RSS

La finance islamique exposée comme une alternative viable au système financier conventionnel

04 Mar

5wief



Le premier ministre marocain Abbas El Fassi, le président indonésien Susilo Bambang Yudhoyono, et le Premier ministre malaisien

Les participants au Forum économique islamique mondial ont fait l’éloge des principes de la finance islamique qui interdit les transactions ayant recours à l’intérêt et à la spéculation.

La finance et la banque islamiques doivent être développées comme une alternative au modèle financier de Wall Street, discrédité par la crise mondiale, ont estimé les participants du Forum économique islamique mondial (WIEF) qui s’est achevé mercredi 4 mars 2009 à Jakarta en Indonésie.

Dans une déclaration finale, le Forum a appelé à « la promotion de la finance islamique en tant qu’alternative viable au système financier conventionnel ». Il a notamment demandé « aux gouvernements et aux banques islamiques de développer les micro-crédits conformes à la charia », la loi islamique, pour en faire bénéficier les entreprises des pays en voie de développement.

« La déclaration contient une série de propositions qui, si elles sont largement appliquées, entraîneront des changements importants pour le monde musulman comme non-musulman », a déclaré le président de la Fondation du WIEF, Tun Musa Hitam.

La 5è édition du Forum a réuni depuis lundi quelque 1.500 représentants de 38 pays et des hommes d’affaires et investisseurs. Nombre d’entre eux ont mis en cause le système financier actuel, présenté symboliquement comme celui de « Wall Street », dans la crise mondiale. Contre « l’avidité débridée » du marché, selon le Premier ministre malaisien Abdullah Ahmad Badawi, ils ont fait l’éloge des principes de la finance islamique qui interdit les transactions ayant recours à l’intérêt et à la spéculation.

La Banque islamique de développement (IDB) a été appelée à jouer un rôle moteur pour sa promotion alors que les encours de la finance islamique sont estimés entre 700 millions et un milliard de dollars. Le Forum a également appelé, dans sa déclaration, à maintenir l’élan pour l’ouverture des marchés face à la tentation du protectionnisme. « Tout le monde serait perdant dans une guerre commerciale », a averti le président indonésien Susilo Bambang Yudhoyono.

Source : NouvelObs.com, 04/03/2009

 
7 Commentaires

Publié par le mars 4, 2009 dans International

 

Étiquettes : ,

7 réponses à “La finance islamique exposée comme une alternative viable au système financier conventionnel

  1. Omar

    septembre 10, 2012 at 12:07

    Lamine est un grand monsieur très très gentil que son âme repose en paix. Amin

     
  2. Amina

    mars 6, 2010 at 11:03

    Il était un Patron exceptionnel. C’était un homme très pieux et très généreux, un Grand Homme Musulman. Que son Ame repose en paix. Amine!

     
  3. SAADIA

    janvier 13, 2010 at 1:46

    C’était le meilleur des pères, que Dieu l’accueille dans son paradis à côté du Prophète Mohammad (saw) comme il a tant souhaité. Amine.

     
  4. abder

    août 17, 2009 at 8:17

    C’était un grand monsieur, un pieux. Continuons à prier le bon Dieu pour lui et que son âme repose en paix. Amen

     
  5. ribh

    juillet 9, 2009 at 10:01

    Nous sommes à Dieu et à Lui nous retournons. Puisse Dieu l’envelopper de sa miséricorde et l’admettre en son vaste paradis.

     
  6. mahmoud

    juillet 9, 2009 at 9:37

    L’auteur de ce brillant article notre frère Lamine Mokhtar vient de décéder à Niamey ce 9 juillet 2009.
    Prions pour que DIEU l’accueille en son vaste paradis!
    C’était un grand monsieur!

     
  7. Lamine MOKHTAR

    mars 9, 2009 at 4:45

    Finance Islamique: solution à la crise mondiale

    Signes de fin de règne : le monde vient d’assister, avec la dégringolade des bourses mondiales le 15 septembre 2008, à une crise financière planétaire qui annonce déjà les limites et peut être la faillite du capitalisme financier international.
    Ces crises s’accompagnent généralement de récessions, le monde en a connu 43 depuis 1802. Mais celle que nous vivons est probablement la pire des crises depuis celle de 1929 avec subséquemment : surendettement de ménages, surcharge des bilans des banques avec des crédits et des profits fictifs, baisse de croissance, aggravation du chômage, assèchement des crédits.

    Qui l’eu cru : L’état le plus peuplé et le plus riche des Etats-Unis, la Californie, est aujourd’hui au bord de la faillite et tenu à bout de bras, l’une des causes étant justement cette restriction des crédits.

    Les plans de sauvetages élaborés dans la précipitation : Plan Paulson (secrétaire d’état au trésor Américain) 700 Milliards de dollars US, Nationalisation des banques et des sociétés d’assurance, Garantie des dépôts, G-20… montreront bientôt leurs insuffisances parce que nous n’avons pas suffisamment évalué l’ampleur de cette crise encore moins ses causes profondes.
    L’une des principales causes est ce que nous pourrions appeler  » L’EFFET D’EROSION » : le loyer de l’argent (perçu par les banques prêteuses) étant très souvent supérieur à la rentabilité interne générée par l’emprunteur, tout endettement nous appauvrit d’avantage (de ce différentiel) au fil des jours. L’excellente illustration que nous rappelle régulièrement Jeune Afrique est l’endettement et le service de la dette sous lesquels croulent nos pays en développement.

    L’Alternative Islamique qui est à mon humble avis la solution à cette crise planétaire, se doit pour être efficace de respecter rigoureusement les principes islamiques de base, évitant en cela le financement d’une économie virtuelle et subséquemment toute forme de spéculation :

    – Le premier principe islamique de base veut que le pourvoyeur de fond (Rab El Mal) gagne tout en faisant gagner son client. Du fait de cette spécifité, un produit financier islamique comme la IJARA WA IKTINA (crédit-bail avec promesse d’achat) nous aurait à coup sûr évité cette crise des subprimes (crédits hypothécaires) à l’origine de la Tempête dès Février 2007.

    – Le deuxième principe financier islamique interdit que la rémunération du banquier soit fixée à l’avance en fonction d’un montant, du temps, et d’un taux: ce qui s’apparenterait au RIBA (usure)

    – Suivant le troisième principe, le banquier islamique ne peut en aucun cas imposer sa rémunération qui doit être déterminée d’accord-parties avec l’emprunteur.

    Le succès connu par les caisses d’épargne dans les années 60 en Egypte en conformité avec la Charia déterminera la création de véritables banques islamiques au cours des années 70.
    Ce système bancaire, renforcé par l’importante contribution de la Banque Islamique de Développement(1975) et par des groupes bancaires privés comme Dar Al Maal Al Islami, Dallah Al Baraka, Al Rajhi, Dubai Islamic Bank, Kuwait Finance House, Noor Islamic Bank… met à la disposition de nos économies des produits financiers islamiques de plus en plus élaborés, adossés à des véritables Techniques bancaires islamiques:

    1-Mourabaha : « Cost Plus » ou Achat/Vente
    Cet instrument permet de mettre à la disposition de notre client une marchandise ou un équipement donné sur la base d’un profit et d’un délai de paiement négociés « d’accord- parties ».
    La Mourabaha implique que l’institution financière acquière la marchandise ou l’actif en payant directement le fournisseur avant cession à notre client.

    2- Ijara Wa Iktina : ou Ijara Mountahia Bittamleek
    C’est un crédit-bail avec promesse d’achat : il y a ici mise à disposition(sur la base d’un loyer convenu d’accord –parties) d’un actif que le client se promet d’acquérir à la fin du contrat.
    L’actif reste donc propriété du pourvoyeur de fonds jusqu’au remboursement de la dernière échéance, le client en a la pleine jouissance.

    3- Moudaraba : (Association capital/travail)
    Ce produit est un partenariat entre le Rab El Mal(pourvoyeur de fonds) et un Moudareb(client) ayant la responsabilité de la gestion.
    Les deux parties s’entendent sur la clé de répartition du profit, mais en cas de perte, celle-ci est supportée intégralement par le pourvoyeur de fonds(banque).
    4- Le Kard Hasan
    C’est un prêt sans intérêt* dont le but est d’apporter aide et assistance(* le principe financier islamique se référant au Coran considère comme péché capital une rémunération sur le commerce de l’argent)
    Le Kard Hasan peut être utilisé comme découvert ou prêt de soutien pour une opération financée par le passé (et en difficulté de trésorerie)
    5- Salam(vente à terme),
    6- Bai Al Ajel(le client donne ici mandat à la banque afin de lui vendre la marchandise dont elle lui a financé l’acquisition),
    7- Akar(investissement, achat de propriété remboursé à la banque suivant un échéancier convenu d’accord-parties),
    8- Eirad(pour le développement de l’activité immobilière),
    9- Wakala(où la banque islamique a un contrat de gestion des grands dépôts),
    10- Istisna’a(contrat de traitance pour fabrication d’usine, etc…)
    11- Soukouk(emprunt obligataire et autre instrument permettant d’accéder aux marchés islamiques de capitaux aujourd’hui à très fort potentiel)
    Les banques Islamiques ont souvent rencontré des difficultés d’application pour des produits alternatifs pourtant conçus en stricte conformité avec les lois et principes Coraniques d’où le recours souvent au FIKH (jurisprudence islamique). Nous y avons eu par exemple recours pour le problème de pénalité de retard avec des divergences d’opinion suivant les écoles. Le FIKH qui émane de la Sounah à quatre courants de pensée (Madzhab) : L’école Hanbali essentiellement en Arabie Saoudite, où le Groupe Al Rajhi (initialement bureaux de change, aujourd’hui première banque islamique au Monde) s’est imposé depuis 1988. L’école Hanafite : Égypte, Afrique de l’Ouest, Turquie, Inde, Asie centrale, Chine. L’école Chafiite : Pays du Golfe, Indonésie, Malaisie, Afrique. L’école Malikite : Golfe, Afrique du Nord, Afrique de l’Ouest, Afrique centrale, Soudan et le Sud de l’Egypte.
    Le Accounting and Auditing Organization for Islamic Finance Institutions (AAOIFI) et le Islamic Financial Services Board (IFSB) veillent respectivement à l’harmonisation de la nomenclature comptable et au respect des règles prudentielles. Nonobstant cela, chaque groupe bancaire doit disposer de son propre conseil religieux maîtrisant les lois et principes Coraniques mais aussi le FIKH de façon à s’assurer sur le terrain d’une stricte conformité des opérations de banques avec les lois et principes Coraniques (préalables à la validation des comptes sociaux). Ce conseil doit émettre une certification au même titre que les auditeurs externes.
    L’un des produits islamiques de référence est la Moucharaka (partage de profit et perte) que les banquiers islamiques ont tendance à éviter privilégiant un produit comme la Mourabaha où l’on vend avant d’avoir acheter avec prise de profit et sortie de risque rapide(ce qui explique que la banque islamique est moins exposée). Standard n’Poors, dans une étude publiée par Jeune Afrique (N°2385 -ECOFINANCE- Septembre 2006), a conclut que le retour sur fonds propres de ces banques islamiques est de 30%, nettement supérieur à celui des autres banques.
    Le succès de l’Alternative Islamique s’illustre enfin par l’ouverture des guichets islamiques au niveau des plus grandes banques occidentales : Citibank, UBS Islamique Finance, HSBC, Crédit Lyonnais, Dexia, Crédit Agricole, BNP, Société Générale…
    Ces banques conventionnelles ont déjà établi une passerelle avec cette finance islamique de surcroit à fort potentiel(afflux de liquidités).

    Les banques islamiques du fait de cette interaction doivent afin de ne pas s’exposer :
    -s’imposer des standards de qualité et de performance
    -surveiller régulièrement tous les indicateurs d’activité et de résultat veillant subséquemment à une utilisation optimale des ressources et des instruments financiers islamiques : éviter certaines opérations comme le Cash’n’carry, arbitrage entre les monnaies, d’où l’important rôle du Conseil de Surveillance ou Conseil Religieux chargé de valider toutes leurs opérations.

    L’avenir de cette finance islamique est cependant dans les pays en développement.
    L’Afrique est aujourd’hui une meilleure destination :
    -Pour le secteur minier, l’Afrique détient 30% des réserves mondiales avec plus de 60 types de métaux et minerais,
    -La RDC avec un potentiel hydroélectrique de 100.000 Méga Watt (13% des capacités mondiales) peut couvrir les besoins en électricité de toute l’Afrique : excellente opportunité d’investissement.
    -main d’œuvre moins chère et fort potentiel de croissance.
    -Efficacité de la réglementation prudentielle et des organes de contrôle de nos Banques Centrales (commission bancaire),
    Tout cela constitue une sécurité et d’excellentes opportunités d’investissement pour les banques Arabes dont la capacité de financement est aujourd’hui supérieure à 2000 Milliards de dollars US.
    Le Libyan African Portfolio a déjà donné le ton avec une mise en valeur(en cours) de 100 000 hectares au Mali et dans d’autres pays africains avec à terme un objectif d’autosuffisance alimentaire.

    Pour une implantation soutenue et réussie dans les pays en développement, la finance islamique doit déjà penser à la Microfinance Islamique et ce compte tenu du faible taux de bancarisation. Cette microfinance islamique s’intéressant au plus grand nombre(à titre d’exemple, 80% de la population du Niger est rurale) et finançant exclusivement l’économie réelle (en stricte conformité avec les principes énoncés ci-dessus), nous nous exposons moins aux chocs des Tsunamis Financiers.

    Les Grands Groupes Bancaires déjà séduits par la finance islamique dont ils proposent aujourd’hui certains des produits, devraient peut-être y penser.

    Le recours enfin à l’Assurance islamique (TAKAFUL, RETAKAFUL), en stricte conformité avec les mêmes principes (islamiques) nous aurait par ailleurs évité la Nationalisation dans l’urgence de la première société d’assurance au monde l’AIG (Etats-unis)

    Lamine MOKHTAR
    Banquier Islamique – Niger
    a dirigé une banque islamique pendant 12 ans.

     

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s