Le modèle marocain de banque participative est inédit et visionnaire (BNP Paribas)

BNP Paribas

En marge d’une visite d’affaires au Maroc, le président du Conseil d’administration du groupe BNP Parisbas, Jean Lemierre a accordé un long entretien au journal Le Matin à l’occasion duquel il a notamment exprimé son optimisme pour le succès des banques participatives (islamiques) au Maroc après leur récente autorisation par Bank Al-Maghrib.

Qualifiant le modèle marocain d’inédit et visionnaire, le président du Groupe BNP Paribas a estimé que trois facteurs militent en faveur de la réussite de ce projet :

  • D’abord la fixation d’un cadre et des règles du jeu par les autorités monétaires, car dans d’autres marchés, ce cadre n’a pas été fixé, ce qui a occasionné des abus et des zones d’ombre.
  • Ensuite, c’est la volonté de permettre à tous d’accéder à des services bancaires et de financement, conformes à leurs convictions.
  • Enfin, l’augmentation du taux de bancarisation, l’inclusion financière de populations jusqu’alors exclues et l’injection de la monnaie thésaurisée dans le circuit financier, qui permettront une meilleure allocation des ressources et une amélioration du financement de l’économie.

Relayant M. Lemierre sur ce sujet, le président du directoire de la BMCI – BNP Paribas, M. Laurent Dupuch, a indiqué que les activités de banque participative seront lancées début 2018 par la banque sous forme de fenêtre, avec toutefois une “Muraille de Chine” avec les activités classiques pour une étanchéité parfaite entre les opérations participatives et conventionnelles.

Cette activité de banque participative sera lancée sous l’enseigne BMCI Najmah et bénéficiera du savoir-faire de sa maison-mère qui exerce cette activité depuis longtemps, notamment en Afrique et au Moyen-Orient.

Déjà présente à Casablanca Finance City à travers ses activités de traitement informatique, BNP Paribas a décidé d’installer à Casablanca ses équipes de Banque d’investissement, ses équipes d’audit et de contrôle interne qui couvriront les filiales africaines, enfin les équipes de consulting interne, d’organisation et de ré-engineering des systèmes d’information. Pour ce faire, il est prévu le recrutement, dans les deux années à venir, de 200 ingénieurs marocains qui s’ajouteront aux effectifs déjà existants. Pourquoi le choix de Casablanca ? Deux raisons principales : Casablanca est un hub intéressant doté de voies de transport et de communication. La deuxième raison est la disponibilité de compétences qui n’ont rien à envier à leurs homologues européennes.

Syndication : Le Matin – Rewriting : RIBH, le Journal de la Finance Islamique

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