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Projet Banque populaire Al Ouma pour « éradiquer » la pauvreté au Sénégal

22 Jan

La « Daahira Al Ouma » (La Nation) était samedi dernier à Rufisque dans le cadre de la mise en place de ses cellules locales, entamée depuis huit mois sur l’ensemble du territoire national, en prélude à la tenue de sa première Assemblée générale prévue le 16 février prochain. Le premier responsable moral du bureau du comité d’initiative de l’organisation, Dr Imam Mouhamadou Bamba Sall, en a profité pour jeter les bases du projet de création de la « Banque populaire Al Ouma ».

Ce projet sera créé par et pour les 6 millions d’adhérents visés durant les cinq prochaines années, avec « un capital de départ, sur cotisation des divers membres, d’au moins 15 milliards Fcfa ». Aussi, à l’opposé des banques classiques et des systèmes financiers décentralisés existant à l’heure actuelle et « qui ont montré leur impertinence et leurs limites pour éradiquer la pauvreté », « Al Ouma Bank », une sorte de banque des pauvres, cible prioritairement les personnes vulnérables, mais aussi les étudiants, les ouvriers, « en leur octroyant des prêts sans intérêts », selon le premier responsable moral du bureau du comité d’initiative de l’association « Daahira Al Ouma ».

Celui-ci s’exprimait samedi dernier à Rufisque, dans le cadre de la mise en place des cellules locales entamée depuis huit mois sur l’ensemble du territoire national en prélude à la tenue de sa première assemblée générale prévue le 16 février 2008.

A l’en croire, Al Ouma est « un démembrement de l’Apec, association qui a obtenu son récépissé depuis 1987 ». Pour éclairer la lanterne du nombreux public qui a répondu en masse à son invitation pour les besoins de la mise en place de la Cellule de Rufisque, il a estimé que Al Ouma trouve toute sa particularité dans le fait qu’ « elle n’est pas une association encore moins d’obédience islamique ». Autrement dit, elle se veut plutôt « une Daahira ouverte à tout sénégalais sans distinction de religion, d’ethnie, de sexe, de catégorie socioprofessionnelle ou d’appartenance politique ». Aussi, sa création se justifie pour la bonne et simple raison qu’au Sénégal, « il y a plus de 3000 associations qui ont été créées dont les associations islamiques qui ont englouti à perte plus de 300 milliards F Cfa », dira le Dr Bamba Sall. Et tant qu’elles sont, « elles n’ont eu aucun impact sur l’Islam encore moins sur la réduction de la pauvreté des personnes défavorisées », a – t-il poursuivi.

Aussi, pour avoir étudié pendant une trentaine d’années les programmes en matière de solidarité nationale et de lutte contre la pauvreté, mis en œuvre et réussis dans des pays comme la Tunisie, le Pakistan, l’Indonésie, l’Amérique latine… « qui sont parvenus à éradiquer la pauvreté chez eux », l’Imam Sall s’est inspiré de toutes ces expériences en les adaptant au contexte sénégalais. Il se dit persuadé que « c’est possible d’en faire autant au Sénégal ».

Aussi, à la date du 19 janvier 2008, Al Ouma revendique « l’adhésion de 518 mille membres et l’assemblée générale de la « Daahira », qui aura lieu le 16 février 2008, devrait consacrer le lancement officiel des activités d’Al Ouma « pour non pas lutter contre la pauvreté mais la vaincre définitivement au Sénégal », a conclu Dr. Sall.

Par Mamadou Lamine DIEYE, Sud Quotidien 21 janvier 2008 

 
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Publié par le janvier 22, 2008 dans Afrique - Africa

 

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