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Quel est le point de vue de l’Islam sur les investissements en bourse ?

18 Déc

investir en bourse halal ou haram

Les objectifs des transactions sur le marché boursier se divisent d’un point de vue économique entre l’investissement et la spéculation. Le jugement de la Charia n’est pas le même selon l’objectif recherché. Dans la mesure où l’investissement en bourse nécessite la présence d’un vendeur, d’un acheteur et d’un intermédiaire (courtier), le caractère halal d’un placement en Bourse dépend du comportement de l’ensemble de ces acteurs.

Il faut tout d’abord éliminer de cette analyse tous les titres financiers à revenu garanti, telles que les obligations, qui sont évidemment haram puisqu’elles ne constituent qu’une fraction d’un emprunt assimilable au crédit à intérêt (riba). De même les placements dans les OPCVM obligataires, tout autant que ceux diversifiés (basés sur des actions et des obligations) ne sont pas autorisés par la Charia.

Si quelqu’un achète des actions d’une société exerçant une activité halal, en étant motivé par l’intention d’investir son argent en vue de contribuer aux activités de la société et obtenir une part des profits, alors il n’enfreint pas la Charia.

Il n’y a pas de mal non plus pour lui s’il revend ses actions lorsque leur valeur boursière augmente avant de recevoir les dividendes réguliers, préférant sortir de cette activité en ayant réalisé une plus value sur le capital investi. Certains avis considèrent que même la spéculation dans le marché boursier est correcte selon la Charia à condition toutefois que l’intention de l’acheteur soit de contribuer à une activité visant à accroître ses actifs de façon halal.

Pour autant, l’achat et la revente d’actions, pour être validés par la loi islamique, doivent satisfaire à des conditions. La première est que l’activité principale de la société doit être licite. Par exemple, sont exclues les sociétés dont l’activité et les revenus sont liés aux services bancaires, aux industries de l’alcool, du tabac, des produits à base de porc, etc.

L’Islam n’autorisant pas la vente d’une dette, une autre condition impose au musulman de conserver ses actions, tant que le capital collecté par l’entreprise par le biais de l’émission d’action n’a pas encore été investi dans du matériel ou des marchandises. De fait, il n’est pas permis de revendre l’action avant cette échéance, combien même sa cotation varierait à la hausse ou à la baisse.

L’Islam interdit de revendre quelque chose que l’on ne possède pas : de ce fait le musulman ne peut revendre les actions qu’il achète tant que celles-ci ne sont pas entrées complètement en sa possession. De la même manière il ne peut investir dans une institution, ou un instrument financier, qui pratiquent la vente d’actions à découvert.

En ce qui concerne les entreprises ayant une activité de base licite, mais effectuant occasionnellement des opérations interdites (comme le recours à des emprunts à intérêt par exemple), les avis diffèrent. La prudence religieuse (taqwa) voudrait qu’on évite d’investir dans ces entreprises. Cependant, certains Shouyoukhs (jurisconsultes) estiment qu’il est permis d’être actionnaire dans ces d’entreprises, sous réserve de satisfaire à deux conditions. D’une part, et selon le Mufti Taqi Ousmâni, l’investisseur doit nécessairement signifier à l’entreprise, par écrit, qu’il ne cautionne pas ses agissements. Certes, cette désapprobation ne sera, vraisemblablement, pas prise en considération. Mais le Mufti explique qu’en agissant ainsi, l’intéressé aura dégagé sa responsabilité religieuse. D’autre part, après avoir perçu des dividendes, l’actionnaire devra en verser la part illicite aux nécessiteux. Un pourcentage, équivalent à la proportion de chiffre d’affaires illicite, devra être retranché du dividende. Cette exception ne fait cependant pas l’unanimité dans la communauté des Shouyoukhs (Scholars).

Les gestionnaires ne sont tenus de communiquer la liste des titres constituant leurs fonds qu’à l’occasion des publications annuelles, qui ne reflètent que la situation relative à un instant donné. Ne connaissant pas les entreprises constituant le fonds, l’investisseur ne pourra être fixé sur la licéité de leur activité.

Il ressort de ce qui précède que la seule véritable garantie pour investir en bourse de manière halal est d’investir dans les actions d’une société ou d’un instrument financier (SICAV, OPCVM, PEA, Sukuk, etc.) validés par un Sharia Board et soumis à des contrôles périodiques de conformité à la Charia… sans oublier de payer sa Zakat sur les actions détenues. Le passage par un courtier spécialisé dans les produits compatibles avec la Charia est recommandé.

RIBH

 
89 Commentaires

Publié par le décembre 18, 2007 dans Bourse

 

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89 réponses à “Quel est le point de vue de l’Islam sur les investissements en bourse ?

  1. ribh

    juillet 2, 2016 at 12:32

    @ Walid :

    Wa alaykoum assalam,

    RIBH n’émet pas de fatwa. Une règle de base en Islam est l’interdiction de la spéculation (voir nos commentaires précédents).

    Après, la rémunération du trader est un détail technique. Le principe en Islam est que les risques devraient être partagés ainsi que les pertes et profits.

    Et ALLAH sait mieux.

     
  2. Walid

    juillet 2, 2016 at 5:55

    Assalam alaykoum, concernant le trading il est donc impossible d’en pratiquer ?? Je suis novice j’essaye de comprendre les termes utilisés ! On m’as dit que vu que le brocker lui ne perd pas d’argent sur une position négative ou positive cela devient « Haram » alors je me suis dit que quand je vais au cinéma le guichet prend mon argent que le film me plaise ou pas

     
  3. ribh

    mai 6, 2016 at 10:27

    @ Mous :

    Wa alaykoum assalam,

    Il faut disposer des états financiers de la société et analyser la structure de son passif.

     
  4. Mous

    mai 5, 2016 at 11:29

    Salam aleykoum,

    Comment savoir qu’une société a eu recours à un emprunt usuraire et comment en calculer le pourcentage (par rapport à son capital) ?

     
  5. ribh

    avril 14, 2016 at 3:48

    @ Oum Mariya :

    Salam,

    La question précédente que vous avez soulevée est relativement simple et ne nécessite pas le recours à des sources particulières. Mis à part les fonds actions, tous les autres fonds que vous avez cités sont basés sur des intérêts garantis assimilables au Riba. L’investissement dans les actions de sociétés est unanimement autorisé par les Scholars de la finance islamique sous réserve des interdits fondamentaux relatifs à la nature de l’activité et à l’endettement. Pour la structure du passif, les praticiens de la finance islamique moderne s’appuient sur la décision courante des Sharia Boards d’autoriser un endettement maximum de 30% du passif.

    Et Allah sait mieux.

     
  6. Oum Mariya

    avril 14, 2016 at 9:18

    Je vous remercie pour votre réponse très claire et rapide. Comment s’assurer quelles sont les entreprises qui ont émis les actions, puisqu’il ne s’agit-il pas simplement de mon employeur? Enfin pouvez-vous svp me partager vos sources, j’aimerais m’instruire sur ce sujet?

    BarakAllahou fik
    Bonne continuation

     
  7. ribh

    avril 13, 2016 at 9:13

    @ Oum Mariya :

    Assalamou alaykoum,

    Sans prétendre émettre de fatwa, disons pour simplifier que l’abondement ne pose en principe pas de problème et que les seuls fonds autorisés sont les fonds actions (les fonds monétaires, obligatins ou mixtes étants exclus) sous réserve que les actions soient émises par des sociétés dont l’activité et la structure du passif sont acceptables au regard de la Charia (pas d’activités illicites et pas trop de dettes).

    La meilleure garantie est d’investir dans des actions validées par un Sharia Board, mais lorsque ce n’est pas possible l’investir particulier est invité à effectuer un minimum de recherches à son niveau pour avoir bonne conscience.

    Et ALLAH sait mieux.

     
  8. Oum Mariya

    avril 13, 2016 at 10:31

    As salam aleykoum,

    profane en matière de finance islamique je cherche des réponses concernant le PEE mis en place par mon entreprise. il se compose d’un versement volontaire et d’un abondement de 300% de la part de mon employeur. J’ai à ma dispositions plusieurs fonds pour bloquer l’argent. il y a par exemple un fond Monétaire, un fond Obligations, un fond Diversifié Responsable et solidaire, un fond Actions France.
    1. Le PEE ainsi que l’abondement sont-ils licites?
    2. Comment identifier les fonds permis pour l’investissement?

    je vous remercie par avance de votre réponse.

    Fraternellement,

     
  9. Mam

    avril 5, 2016 at 11:47

    Salam a toute et tous,

    Merci pour se site, ces commentaires et ces réponses trés enrichissantes. Je souhaite devenir trader pour compte propre de nouveau, mais j’ai quelques interrogations et doute sur certain produits financiers.

    Je souhaite être dans la légalité et aimerais savoir si je peux travailler sur carnet d’ordre sur les futurs et/ou matiere premiere (or, argent…).

    Et si vous avez des produits sur lesquels j’aurais le droit de travailler.

    Merci d’avance.

     
  10. ribh

    novembre 9, 2015 at 10:51

    @ Echa3ba :

    Salam,

    En principe il n’y a pas de problème dans ce plan d’investissement, sauf que si la société recoure aux crédits bancaires à intérêts – ce qui est généralement le cas – on ne peut pas dire que l’investissement est 100% halal…

     
  11. Echa3ba

    novembre 9, 2015 at 8:42

    As Salamouahleykoum

    Voilà, je travaille pour un grand groupe dans le domaine de l’énergie. Ce groupe propose a ses salariés un compte d’actions à des prix privilégiés, pour 1000 euros investis, il offre 1000 euros supplémentaires d’actions, de 1001 euros à 2000 euros (il me semble) il offre 50% de cette tranche en actions, ainsi de suite ainsi de suite… cet investissement est bloqué pendant 5 ans, sauf sous certaines condition mariage, départ de l’entreprise etc… là nous pouvons débloquer l’argent. J’aimerais avoir votre avis sur cet investissement.

    Barak ALLAH ou fik

     
  12. ribh

    novembre 2, 2015 at 9:40

    @ Ibn Omar :

    Wa alaykoum assalam,

    A priori il n’y a rien qui pose problème dans ce que vous faites.

    Et Allah sait mieux.

     
  13. Ibn Omar

    novembre 2, 2015 at 7:52

    Assalamou ‘alaykoum,
    Je suis salarié chez un constructeur automobile français, où je possède un portefeuille d’actions, de temps en temps je revends celles ci pour en racheter d’autres pour me faire des bénéfices, est ce que j’agit conformément à la charia ou pas?
    de surcroit, mon entreprise s’étant trouvée dans une situation désastreuse il y un an ou deux, elle nous a proposé des actions au rabais, avec un plafond à ne pas dépasser, j’y ai participé aussi, est ce licite?
    Wa BarakAllahou fikoum

     
  14. ribh

    octobre 22, 2015 at 10:27

    « Détenir les actions financières d’une entreprise qui se finance à partir du Riba »

    Question : Quel est le jugement à l’égard de l’achat d’actions boursière d’une entreprise qui finance ses activités par le Riba sachant que son activité de base est licite comme l’industrie, l’agriculture et l’immobilier. Pour étendre le financement de son activité, l’entreprise ne se limite pas aux participations des actionnaires mais recoure à des prêts avec intérêts. La vente de beaucoup de ces actions s’effectue par internet.

    Réponse : il n’est pas permis d’acheter les actions d’une entreprise qui a recours au Ribâ même si son activité de base est licite. Tant qu’elle place ses fonds dans des transactions financières basées sur le Ribâ, il n’est pas permis d’acheter ses actions.

    Source : page 87 du livre « le Riba et ses conséquences sur l’économie moderne », Cheikh Salih Fawzan, éditions Dar El Muslim

    Par Blog Asma Consulting
    http://architectedelafinance.over-blog.com/2015/09/detenir-les-actions-financieres-d-une-entreprise-qui-se-finance-a-partir-du-riba.html

     
  15. ribh

    octobre 5, 2015 at 11:11

    @ Omar :

    Salam,

    Comme mentioné en conclusion de l’article, la seule véritable garantie pour investir en bourse de manière halal est d’investir dans les actions d’une société ou d’un instrument financier (SICAV, OPCVM, PEA, Sukuk, etc.) validés par un Sharia Board et soumis à des contrôles périodiques de conformité à la Charia.

    Si on investi dans les actions d’une société en dehors de ce cadre, on peut simplement essayer de recueillir le maximum d’information à travers les communiqués de l’entreprise et la presse spécialisée pour se faire une idée aussi précise que possible de sa situation et de l’avancement de ses projets.

    Ceci dit, l’obligation de conserver les actions de la société, tant que le capital collecté par l’entreprise par le biais de l’émission d’actions n’a pas encore été investi dans du matériel ou des marchandises, concerne surtout les sociétés nouvellement créées ou l’investissement en capital risque. Si vous investissez dans les actions d’une société importante et bien établie le problème ne devrait pas se poser.

    E Allah sait mieux.

     
  16. Omar

    octobre 4, 2015 at 2:48

    Salam Aleikoum.

    Merci pour ces informations primordiales.

    J’ai cependant une question, vous dites dans l’article je cite:

    « L’Islam n’autorisant pas la vente d’une dette, une autre condition impose au musulman de conserver ses actions, tant que le capital collecté par l’entreprise par le biais de l’émission d’action n’a pas encore été investi dans du matériel ou des marchandises. De fait, il n’est pas permis de revendre l’action avant cette échéance, combien même sa cotation varierait à la hausse ou à la baisse. »

    Comment du point de vue d’un particulier voulant par exemple investir dans des actions d’une entreprises auto, ou autre, peut on savoir que l’entreprise dans laquelle on a acheté des actions, à investi dans du matériel ou des marchandises ? Et donc, qu’on est en droit (islamique), de vendre nos actions dans le but de réaliser une plus value ?

    Merci d’avance.

     
  17. ribh

    septembre 14, 2015 at 9:01

    @ Marwen :

    Salam,

    Sans rentrer dans le détail technique des actions binaires ni prétendre émettre de fatwa, je rappellerai simplement notre position déjà formulée : la seule démarche qui nous semble conforme aux objectifs économiques et sociaux de l’Islam concernant l’achat d’actions de sociétés par les particuliers porte sur l’achat d’action dans une perspective à long terme en espérant des dividendes ou la valorisation du capital justifiés par les performances économiques des sociétés émettrices (chiffre d’affaire et bénéfices). Tout le reste n’est que pure spéculation et l’Islam n’approuve pas la spéculation.

    Et Allah sait mieux.

     
  18. marwen

    septembre 13, 2015 at 10:37

    salam
    je suis interessee par le trading d options binaire (l’achat et vente d’un contrat à terme qui donne le droit et non l’obligation d’acheter un actif (devises, matieres premieres, actions) a une date ulterieure fixée a l avance et à un prix fixé aussi. La question est que ce genre de trading est halal ou haram
    cordialement

     
  19. mr

    septembre 11, 2015 at 5:38

    Merci pour la réponse rapide, je suis désormais fixé, pas d’obligations, ni d’actifs monétaires.

     
  20. ribh

    septembre 10, 2015 at 10:00

    @ Mr :

    Salam,

    Les placements monétaires sont principalement composés d’emprunts émis par des entreprises ou des Etats pour une courte période (quelques jours à quelques mois), rémunérés par des intérêts, donc totalement interdits en Islam.

    Et Allah sait mieux.

     
  21. mr

    septembre 10, 2015 at 7:10

    Salam, je suis intéressé par un fond d’investissement composé à 75% d’actions et 25% d’actifs monétaires, pas d’obligation?

    Les actifs monétaires sont – ils autorisés en islam?

    Merci

     
  22. ribh

    septembre 10, 2015 at 2:06

    @ Abasse :

    Salam,

    Le courtage en actions ne pose en général pas trop de problèmes, sauf pour les actions des sociétés financières (banques, assurances, etc.). Par contre, les obligations c’est 100% de Riba.

     
  23. Abasse

    septembre 10, 2015 at 10:49

    salam je suis actuellement en stage dans une société de gestion et d’intermédiation financière(courtier en bourse et j’ai déposé une demande d’embauche. Est ce possible pour un musulman d’etre un courtier en bourse pour l’achat et la vente des actions et obligations ?

     
  24. ribh

    août 18, 2015 at 6:15

    @ Mika :

    Wa alaykoum assalam,

    Merci pour votre intérêt pour l’article et pour les commentaires.

    Ni les fonds monétaires, ni les fonds actions d’entreprises du secteur banque & assurance conventionnelles, ne sont autorisés en finance islamique. L’abondement accordé pour investir dans ces supports peut difficilement être « halalisé ».

    Les entreprises du secteur immobilier recourent presque systématiquement à un effet de levier via le crédit bancaire. Certains Sharia Board estiment que si l’effet de levier est inférieur au tiers du coût du projet il y a encore moyen de « purifier » l’investissement en reversant une part des bénéfices à des institutions caritatives. Au-delà, il faudrait s’abstenir.

    Et Allah sait mieux.

     
  25. Mika

    août 17, 2015 at 4:14

    Essalamou aleykoum
    BarakAllahoufik pour cet article et barakAllahoufikoum pour tous ces commentaires…c’est très enrichissant.
    J’ai 2 questions s’il te plait :
    – Pour faire suite au commentaire de Hicham, mon ancien entreprise me proposait également un abondement mais sur des fonds monétaires (basé sur un taux) et des fonds obligataires et actions. J’ai pris les fonds basés sur du monétaire. Est t-il possible de prendre l’abondement et de se débarrasser de l’usure présente ? En sachant que les fonds actions proposés gèrent du taux dans leur entreprise. (l’entreprise en question est un grand assureur)
    – J’ai travaillé malheureusement dans le domaine de la gestion de fonds d’investissement boursier (actions et obligations) et je viens de trouver la même chose dans la gestion d’investissement immobilière pure (j’ai essayé de m’éloigner un maximum du riba) mais sur certains fonds de l’endettement est pratiqué pour la construction d’immeubles (résidence étudiantes, maisons de retraites, hôtels, bureaux, etc…). Quelle est votre point de vue s’il vous plait sur ce sujet ?
    BarakAllahoufik pour ton retour.

    Fraternellement,

    Mika

     
  26. ribh

    juillet 20, 2015 at 11:56

    @ gaia :

    Salam,

    Dans la mesure où Profits25 s’engage à vous verser un bénéfice de 10€ par coupon publicitaire, c’est un bénéfice fixé d’avance, et donc il s’agit bien de Riba.

    Pour que ce ne soit pas du Riba, il faudrait que votre rémunération soit basée sur un pourcentage de leur bénéfice, sans vous garantir un montant précis.

    Et Allah sait mieux.

     
  27. gaia

    juillet 19, 2015 at 10:09

    Bonjour mon mari a investi, et moi aussi, dans un site de publicité « Profits25 ». On achète des coupons publicitaires qui vont financer les campagnes publicitaires des annonceurs partenaires de Profits25. Ils nous versent un pourcentage sur le revenu des coupons achetés.

    Chaque semaine (chaque vendredi précisément), les coupons sont rémunérés jusqu’à atteindre un montant total de 35€. Une fois ce montant atteint, les coupons sortent du système. On gagne ainsi 10€ de bénéfice par coupon, ce qui fait un pourcentage de gain de 40%.

    Je ne sais pas si cette rémunération est considérée comme riba ou pas ?

     
  28. hicham

    mars 23, 2015 at 7:44

    Merci pour toutes ces réponses, qu’Allah Azawajal vous récompense

     
  29. ribh

    mars 23, 2015 at 4:42

    @ Hicham :

    Salam. Oui tout à fait, les obligations sont haram parce qu’elles ne sont pas basées sur un pourcentage du bénéfice de la société mais sur un taux d’intérêt fixé d’avance.

    Pour l’abondement, pas de problème.

    Et Allah sait mieux.

     
  30. hicham

    mars 23, 2015 at 4:23

    Merci pour la réponse rapide, et merci d’avoir donné de votre temps.

    Pour finir le côté abondement ne pose pas problème? (75% en plus versés par l’entreprise).

    Il y a d’autre PEG du type 90% actions et 10% obligations, nous sommes d’accord que les obligations sont « haram » ?

     
  31. ribh

    mars 23, 2015 at 2:06

    @ Hicham :

    Wa alaykoum assalam,

    L’achat d’actions est un investissement qui ne comporte en principe pas de riba.

    Puisque EDF vous propose un PEG c’est à dire un Plan d’épargne groupe, il faudrait juste vérifier qu’il n’y a pas dans les filiales du groupe EDF de sociétés qui ont une activité haram, par exemple des sociétés financières qui proposent des financements à intérêts.

    Et Allah sait mieux.

     
  32. hicham

    mars 23, 2015 at 1:51

    Salam wa 3alikoum,

    Je souhaiteraiS svp vous poser une question concernant les plan d’épargne entreprise, nous sommes plusieurs à nous poser ce type de question.

    Je travaille chez EDF, et il nous ont proposé de participer aux efforts de l’entreprise en investissant dans le PEG : Actions EDF.

    Nous devenons alors propriétaires d’un fond d’actions EDF qui peut connaitre des hauts et des bas au niveaux du rendement (par exemple perte de 10% en 5 ans).

    L’entreprise nous propose d’abonder notre investissement de 75% pour l’intéressement et 50% pour les versements volontaires.

    Je ne suis pas expert mais je crois comprendre que investir dans des actions est permis, mais est-ce du riba? ou de l’investissement?

    Merci d’avance

     
  33. ribh

    décembre 23, 2014 at 12:20

    @ Hilali :

    Pour ce qui est des actions, en Grande Bretagne par exemple il y a une offre d’épargne de la banque Al Rayan basée sur des produits Charia compatibles : http://www.alrayanbank.co.uk/savings/

    En France des plans d’épargne en actions halal commencent à être proposés.

    Le marché des Sukuk en Europe est surtout institutionnel, principalement au Royaume Uni et au Luxembourg.

     
  34. hilali

    décembre 23, 2014 at 11:48

    Merci pour votre éclairage. Pour aller de l’avant pourriez me dire si les institutions bancaires en Europe sont en mesure de traiter ce genre d’actif financier. Est ce bien développé selon vous ? Merci d’avance.

     
  35. ribh

    décembre 23, 2014 at 7:40

    @ Hilali :

    Wa alaykoum assalam,

    En dehors des titres financiers islamiques (Sukuk) et du marché actions genre SICAV la plupart des titres financiers sont haram. Si vous voulez travailler sur le marché financier en Europe il vous sera pratiquement impossible de trouver une solution 100% halal. Le marché actions est le moins illicite, à condition d’éviter les actions des sociétés exerçant une activité dans les secteurs banque, assurance, boissons alcoolisées, viande de porc, etc.

    Et Allah sait mieux.

     
  36. hilali

    décembre 22, 2014 at 11:38

    Salam aleikoum.
    Tout d’abord je tenais a vous remercier pour la réponse apportée. Pour rappel je me demandais si mon statut d’intermédiaire me permettait de reunir les 2 parties pour effectuer une opération financière était en phase avec le droit musulman.

    Je travaillais sur le marché des structurés et sur les obligations. Dois je continuer ou tout arrêter voire me reconvertir. Quels sont les marchés halal sur lesquels je dois me tourner svp. Je ne veux vraiment pas transgresser. Je vous serai reconnaissant de bien vouloir m’apporter vos explications. Merci d’avance à tous. Chokrane

     
  37. ribh

    décembre 19, 2014 at 8:40

    @ Bousselmi :

    L’Islam est une religion pragmatique. Sans entrer dans un débat sur le système monétaire actuel basé sur l’argent papier et non sur l’or, à mon avis, le prêt à taux zéro, même subventionné par l’Etat, est une alternative acceptable dans le contexte qui est le vôtre en France.

    Et Allah sait mieux.

     
  38. Bousselmi

    décembre 19, 2014 at 6:46

    Je vous remercie tout d’abord de la réponse que vous m’avez apportée hier.
    Si par contre ma société propose par l’intermédiaire de mon partenaire financier en faveur de mes clients qui souhaitent financer leurs projets une solution de prêt à taux zéro, est ce que cela est halal ? Car il me semble que pourune banque proposant un Pret à taux zéro, les intérêts ou les indemnités lui sont remboursés par le gouvernement ? Donc si c’est le cas c’est comme si des intérêts étaient payés indirectement ?
    Ceci sachant que sur le contrat de financement est mentionné que le pret à taux zéro dont je suis l’intermédiaire est exempt de tout intérêt ni de frais de dossier pour le client.

     
  39. ribh

    décembre 18, 2014 at 5:06

    @ Bousselmi :

    Wa alaykoum assalam,

    RIBH n’émet pas de fatwa, néanmoins vous pouvez éventuellement vous faire une opinion sur la base des éléments ci-après.

    Les personnes qui sont clairement dans le haram dans un contrat de crédit basé sur le riba ou l’intérêt son mentionnées dans un hadith prophétique : l’emprunteur, le prêteur, le rédacteur du contrat et les deux témoins. Ces deux dernières catégories sont généralement remplacées de nos jours par des cadres des institutions financières ou des consultants externes.

    Votre cas n’est pas explicitement cité dans le hadith mais il ne fait pas de doute que vous contribuez indirectement au péché de riba, ce qui justifie votre question. Un principe général en Islam est que ce qui contribue à l’illicite ou le facilite est illicite.

    Plutôt que d’arrêter votre actvité vous pouvez essayez de l’aménager pour la rendre halal. Si vous êtes revendeur vous pouvez éventuellement négocier avec votre fournisseur actuel ou un autre fournisseur la possibilité d’octroyer un crédit fournisseur aux clients. Vous pouvez aussi vous spécialiser dans des installations dont le coût est accessible et ne requiert pas le recours au crédit. Ou encore vous spécialiser dans la maintenance. Etc.

    Et Allah sait mieux.

     
  40. Bousselmi

    décembre 18, 2014 at 2:58

    Salam aleikoum,

    Je suis gérant d’une société dans le domaine des solutions solaires et travaille à 80 % du temps avec des particuliers qui souhaitent s’équiper.
    De ce fait, 80 % des personnes qui ne disposent pas des fonds suffisants pour financer leur projet, on leur propose via un partenariat avec une banque qui pratique des taux d’intérêt raisonnables de financer leurs projet en sachant que nous vendons par exemple 20 000 € et à l’acceptation financière la banque nous débloque ces 20 000 € sans autre commissions.
    On les met en relation avec la banque pour qu’elle finance leurs projets.
    Par contre le client final aura à supporter le paiement des intérêts avec la banque partenaire.

    Est ce haram ? Et si c’est le cas, dois je cesser mon activité ?

    Merci de votre réponse

     
  41. ribh

    décembre 7, 2014 at 2:51

    @ Hilali :

    Wa alaykoum assalam,

    Exercer la fonction d’intermédiaire commercial est autorisé en Islam et l’intermédiaire peut être rémunéré par un pourcentage du prix de vente, ou par une somme forfaitaire, ou part une fraction du bénéfice.

    Ceci dit, dans le cas que vous exposez, les questions qui se posent sont :

    1. Quelle est la nature de la banque ? Si la banque n’est pas islamique, il sera difficile de réunir toutes les conditions pour que la transaction relative au portefeuille soit halal alors que tout son environnement fonctionne sur les intérêts, mais cela reste possible. Il faudrait étudier l’opération en détail.

    2. Quelle est la nature du portefeuille ? S’agit il d’actions de sociétés ou bien d’autres titres financiers (obligations, bons du Trésor etc.) ? Seules les actions sont autorisées et il faut aussi que les sociétés respectent certains critères (secteur d’activité halal, pas de crédits bancaires importants, etc.).

    3. Quels sont les termes du contrat d’intermédiaire qui vous lie à la banque ? Le contrat d’intermédiaire ne doit pas comporter de clauses interdites par l’Islam dans les transactions commerciales, et en particulier éviter toute référence aux intérêts.

    Et Allah sait mieux.

     
  42. hilali

    décembre 7, 2014 at 10:59

    Salam Alikoum chers frères,
    Actuellement en pleine réflexion je me tourne vers vous pour eclairer mon esprit. je souhaite savoir si en tant qu intermédiaire l’islam me permet de mettre en relation un gerant de portefeuille desireux d acheter un titre financier face a une banque émettrice. Merci d’avance pour vos commentaires. chokrane. ma’a salama

     
  43. ribh

    octobre 6, 2014 at 5:34

    @ Anonyme :

    Wa alaykoum assalam akhi,

    Si j’ai bien compris, l’offre de votre employeur comporte une disposition qui l’autorise à vendre les actions avant l’échéance de 5 ans en cas de baisse importante du cours auquel cas vous subiriez une perte. Sinon, les actions seront rachetées par lui ou vendues sur le marché à l’échéance de 5 ans et dans ce cas vous réaliserez en principe une plus value. Si c’est le shéma qui vous est proposé je ne vois pas à priori d’élément contradictoire à la charia.

     
  44. Anonyme

    octobre 6, 2014 at 2:41

    Salam akhy,
    je souhaiterais avoir l’avis juridique concernant l’achat d’actions mis à disposition par mon employeur 20% moins cher que le prix du marché. bien sûr l’activité est conforme à la charia (énergie, electricité).
    seulement la question se pose par rapport au gain. il est quasi garanti de récupérer au bout des 5 ans sa mise, car les actions sont revendus au bout de 5 ans, en cas de chute de l’action, à l’inverse les gains peuvent être important. est ce que ce genre de garantie ou de gain est il permis?
    barakaLahoufik pour vos explications

     
  45. ribh

    avril 8, 2014 at 9:04

    @ Ayoub :

    Que Dieu bénisse votre souci de purifier vos sources de revenu. Ceci dit il faut éviter de tomber dans l’exagération sinon on risque de trouver qu’aucune activité n’est acceptable. Votre responsabilité peut se limiter à vous renseigner sur la stratégie et la crédibilité de la société gestionnaire de fonds et à leur faire confiance dans leur gestion quotidienne.

    Et Dieu sait mieux.

     
  46. Ayoub

    avril 8, 2014 at 8:14

    @Ribh

    Salam,

    Je vous remercie pour votre réponse car elle m’a permis de faire une recherche et de m’intéresser aux investissements possibles. Je reviens donc vers vous après avoir poursuivi ma recherche.

    Effectivement, la finance Islamique semble très inaccessible à travers les banques à ma disposition et l’investissement dans une seule entreprise agrée par un Shariah Board semble impossible. Toutefois, après mes recherches il m’est possible d’investir à travers un fond du Middle East agréé par un Shariah Board ( Sodeco).

    Sachant qu’il est impossible selon mon intermédiaire de se renseigner sur les noms et les statuts de chaque entreprises qui compose le fond (donc impossible d’avoir en détail le nom et le statut de chaque entreprises qui compose le fond).

    Partons du principe que ce fond respecte à 100% les règles de la Shariah, qu’en est-il de la démarche spéculative ?

    Le but d’un fond est la rentabilité et logiquement les portfolios managers auront pour but de maximiser les profits.

    Ma question est la suivante, même si 100% des actions qui compose le portefeuille du fond sont « halal », comment s’assurer que mon capital participera réellement à la mission de chaque entreprises dans lesquels le gestionnaire investira pour moi et comment donc savoir qu’il évitera ainsi la démarche spéculative ?

     
  47. ribh

    février 16, 2014 at 10:32

    @ Ayoub :

    Salam,

    Si vous souhaitez investir en Bourse en étant en conformité avec les règles de base de la finance islamique l’idéal c’est de disposer d’actions certifiées conformes par un Sharia Board, ou mieux d’un portefeuille d’actions adossé à un indice boursier islamique tel que le Dow Jones Islamic Market™ Index http://www.djindexes.com/islamicmarket/

    Ceci dit, si vous êtes dans un pays où la finance islamique est peu développée ou inexistante, il faut se montrer pragmatique. A défaut vous risquez de ne rouver aucune opportunité d’investissement. Dans la mesure où l’activité principale de l’entreprise est halal, et qu’elle n’est pas fortement endettée (le ratio dettes / capitaux propres ne devrait en principe pas dépasser le tiers), vous devriez raisonnablement pouvoir envisager un placement. En tant que petit porteur vous n’avez aucun moyen d’infléchir la gestion de l’entreprise : si l’entreprise s’engage dans des activités que vous jugez répréhensibles il ne vous reste que la possibilité de céder vos actions.

    Et Dieu sait mieux.

     
  48. Ayoub

    février 16, 2014 at 8:18

    Salam,

    Tout d’abord merci pour la précisions de vos réponses précédentes elles me sont d’une très grande utilité (qu’Allah vous garde Inchallah).

    Je m’intéresse à l’achat d’actions boursières pour un but non spéculatif (mon intention est de percevoir des dividendes et je privilégie donc une vision à long terme et une participation à la mission de l’entreprise).

    Ma question se porte sur la nature « halal » de l’entreprise dans laquelle on décide d’investir.
    Exemple : TOTAL est une entreprise qui à pour but de fournir de l’énergie pour tous et son activité principale est donc en théorie « halal ».

    Imaginons que certains médias nous rapportent qu’elle exploite et appauvri des pays, qu’elle spécule en bourse avec ses capitaux et qu’elle pratique probablement d’autres activités immorales et certainement « haram ».

    En achetant des actions TOTAL et en percevant des dividendes, peut-on considérer que nous cautionnons leurs choix ? Partageons nous donc leur part de péché ?

    Quel est notre devoir en tant que musulman avant d’investir dans une entreprise ?

     
  49. ribh

    janvier 28, 2014 at 4:37

    @ bug :

    Salam,

    La règle de base en Islam c’est que tout ce qui contribue à une activité illicite est illicite. Si l’on part du fait que la banque usuraire exerce une activité haram basée sur le Riba, tout travail salarié et toute prestation de service au profit de cette banque est haram : de la location des bureaux à la banque, à la société de gardiennage, en passant par les prestations informatiques, marketing, impression etc.

    Le drame c’est que le champ d’activité halal rétrécit chaque jour avec l’introduction de services financiers dans tous les domaines de la vie et que l’exercice d’une activité 100% halal demande un effort considérable. Puisse Dieu récompenser ceux qui font cet effort et aider les autres à s’en sortir.

     
  50. bug

    janvier 28, 2014 at 11:32

    Bonjour, merci de me donner votre avis sur le cas suivant: je suis informaticien dans une société de services informatiques qui acte dans le secteur bancaire, et je fais de la prestation chez ses clients (des banques bien-sur), merci de me dire ce que vous en pensez.

     
  51. Konate

    août 19, 2013 at 6:48

    Merci beaucoup pour vos explications.

     
  52. ribh

    août 18, 2013 at 11:16

    @ Konate :

    Wa alaykoum assalam,

    Une première règle de base en Islam est que tout est permis sauf ce qui est explicitement interdit par le Coran ou la Sunna. Une deuxième règle est que lorsque qu’une activité est interdite toute fonction dans une société qui exerce cette activité est interdite (du directeur général jusqu’au gardien).

    Les activités de contrôle du commerce et de la gestion sont non seulement permises mais aussi souhaitables et elles ont été instituées durant les premières années de la civilisation islamique. Omar Ibn Khattab avait d’ailleurs désigné une femme pour être la première en charge du contrôle des prix et de la qualité des marchandises au niveau de Médine.

    Par contre si l’activité de la société est illicite automatiquement la fonction de contrôle de gestion devient illicite.

    Et Dieu sait mieux.

     
  53. Konate

    août 18, 2013 at 10:02

    Salam Aleykoum,

    J’aimerais savoir si les métiers de contrôleur de gestion et d’auditeur sont licites ou pas ? Sachant que je ne souhaite pas travailler dans le secteur bancaire… Merci

     
  54. ribh

    août 5, 2013 at 1:35

    @ Yousuf :

    Salam,

    Vous avez répondu vous même à la question : l’activité de la banque est basée sur l’intérêt (le riba) qui est très sévèrement interdit par l’Islam. Il est écrit dans le Coran que Dieu déclare la guerre à ceux qui le pratiquent. Tout emploi dans une société dont l’activité est illicite est haram.

     
  55. Yousouf

    août 4, 2013 at 8:50

    merci pour la réponse rapide mais quelle sont les raisons principales qui font que c’est haram

     
  56. ribh

    août 1, 2013 at 11:37

    @ Yousouf :

    Wa alaykoum assalam,

    L’avis unanime des savants musulmans est que ce n’est pas permis.

     
  57. Yousouf

    août 1, 2013 at 4:52

    Salam 3alaykoum, mon petit frère travaille dans une banque à Montréal. Je voudrais savoir si cela est halal étant donné que c’est la banque qui le paye (donc son salaire vient en sorte du riba). J’aimerais préciser qu’il peut facilement trouver un autre emploi hors d’une banque. Jazakallah kheir

     
  58. ribh

    mai 7, 2013 at 11:05

    @ Hajar :

    Wa alaykoum assalam,

    Mis à part le riba (intérêt, usure), les contrats islamiques ne doivent pas comporter d’éléments de « gharar » que l’on peut traduire par incertitude excessive, comme par exemple vendre un poisson qui n’a pas encore été pêché. Lorsqu’un contrat à terme fait référence à des évènements qui comportent une forte marge d’incertitude ils sont interdits.

    La Charia interdit également de vendre une dette ce qui interdit totalement les swaps.

    Enfin, la Charia interdit aussi de vendre quelque chose dont on n’a pas acquis l’entière propriété, ce qui permet notamment d’interdire la spéculation qui consiste à acheter quelque chose avec un acompte mininime et à chercher à le revendre immédiatement pour compléter le paiement de l’achat initial et éventuellement dégager une marge : ce schéma peut être reproduit par le deuxième acheteur, puis un troisième acheteur etc., ce qui donne lieu à la génération des bulles spéculatives.

    Et Dieu sait mieux.

     
  59. Hajar

    mai 7, 2013 at 8:58

    Salam,
    Je voudrais bien savoir la raison pour laquelle les contrats à terme et swaps sont illicites ? et est ce qu’il existe des swaps islamiques?

     
  60. ribh

    février 24, 2012 at 11:49

    @ Zeynab :

    Wa alaykoum assalam,

    Cela dépend principalement de la nature des actifs négociés par l’intermédiare. Si ces actifs sont halal en principe l’intermédiation est permise, mais sachant que l’une des règles de la finance islamique c’est que l’on ne peut vendre ce qu’on ne possède pas… tout dépendra des détails du contrat d’intermédiation.

     
  61. zeynab

    février 24, 2012 at 7:11

    Assalam ahleykoum,
    qu’en est-il du métier d’intermédiaire financier?

     
  62. redouane

    février 13, 2012 at 12:21

    si je pose cette question c’est justement parce que si l’on se trompe et si notre trade s’avère erroné alors on perd soit la totalité de notre argent soit 10% rémunéré donc… j’hésite à investir dans ces circonstances là

     
  63. redouane

    février 13, 2012 at 12:12

    salam a tous
    j’ai une question à poser
    -est ce haram d’investir en bourse en option binaire?

    baraklah o fikom pour une réponse sûre et concrète

     
  64. ribh

    janvier 22, 2012 at 12:58

    @ Bouzid :

    Salam,

    Certaines personnes évitent effectivement par principe et/ou par conviction toutes les activités que vous avez évoquées. Chacun place la barre à la hauteur qu’il veut (ou qu’il peut) atteindre. Dieu ne nous en demande d’ailleurs pas plus.

     
  65. Bouzid

    janvier 21, 2012 at 10:42

    Acheter un terrain pas très cher, en profitant d’une bonne occasion dans l’idée de le garder et d’attendre une plus-value immobilière c’est quoi ça de la spéculation?
    Pour ceux qui se posent la question de savoir si leur activité est licite, permettez moi juste de leur proposer d’éviter les activités qui utilisent des véhicules à moteur, pollution oblige, pas d’activité bancaire, pas d’activité de boucherie en raison de l’élevage excessif de bête (émission de méthane, gaz à effet de serre, pollution des nappes en raison de leurs excréments contenant des nitrates), évitez aussi la fonction publique car vous êtes payés par de l’argent public provenant de dette souveraine dont l’Etat paye des intérêt et qui rembourse sa dette avec des impôts tirés d’activités illicites (tva sur le jeu, l’alcool, les activités financières, éleveur de porc… même certaines prostituées payent des impôts), évitez également les activités subventionnées par les fonds publics pour les mêmes raisons évoquées…
    Une fois dit cela on ne fait plus rien. J’ai connu beaucoup de musulmans pratiquants qui ne s’embarrassent pas avec de telles questions et lorsqu’il s’agit de pognon ils oublient rapidement les principes élémentaires.

     
  66. Mous

    janvier 16, 2012 at 3:03

    Je ne fais pas partie de ceux que tu as cité !!

     
  67. ribh

    janvier 15, 2012 at 4:53

    @ Mous :

    Nos connaissances resterons toujours partielles et relatives, personne ne détient la vérité absolue. La rigueur voudrait que lorsqu’on adhère à une école de jurisprudence on s’en tienne à ses limites et que l’on ne surfe pas sur les différentes écoles de jurisprudence en essayant de trouver au sein de chacune d’entre elles les avis les plus laxistes et les plus permissifs pour ne retenir que les avis qui nous arrangent. C’est la mission des docteurs en théologie (scholars) qui assument en dernier ressort la responsabilité de leurs avis.

     
  68. Mous

    janvier 14, 2012 at 4:55

    J’ai vu qu’ils permettaient certains outils proche du haram pour moi (je ne dis pas qu’ils sont haram car je ne suis qu’un ignorant).

    Ce que j’ai aimé c’est le doc sur le call warrant avec les preuves qu’ils apportent ? Que penses-tu de cela ? Pour ma part, je ne connaissais pas du tout leurs preuves. Il faut que je vérifie.

     
  69. ribh

    janvier 14, 2012 at 3:37

    @ Mous :

    Merci pour ces documents intéressants.

    Les deux documents relèvent d’institutions situées en Malaisie, pays qui a généralement une position libérale en matière de finance islamique et qui permet parfois des transactions et des montages financiers jugés illicites au Moyen Orient.

     
  70. Mous

    janvier 14, 2012 at 3:47

     
  71. Mous

    janvier 14, 2012 at 3:44

    J’ai trouvé ceci concernant les warrants call :

    call warrant A right, but not an obligation, to buy a fixed quantity of an asset (such as shares) for a specified price within a limited period of time [4].

    [4] At its 4th meeting on 26 July 1995, the Islamic Instrument Study Group (IISG) passed a resolution permitting the use of call warrants on the condition that the underlying shares of the warrants in question are Shariah compliant. This instrument fulfils the features of mal (asset) according to Islamic

    Qu’en pensez-vous ?

    source : http://www.kantakji.com/fiqh/Files/Finance/N362.pdf

     
  72. ribh

    janvier 11, 2012 at 7:03

    @ Mous :

    Salam,

    Acheter un bien quel qu’il soit et attendre que son prix monte c’est la définition même de la spéculation. Il faut aussi comprendre que l’inflation n’est pas un phénomène « naturel » C’est le système monétaire basé sur la monnaie papier et la monnaie fiduciaire qui crée l’inflation.

    Le système financier conventionnel invente tous les jours de nouveaux outils dérivés plus spéculatifs les uns que les autres. Sans aller jusqu’à les qualifier de haram, la finance islamique ne peut que regarder avec méfiance tout outil qui ne comporte pas une valeur ajoutée pour l’économie réelle.

     
  73. Mous

    janvier 11, 2012 at 6:52

    J’ai pris l’or comme exemple… J’aurais pu donner d’autres exemples.

    Acheter une action et attendre que son prix monte pour réaliser un bénéfice, est-ce de la spéculation ?

    Qu’en est-il des warrants cités en question ?

     
  74. ribh

    décembre 31, 2011 at 3:43

    @ Mous :

    Du point de vue islamique l’or ne devrait pas être considéré comme une marchandise mais comme une monnaie. La monnaie papier est une escroquerie qui est à l’origine de l’inflation. Lorsque qu’on dit que le prix de l’or a augmenté – par rapport à la monnaie papier – en réalité c’est la valeur du papier monnaie qui a baissé parce que les banques et les états créent en permanence de l’argent fiduciaire.

    Vous pouvez lire cet article pour plus de précisions :
    https://ribh.wordpress.com/2010/11/13/systeme-monetaire-finance-islamique-or/

     
  75. Mous

    décembre 31, 2011 at 3:24

    Acheter de l’or en espérant qu’il va monter pour le revendre n’est ce pas de la spéculation ?

     
  76. ribh

    novembre 23, 2011 at 11:42

    @ Eli ;

    Wa alaykoum assalam,

    Les études approfondies en français sur le sujet sont relativement limitées. Si vous maîtrisez l’anglais vous trouverez des sources intéressantes en faisant une recherche sur Google sur les termes : « Council of the Islamic Fiqh Academy » + stocks.

     
  77. Eli

    novembre 22, 2011 at 11:46

    Assalam ahleykoum, excusez moi mais je m’interesse a l’investissement en bourse vu par l’islam mais je trouve que des personnes qui en parle sans preuve. Il y a que des avis personnel. Fournissez des preuves pour ceux qui en ont. Merci

     
  78. ribh

    octobre 16, 2011 at 7:06

    @ Teka :

    Salam,

    Investir en bourse est halal.

    Acheter les actions de sociétés qui ont une activité halal ne pose pas de problème si l’objectif est de percevoir une part du bénéfice de ces sociétés. Par contre certaines activités spéculatives ne sont pas conseillées comme le fait d’acheter des actions en espérant que leur prix va rapidement augmenter pour les revendre aussitôt parce que cette pratique risquée se rapproche de la loterie (al mayssir).

    Wa Allahou a3lam.

     
  79. teka

    octobre 16, 2011 at 11:07

    s’il vous plait soyez plus clair la bourse c’est hram ou hlel

     
  80. ribh

    mai 14, 2011 at 4:23

    @ Lahlou :

    Salam,

    On peut approfondir la recherche de fatwa et l’analyse technique de ce qui est permis et de ce qui n’est pas permis, mais est ce qu’il ne vaut pas mieux se placer au niveau des retombées sociales et économiques d’une activité ? Quelle est la contribution à l’économie réelle de l’achat et de la revente d’une action en quelques jours ? N’est ce pas uniquement de la spéculation ?

    L’Islam ne considère pas l’argent comme une marchandise qu’on peut vendre avec une marge (l’intérêt ou riba). De même une action qui représente une fraction de capital ne devrait pas être traitée comme une marchandise mais comme une participation collective à une activité productive, et par conséquent être détenue sur une durée qui lui donne un sens économique. C’est mon point de vue, pas une fatwa.

     
  81. Lahlou

    mai 13, 2011 at 2:04

    Merci de vos éclaircissements sur la relation bourse-Islam. Il m’arrive d’acheter des actions de sociétés dont l’activité est apparemment licite mais que je ne conserve que très peu de temps (des fois qu’une journée). J’ai vu sur d’autres sites qui traitent de la même question que la vente d’actions n’est possible aux yeux de l’islam que dans la mesure où l’argent payé au moment de l’achat de ces actions a déjà été utilisé pour l’acquisition de matériels et autres. Et comme vous le savez, lorsque l’on achète une action en bourse, celle n’est pas vendu directement par la société elle même mais un autre actionnaire qui lui même l’avait acquise auprès d’autres actionnaires et ainsi de suite. Comment savoir dans ce cas si l’argent a été déjà investi ou non ? Merci de me répondre également sur le délai à partir duquel la vente peut-être licite ? Merci.

     
  82. ribh

    septembre 18, 2010 at 4:07

    @ Khoubayb :

    Nous avons déjà répondu à la question de M. Griri. La plupart des métiers commerciaux ne posent pas de problème vis à vis de la Charia dans la mesure où ils ne concernent pas des produits ou des services illicites (alcool, porc, activités immorales etc.). Mais la plupart de ces métiers sont amenés à traiter dans le cadre de contrats interdits par l’Islam (crédit bancaires avec intérêts, assurances commerciales, etc.). Le musulman doit éviter de s’engager dans de telles transactions. Cela peut paraître difficile voire impossible dans le contexte actuel, mais il y a toujours des solutions si l’on est sincère dans sa volonté de plaire à Dieu. Le système économique occidental n’a été adopté par le monde islamique que depuis moins d’un siècle… il n’est pas éternel. Le système socialiste soviétique qui semblait inébranlable n’aura duré que 70 ans. Beaucoup d’efforts devront être menés pour se rapprocher d’un système juste débarrassé de la spéculation, du riba et de tout ce qui est haram.

     
  83. khoubayb

    septembre 18, 2010 at 2:09

    pouvez vous répondre a notre ami griri svp, parce que moi aussi je fais des études en commerce et j’ai l’impression que je me trouve dans un cul de sac. je me suis rabattu alors dans la vente immobilière, en me disant que c’était licite, je vois qu’il y a toujours des piliers qui me bloquent. aidez moi mes frères et sœurs car je n’ai pas envie de gagner de l’argent illicite … et dites moi aussi les métiers commerciaux qui « passent » dans l’éthique islamique. merci d’avance

     
  84. ribh

    avril 15, 2010 at 10:06

    @ Adel :

    Salam,

    Le mot « jouer » pose déjà problème puisqu’il montre une intention de spéculer ce qui n’est pas autorisé en Islam.

    Vous pouvez aussi consulter cet article : http://www.muslimfr.com/modules.php?name=News&file=article&sid=90

     
  85. adel

    avril 15, 2010 at 8:31

    jouer dans la bourse…
    halal ou haram?
    et les obligations aussi

     
  86. je propose cet article

    novembre 5, 2008 at 7:20

    voir le lien:
    http://www.muslimfr.com/modules.php?name=News&file=article&sid=90

    c’est un article qui n’engage que son auteur

    wa alahou aalam

     
  87. ribh

    mars 7, 2008 at 10:07

    Wa âalaykoum essalam,
    La plupart des professions sont concernées par le problème du financement avec intérêts (riba) : qu’il s’agisse d’un agent immobilier, d’un concessionnaire auto ou d’un magasin d’électroménager, malheureusement la plupart des ventes se font à crédit et ces établissements sont contraints de traiter avec des banques usuraires, pas seulement en Europe mais encore dans la plupart des pays musulmans. L’Islam rejette toute action qui comporte un élément illicite et toutes ces opérations de vente sont donc haram. La solution viendra de la renaissance des valeurs éthiques de l’Islam et de la généralisation des banques islamiques.

     
  88. griri

    mars 6, 2008 at 9:52

    Salem Aleikoum,
    Etre agent immobilier en France est-il compatible avec l’Islam? Certes l’agent n’est pas rétribué sur des intérêts mais il dirige et aide ses clients a remplir des formulaires destinés aux banquiers. C’est sur ce point précis que j’aimerais être guidée car l’agent n’a pas la possibilité de rediriger ses clients vers un organisme ne pratiquant pas l’usure.

     
  89. ribh

    décembre 18, 2007 at 4:54

    La finance islamique rejette toute transaction à caractère spéculatif ou qui présente un degré élevé d’incertitude. Cheikh Salah Kamel président du groupe saoudien Dallah Al Baraka – qui possède notamment la chaîne satellitaire islamique « Iqraa » – qui préside la Chambre Islamique de Commerce et d’Industrie, et qui est l’un des pionniers de la finance islamique moderne est extrêmement critique à l’égard des opérations de bourses à caractère spéculatif. Selon lui, acquérir des actions en bourse dans le but de se constituer un patrimoine qui génère un revenu ou à une plus grande échelle pour participer au contrôle d’une société industrielle ou commerciale est un acte tout à fait appréciable au regard de l’Islam. Par contre spéculer en bourse est une activité illicite dans la mesure où cette pratique comporte une forte incertitude et qu’elle détourne les capitaux d’activité à réelle valeur ajoutée. Le fait de dire d’un spéculateur qu’il « joue en bourse » en dit long sur la nature de cette pratique. Pour qu’une transaction soit halal, le prix d’achat, la quantité, la nature, la possibilité ou non de prendre possession de la chose acquise etc. doivent être clairement connus. L’incertitude ne peut jamais être totalement éliminée, mais elle ne doit pas être un élément constitutif de la transaction elle-même. Pour donner un exemple simple on peut prendre le cas d’une récolte agricole : le Prophète que la paix soit sur lui a déconseillé d’acheter une récolte avant que les fruits n’ait pratiquement atteint leur taille finale. Il est vrai que même si les fruits sont mûrs la récolte peut encore être détruite par un orage, c’est la part d’incertitude qui ne peut être éliminée…Par contre acheter la récolte de l’année prochaine n’est pas permis en Islam. Pour savoir si une opération boursière est licite, il faut donc s’interroger premièrement sur sa finalité et deuxièmement apprécier si le risque en constitue un élément fondamental.

     

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