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Archives de Catégorie: Algérie

Finance islamique : comment fonctionne le compte d’épargne halal des banques participatives ?

Compte d'épargne halal

Les comptes d’épargne sont proposés par les banques islamiques ou participatives à leurs clients sous forme de dépôts d’investissement. Le client déposant autorise la banque à investir son argent selon la technique de Moudaraba dans des actifs détenus par la banque dans un portefeuille d’investissement. Le client peut déposer ou retirer son argent à tout moment.

Partage des pertes et des profits

Dans cette relation commerciale, le client déposant a le statut de Rab-al-maal (détenteur de capital) et la banque intervient en qualité de Moudarib. La rémunération des dépôts dépend de la rentabilité réelle du portefeuille d’investissement. Pour que son placement soit halal, le client ne peut pas percevoir un intérêt ou un bénéfice fixé d’avance. Cependant la banque indique généralement à sa clientèle un taux de rendement envisagé.

L’épargne est rémunérée par un bénéfice sur le capital investi, moins la commission de la banque qui prélève un pourcentage du bénéfice selon un ratio convenu d’avance, par exemple 70% du bénéfice pour le client et 30% pour la banque. Le capital investi par le client n’est pas garanti, sauf en cas de faute de gestion avérée au niveau de la banque En cas de perte, celle-ci est répercutée sur le client.

Lissage des profits

Le risque existe lorsqu’une banque islamique n’assure pas une rentabilité suffisante aux détenteurs de ces comptes. Ceux-ci comparent la rémunération qui leur est attribuée à celle des banques concurrentes et en conséquence retirent leurs fonds provocant ainsi un grand risque d’illiquidité pour la banque. C’est ce qu’on appelle un risque commercial déplacé.

« Face à ce risque, les banques islamiques ont développé des techniques originales de lissage des revenus sur les comptes d’investissement participatifs. Les techniques de lissage des taux de rendement reposent principalement sur le transfert de revenu en faveur des titulaires de comptes d’investissement et la mise en place de réserves.

La banque islamique peut être amenée à faire varier le ratio de partage du profit, réduisant ainsi sa rémunération en tant que Moudarib (gérante des fonds d’investissement). En effet, la part des profits de la banque déterminée initialement est la part maximale, alors que la part distribuée réellement varie d’une période à une autre en fonction du taux de rendement réel. La banque islamique peut réduire ou même abandonner sa commission de Moudarib au-dessous de la part contractée et attribuer temporairement de faibles bénéfices ou de plus grandes pertes aux actionnaires et ce, au profit des titulaires des comptes d’investissement. Elle atténue ainsi l’impact d’un faible rendement sur les dépôts d’investissement et évite un retrait massif des fonds.

La banque islamique peut prélever des réserves à partir des profits attribuables aux titulaires des comptes d’investissement et aux actionnaires. Elle peut inclure une clause dans les termes du contrat, donnant le droit à la banque islamique de retenir une certaine proportion du profit attribuable aux titulaires des comptes d’investissement.

Au niveau prudentiel, l’estimation de la charge de capital additionnelle liée au risque commercial déplacé est basée sur une estimation globale de l’autorité de régulation, indépendamment des caractéristiques spécifiques de chaque banque islamique sur le marché (exposition aux risques, nature des portefeuilles clients, pratiques de lissage des rendements sur les comptes d’investissement, etc.). Développer leur propre modèle interne pour quantifier la charge de capital additionnel pour le risque commercial déplacé, serait la meilleure solution pour les banques islamiques.» (*)

Sur le même sujet :

(*) Le risque lié aux comptes d’investissement participatifs : un risque propre aux banques islamiques. Kaouther Toumi, Jean-Laurent Viviani.

Source : Le Journal de la Finance Islamique

© RIBH. Reproduction de l’article autorisée sous réserve de conserver les liens et la signature ci-dessus.

 
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Publié par le novembre 9, 2016 dans Algérie, Maroc, Tunisie

 

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Banque islamique en Algérie : Al Salam Bank Algeria développe son offre d’épargne et d’investissement

Al Salam Bank Algeria compte d'épargne et investissement

Deuxième banque islamique en Algérie, Al Salam Bank a enregistré en un an une croissance spectaculaire des dépôts de sa clientèle. Le total des dépôts a augmenté de 39% entre septembre 2015 et septembre 2016. Ces résultats remarquables en matière de collecte de l’épargne, sont le fruit d’un travail soutenu de marketing et d’actions ciblées sur le terrain.

Les produits d’épargne proposés par Al Salam Bank Algeria sont basés sur des contrats Moudharaba à travers laquelle des rémunérations trimestrielles sont distribuées pour les dépôts utilisés à des fins d’investissement. Les comptes d’investissement permettent aux particuliers et aux sociétés de placer leur argent pour une durée de 3 à 60 mois et de recevoir un pourcentage des bénéfices des projets financés par la banque.

La même possibilité est accordée aux détenteurs du livret d’épargne Oumniyati, dont la rémunération a atteint un taux moyen de 2,98% au troisième trimestre 2016.

A la faveur du retour du crédit à la consommation autorisé par les autorités, Al Salam Bank Algeria propose l’offre Al Salam Taysir pour l’acquisition de biens produit en Algérie.

La relance du crédit immobilier “Dar Al Salam” avec des modes de financement variés est également prévue.

Pour accompagner cette croissance, le développement du réseau d’agences se poursuit. Il devrait doubler pour passer de sept (avec celle de Constantine en phase d’ouverture) à 14 fin 2017.

Source : Le Journal de la Finance Islamique

© RIBH. Reproduction de l’article autorisée sous réserve de conserver les liens et la signature ci-dessus.

Réseau d’agences Al Salam Bank en Algérie (2016)

Agence Al Salam Bank

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Publié par le octobre 27, 2016 dans Algérie

 

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Finance islamique : la Banque Al Baraka d’Algérie relance le crédit automobile

Banque Al Baraka

Avec la réintroduction début 2016 du crédit à la consommation pour financer l’acquisition de produits locaux, de nombreux établissements bancaires algériens se lancent désormais dans ce créneau, à l’instar de la banque privée Al Baraka d’Algérie, qui a mis en place une nouvelle structure dédiée spécifiquement à ce type de financement.

«Depuis mars dernier, nous avons déjà collecté quelque 3000 dossiers de demande de crédit automobile à travers nos agences et nous avons financé 1400 clients pour un montant global de plus de 1,3 milliard de dinars», affirme le directeur marketing d’Al Baraka, Saïd Karim. Dans un premier temps, indique-t-il, «nous avons choisi de nous concentrer sur le crédit automobile en accordant des financements à hauteur de 900 000 DA par client pour l’acquisition de véhicules Renault fabriqués localement.

Dans les semaines à venir, nous étendrons ces financements à d’autres catégories de produits, notamment les meubles et l’électroménager, en engageant au préalable des conventions de crédit avec les structures chargées des œuvres sociales au sein d’institutions et d’entreprises publiques et privées». Interrogé sur les conditions de financement que propose la banque à ses clients sur ces nouveaux crédits à la consommation, Saïd Karim souligne qu’Al Baraka offre des produits qui obéissent d’abord aux principes du banking islamique qui, affirme-t-il, sont très sollicités par la clientèle.

Aussi, précise-t-il, pour le crédit automobile, la banque propose un taux de marge effectif total de 9% qui englobe tous les frais et commissions, y compris ceux liés à l’assurance. Aujourd’hui grâce à l’expérience acquise, cette banque peut répondre rapidement aux demandeurs de crédit à la consommation.  “Quand un client se présente au niveau de l’agence Al Baraka, il a l’information immédiatement, s’il est éligible ou pas, à quelle hauteur il est éligible, l’apport personnel et les mensualités à payer. Si le dossier est complet, la décision est prise dans les trois jours qui suivent le dépôt. Le délai peut aller jusqu’à 5 jours en cas de forte demande”, a affirmé M. Saïd Karim, évoquant parfois le problème de disponibilité.

La banque compte étendre le crédit à la consommation aux autres produits éligibles à ce type de financement comme l’électroménager, les meubles… durant le deuxième semestre 2016. La banque Al Baraka Algérie semble avoir capitalisé son expérience dans le financement du crédit à la consommation. Pour rappel, cet établissement financier a été leader dans le crédit automobile, dans sa première version, avant son interdiction par le gouvernement.

D’après El Watan & Liberté Algérie – Synthèse : RIBH

Source : Le Journal de la Finance Islamique

© RIBH. Reproduction de l’article autorisée sous réserve de conserver les liens et la signature ci-dessus.

 
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Publié par le juillet 23, 2016 dans Algérie

 

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Lachemi Siagh : la finance islamique constitue un gisement non négligeable pour l’Algérie

Le sukuk, équivalent islamique du financement obligataire pour les entreprises, reste l’instrument le plus attractif pour collecter l’épargne, selon Lachemi Siagh qui souligne que cet instrument est le meilleur moyen de financer les projets étatiques.

L’expert souligne toutefois que le développement en Algérie de cet instrument de la finance islamique, à mi-chemin entre l’action et l’obligation, nécessite un ancrage juridique et la mise en place d’un cadre réglementaire adapté.

Le Journal de la finance islamique

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Publié par le octobre 7, 2015 dans Algérie

 

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Finance islamique : l’Algérie veut développer les produits d’épargne halal

finance islamique

Selon le ministre algérien des finances, un nouveau produit bancaire qui rémunère l’épargne par une marge commerciale – et non par l’intérêt interdit en Islam – sera disponible auprès des banques algériennes.

La chute des prix du pétrole impacte sérieusement les finances de l’Algérie. Le recul des recettes du pays, qui est de l’ordre de 35 milliards de dollars en 2015, nécessite une réelle remise en cause des solutions déjà appliquées pour relancer l’économie nationale.

Selon le ministre des Finances, Abderrahmane Benkhalfa, les autorités financières veulent désormais recourir à la finance islamique afin de persuader les détenteurs d’intégrer leurs fonds dans le circuit bancaire. Ce nouveau produit financier islamique va rémunérer les dépôts par une marge bénéficiaire qui sera générée en participant au financement d’activités économiques.

Le ministre a annoncé que ce produit bancaire sera disponible à partir d’octobre 2015, notamment au profit des citoyens algériens ayant déposé leurs fonds informels auprès des banques dans le cadre de la conformité fiscale volontaire.

L’opération de mise en conformité fiscale volontaire, prévue par la loi de finances complémentaire – LFC 2015, est destinée à drainer les fonds informels dans la sphère bancaire. Dans son article 43, la LFC institue un programme de conformité fiscale volontaire en précisant que les sommes déposées, dans ce cadre, auprès des banques, par toute personne, quelle que soit sa situation, font l’objet d’une taxation forfaitaire libératoire au taux de 7%. La même disposition de la LFC fixe au 31 décembre 2016 la date limite de mise en oeuvre de ce dispositif. A l’issue de cette période, les personnes disposant de fonds éligibles à ce programme et n’y ayant pas souscrit, feront l’objet de redressements dans les conditions de droit commun avec l’application des pénalités et sanctions prévues en la matière.

En Algérie, la loi sur la monnaie et le crédit autorise, certes, les opérations d’investissement et de commerce conformes aux préceptes de la loi islamique (charia), mais ne les a pas clairement définies en tant que catégorie spécifique de financement.

Depuis 1991, lors de l’agrément de la première banque privée, spécialisée dans ce financement, à savoir Al Baraka Bank, les autorités financières ont déjà autorisé des institutions à exercer une activité de finance islamique, mais ce marché demeure à l’état embryonnaire et représente seulement 1,5% du système financier national et près de 15% des banques privées. Le nombre de banques et établissements agréés, depuis, se comptent sur les doigts d’une seule main : trois banques : Al Baraka Bank Algérie, Al Salam Algérie et Gulf Bank Algeria, ainsi qu’une compagnie d’assurance : Salama Assurances Algérie.

Le ministre algérien des finances n’a pas donné plus de détails sur ce nouveau produit financier islamique, mais celui-ci pourrait en principe prendre la forme d’un compte d’épargne, de bons de caisse ou de comptes de dépôts participatifs basés sur la technique de Moudharaba, similaires à ceux proposé par la Banque Al Baraka d’Algérie ou la Banque Zitouna en Tunisie.

  • La Banque Al Baraka d’Algérie propose un livret épargne conforme à la Chari’a destiné aux particuliers et rémunéré sur la base du solde moyen annuel à travers des profits générés par les opérations de financement engagées par la Banque. Le livret d’épargne permet les opérations de dépôts et de retraits d’espèces.
  • Les bons de caisse et les comptes de dépôt participatifs de la banque Al Baraka d’Algérie sont accessibles aussi bien aux personnes morales que physiques (entreprises, professionnels et particuliers). L’argent est investi dans des opérations et des projets divers et le bon de caisse est rémunéré à la fin de chaque période en fonction des profits générés par les investissements engagés. Les bons de caisses peuvent être souscrits pour une durée de 3 mois à 60 mois et plus. La souscription des Bons peut être nominative ou anonyme.

Quoiqu’il en soit, le succès du lancement de ce nouveau produit d’épargne halal, et sa distribution à grande échelle à travers l’ensemble du réseau bancaire algérien, est tributaire d’une campagne de communication efficace auprès des particuliers, accompagnée d’un effort de formation des agents des banques appelés à proposer ce produit aux épargnants.

RIBH

AlgerParis Dossier spécial finance islamique

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Publié par le septembre 21, 2015 dans Algérie

 

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L’Executive Master en Finance Islamique de Paris Dauphine enseigné à Alger par MDI-Business School

MDI-Alger-Executive-Master-Finance-Islamique-Paris-Dauphine

Depuis le début de l’année 2015, il est devenu possible d’effectuer l’Exécutive Master “Principes et Pratiques de la Finance Islamique” de l’université Paris Dauphine à MDI Alger. Le master est consacré aux métiers de la banque, de la finance et de l’assurance et de la gestion d’actifs tels qu’ils sont mis en pratique par les institutions de finance islamique. Le diplôme est délivré par l’Université Paris Dauphine.

Créé en 1996, MDI Alger Business School est le premier établissement privé d’enseignement supérieur de gestion en Algérie. MDI Alger poursuit une politique de partenariat avec des universités prestigieuses et des business schools inernationales pour offrir des enseignements innovants dans les domaines du management.

Il s’agit d’une formation d’excellence destinée aux professionnels et aux étudiants désireux de travailler dans l’industrie financière islamique, ou encore les institutions conventionnelles disposant de guichets islamiques. L’objectif est de comprendre et maîtriser les concepts, et techniques employés par la finance islamique pour structurer des produits en parfait accord avec les préceptes de l’islam.

La finance islamique n’a pas vocation à s’adresser seulement au monde musulman. En effet, la finance islamique prône un partage équitable des pertes et des bénéfices entre les parties contractantes. Autant de valeurs qui suscitent l’intérêt de la scène de la finance mondiale, surtout en cette période de morosité économique où la crise de la dette montre les limites du système financier actuel.

MDI a des projets d’extension et a obtenu en 2012 l’accord du Conseil national de l’investissement pour construire une école à la ville nouvelle de Sidi Abdellah, près d’Alger, pour 7 millions d’euros, avec une capacité de 1 200 étudiants.

RIBH

Date des sélections : 8 février 2015
Début de la formation : 21 février 2015

MDI Alger Business School
19, Rue Mohamed Boudiaf, Chéraga, 16002, Alger, Algérie.
Tél. : 213.21 364 163 / 213.21 364 165
Fax : 213.21 364 172
Email : info@mdi-alger.com

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Publié par le février 2, 2015 dans Algérie, Formations