, avec un taux de croissance annuel de 30%.
  • Au Maroc, le secteur du microcrédit a enregistré une légère reprise à fin mars 2013, traduite par le niveau d’encours (4,67 milliards de DH) et le nombre de clients actifs qui s’élève à 809.084.
  • A fin mars toujours, le secteur compte plus de 1.360 points de vente au niveau national et 4.905 salariés, au lieu de 4.954 un an auparavant.
  • Le taux du portefeuille à risque est passé de 5,68% en 2012 à 6,07% à fin mars 2013.

Source : Redouane Chakir, Le Matin – Syndication : RIBH

 
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Publié par le juillet 12, 2013 dans Maroc, Microfinance

 

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La microfinance islamique arrive au Maroc

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Une société de financement spécialisée dans la microfinance islamique est dans le pipe.

La nouvelle entité portera le nom de Kassb. Ses initiateurs sont essentiellement d’anciens hauts cadres d’associations de microcrédit et à leur tête Mohammed El Haitamy, ex-membre dirigeant de l’association Al Amana microfinance. Ce projet a déjà été présenté à plusieurs hauts responsables gouvernementaux et certains représentants des autorités financières. «Tous nos interlocuteurs n’ont pas exprimé de réserves particulières, ce qu’ils demandent, c’est surtout un tour de table solide, une équipe de management compétente et un business model créateur de valeur ajoutée», fait savoir Mohammed El Haitamy.

Source : Le Matin Eco

 
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Publié par le juillet 6, 2013 dans Maroc, Microfinance

 

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An Islamic Analysis of the Grameen Bank

"Muslims should be at the forefront of microfinance".
Mohamed El Mehdi Zidani

This book analyses the Grameen bank model in depth, describing the key success factors of the Nobel Prize awarded bank.

However the purpose of this book was not only to describe Grameen model, but also to study it from an Islamic perspective. Therefore the book explains to what extent the Grameen Bank contradicts Islamic principles, on an economic and on a social level.

The last part of the book aims at giving alternatives, beyond mere criticism, introducing a new Shari’ah-promoting model: the Positive Circle.

Baraka Editions

Foreword

The Grameen Bank is a microfinance organization and community development bank started in Bangladesh that makes small loans (known as microcredit or Grameen Credit) to the impoverished without requiring collateral. The author has analyzed the functioning and key success factors of the Grameen Bank in an effective manner. He has examined the reasons due to which the functioning of Grameen bank is not Islamic. He has seen the Islamic insides for Microfinancing and compared with the insides of Grameen Bank and developed an approach for alternative model. He has provided excellent examples of alternatives for developing Islamic microfinance models.

This book encompasses important information about Grameen Bank and would provide a reader with complete information about this entity. I assure you that this book will surely help you to understand how an Islamic Microfinance Model can be used as an alternative to provide Microfinance facility to masses.

Muhammad Zubair Mughal
Chief Executive Officer,
AlHuda Centre of Islamic Banking and Economics

 
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Publié par le septembre 6, 2012 dans Microfinance

 

Development of Islamic microfinance in Russia

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At the International Islamic Business and Finance Summit, which took place on 25-26th of June 2009 in Kazan (Russia), IFC Linova presented a model of a Russian Islamic financial system consisting of financial institutes for large, medium and small businesses.

A credit cooperative institution was presented as one of the basic elements of the system, which is aimed at providing deposit and credit services, and small business financing to the public. The institutions can have different forms: credit, consumers’, agricultural, and housing cooperatives.

The main idea of a credit cooperative consists in that funds of the public are pooled in order to manage them in the most effective way to generate profit and meet the needs of the public in obtaining credits, getting commodities or services.

The history of development of credit cooperatives dates back to 1849, when a mayor of a small Bavarian city, Friedrich Raiffeisen, established the first credit cooperative. Today the Movement of Raffeisen includes 90,000 cooperatives in almost 100 countries across the world with around 500 million shareholders and total capital of over US$ 4.3 trillion.

Today the world movement of credit cooperatives is as follows: France – 90% of the population use services of credit cooperatives, USA – 30% of adult population are members of credit cooperatives (9,935 cooperatives with US$ 659 billion in their assets), Ireland – 70% of the population is involved in 534 cooperatives, Poland – 4.5% of the population is involved in credit cooperatives (90 cooperatives and over 1,400 branches with more than US$ 80 million in their assets), Lithuania – 1.2% of the population is involved in 53 credit cooperatives with 53 million euro in their assets.

Before the revolution in 1917 Russia used to take leading positions in the world in the number and diversity of credit cooperative institutions. In 1883 there were 981 small credit institutions, and in 1914 – 13,000 cooperatives with the total number of shareholders of about 8 million people. To date there are some 750 credit consumers’ cooperatives with more than 450,000 shareholders.

In general development of microfinance organizations is supported by governments of the Russian Federation, Republic of Tatarstan, as well as by international public organizations. Thus, during the 72d plenary session of the UN General Assembly on 19th of June 2008 a resolution was adopted on Role of microcredit and microfinance in poverty eradication No63/229, where member states of the United Nations, the Bretton-Wood institutions (World Bank and International Monetary Fund), and regional development banks were invited to support financially and technically in a coordinated manner the efforts of developing countries in capacity-building for microcredit and microfinance institutions.

The Islamic economic model, like the traditional one, has in its store mechanisms of microcrediting: credit cooperatives are well developed in countries such as Egypt, Morocco, Indonesia and Malaysia. This is due to the fact that regulations of activities of a credit cooperative are of optional character – these, unlike banking institutions, can accept deposits and extend loans on interest-free basis, if there are corresponding provisions in their charters.

In the Russian Federation activities of a credit cooperative are regulated by the Civil Code, federal laws on credit and consumer’s cooperatives, agricultural and consumers’ cooperatives, housing cooperatives and consumers’ cooperatives. In addition, there is being prepared a law on credit cooperatives.

Economic activities of a credit cooperative, like of any other financial institution, have 2 lines: funds raising (contributions of members, external borrowings, sponsorship, etc.) and placement of the funds (loans to members, external investments).

Despite the fact that credit cooperatives are microfinance institutions, internal process of their economic activities, like of a banking institution, must be strictly defined. Thus, the management of a credit cooperative in its work should not only be guided by its own experience and the Charter, but follow internal regulations, which define share, debt, investment, dividends, reporting and tax policies of the cooperative.

Disregarding of this requirement will inevitably lead to bankruptcy of a cooperative, with its directors made accountable; this can well be seen if one analyzes activities of financial pyramids, which were just attracting funds, without further placement of the funds to generate profits.

According to the prohibitions under Sharia law, members of a cooperative – shareholders and borrowers – are in fact parties of its investment activities; they share both profits and losses with the cooperative and should be made aware of this before actually becoming members of the cooperative, in order to avoid further claims.

As for Islamic finance principles, these are realized in a cooperative in the following way.

Taking into account restrictions on types of activities of credit cooperatives, which may not extend loans, but to members of the cooperative, may not have a share in the authorized capital of business companies or partnerships, issue or buy emissive securities, and trade or produce – the main Islamic finance instruments of cooperatives are mudaraba, salam, wadiah yad damanah, ijara, qard ul hassan, and securitization of these contracts through sukuk issuance.

According to the aims of a cooperative, contributions of the members can be structured in the way of raising funds into their personal accounts within the cooperative (wadiah) and management of the funds by the cooperative (mudaraba). External borrowing is processed in the same way as mudaraba transactions.

The cooperative uses funds, that are actually placed under its management, to provide interest-free social loans (qard ul hassan) to its members, to invest and finance members’ activities – legal entities (murabaha, salam, ijara). Participation of a cooperative in economically advantageous projects of external companies can be done though issuance of state and municipal bonds (sukuk) under a certain project of the issuer, for example federal programmes, Olympiad, Universiade (World Student Games).

As a requirement under Islamic principles, a Zakat fund is established, contributions to which are made upon general consent of cooperative’s members. Their consent is expressed in a special decision made during a general meeting and is reflected in the Charter.

To perform the abovementioned operations, a detailed elaboration of all the procedures and application of banking technologies is required, as the cooperative becomes kind of a small retail and investment bank, save that it does not perform payment operations.

Undoubtedly, it can be quite challenging for founders of a cooperative and representatives of small business to develop this documentation on their own and ensure its proper execution, as they may lack funds, knowledge and experience. Employment of highly skilled banking personnel is also not available and that increases risks of the microfinance institution.

The way out of the situation consists in outsourcing of the most part of cooperative’s functions – this is encouraged by the existing legislation and makes it possible for nonmembers to perform functions of executive, credit, investment, supervising bodies.

Here, the most optimal scheme for interaction would be commercial concession (franchising), where the franchiser (association, union, cooperative of the second level) forms and grants to the user (cooperative) the right to use trademarks, documentation, technologies, for a remuneration, and provides training to the personnel, as well as organizational, supervising and other services.

As a result there can be formed a two-level federal net of credit cooperatives, where cooperatives of the 1st level perform functions of an operational office, and cooperatives of the 2d level perform the main financial functions – this will help considerably reduce management expenses.

Going back to the problem of the Russian Islamic financial system, raised by IFC Linova during the International Islamic Business and Finance Summit, it should be mentioned that an Islamic credit cooperative can not just work on its own. It needs to have a Sharia board, which can pass a valid resolution, to ensure Sharia-compliance of its activities, a Sharia arbitration to settle disputes, a bank or a non-bank credit organization to perform payment operations, as well as specialized educational institutions to provide training to the personnel, and a mutual insurance company.

Dmitri Shlyakhtin
Director of Legal Department
IFC Linova LLC

About IFC Linova – Islamic finance consulting
Established in 2006 and based in Kazan, Russian Federation, IFC Linova is one the first companies in Russia and CIS countries to carry out activities in the area of Islamic finance. The main objective of IFC ‘Linova’ consists in providing of quality consulting services in Islamic finance: development of Islamic financial products based on local legislation, development of business-models for financial institutions to operate in accordance with Islamic principles in the territory of Russian Federation and CIS countries. An important business activity of the company is giving assistance in attraction and allocation of investments in accordance with Islamic principles in the territory of Russian Federation and CIS countries.

About Kazan
Kazan is the capital of the Republic of Tatarstan and one of the biggest economical, scientific and cultural centres of Russia. Historically, Kazan is considered to be the northernmost Muslim centre of the world, having replaced in this respect the city Bolgar in the 15th century. The defining feature of the city’s life is a peaceful, creative co-existence of representatives of different confessions and nationalities. Kazan is a multi-confessional city. There are 52 mosques, orthodox churches, a lutheran church, a catholic chapel, a synagogue and other religious organizations. It occupies the territory of 425,3 square kilometers and has the population of 1,11 million people, represented by more than 101 nationalities.

Read also: Islamic Banking International Conference – Moscow 2009

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Publié par le août 24, 2009 dans Microfinance, Russia

 

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Microfinance islamique en Afrique : financer l’agriculture pour assurer la sécurité alimentaire

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La 4ème Conférence Panafricaine sur la Microfinance qui s’est tenue à Ouagadougou (Burkina Faso) du 7 au 10 juillet 2009 met la microfinance au coeur de la sécurité alimentaire et du développement de l’agriculture.

La microfinance se destine un nouvel avenir malgré un contexte de hautes turbulences, la crise financière mondiale ayant sévèrement secoué le secteur.

Microfinance et sécurité alimentaire, gestion des garanties dans le financement de l’agriculture et du monde rural, révision des coûts des transactions pour une offre plus efficiente de services financiers aux clients défavorisés à faibles revenus, introduction de nouvelles technologies dans l’offre financière, culture de la transparence et du professionnalisme, adoption d’une réglementation incitative, financement de l’agriculture, relecture des taux d’usure, défiscalisation… sont les principaux axes d’intervention exposés.

«On ne peut pas lutter contre la pauvreté en distribuant des subventions ou en vivant de l’aide des ONG; il faut permettre aux gens de travailler suivant leur intelligence, leur créativité. Souvent, ce qui manque, c’est un petit soutien, et c’est ce que la micro-finance fait», explique Soumaïla Cissé, président de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).

«Dans les zones rurales, les institutions de micro-finance (IMF) financent la consommation, à travers de petits prêts qui ne sont pas destinés à l’achat d’engrais, de pesticides, etc. Ces crédits à court terme ne sont pas des prêts d’investissement», explique Rasmané Ouédraogo, consultant en microfinance. Financer l’agriculture impose dorénavant aux IMF de disposer de ressources à moyen terme. Des recommandations ont ainsi été faites pour que les Etats et les banques centrales dotent les IMF de ressources longues en vue de pouvoir faire face aux investissements agricoles.

La micro-finance devrait investir dans le long terme

Selon Ouédraogo, pour mieux lutter contre la pauvreté, les IMF doivent cesser de financer la consommation et octroyer des crédits à long terme. «La microfinance largement implantée en milieu rural ne finance pas l’agriculture parce que les IMF ne disposent pas de ressources à moyen et long terme pour financer des investissements devant impulser une plus grande croissance de la production agricole.»

Si hier, les institutions de microfinance voyaient dans les banques un concurrent dans le financement des petites et moyennes entreprises sur le continent, aujourd’hui, banquiers et praticiens du microcrédit ont décidé de parler de complémentarité notamment dans le financement de l’agriculture.

Il s’agit aussi de trouver la meilleure formule de gestion des garanties dans le financement du monde rural qui peut être améliorée notablement grâce au renforcement de la sécurité foncière et à la mise en place de nouvelles formes de sûreté comme le nantissement des récoltes.

Les débats ont porté sur le rôle du secteur face à la crise financière internationale et l’impact de celle-ci sur la microfinance. Selon M. Ouédraogo, il ne fait aucun doute que «la crise a beaucoup touché les institutions au Nord ». Dans nos pays, dit-il, il y a une réduction d’environ 25 % des flux financiers. « Les IMF ne collectent plus autant d’épargne que par le passé. Les ressources collectées sont consommées immédiatement et il n’y a plus de financement pour soutenir la production.»

La conférence a estimé qu’une appréciation de la qualité des performances des IMF par des sociétés de notation leur permettrait d’être fiables pour obtenir des financements de sociétés indépendantes.

L’Afrique doit se tourner vers la microfinance islamique

Selon Mouhamed Diakité, Expert en Finance et en Intelligence Economique, la microfinance islamique qui présente des relations plus solidaires entre emprunteurs et épargnants,  pourrait être une véritable opportunité pour l’Afrique.

La stratégie de mise en place de la micro-finance islamique en Afrique se décline en quatre axes principaux : l’aménagement du cadre juridique, le renforcement des capacités des acteurs et la valorisation de l’expertise locale, l’amélioration de l’information sur le secteur (modernisation des systèmes d’information de gestion) et l’accroissement de l’efficacité des mécanismes de surveillance interne et externe.

Avec l’adaptation de la règlementation, la création des Sharias Boards et une bonne vulgarisation par la communication, les instruments de la finance islamique pourraient donner à la microfinance classique en Afrique le souffle qui lui manque tant pour atteindre le plus grand nombre.

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Publié par le juillet 27, 2009 dans Afrique, Microfinance

 

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