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Finance & banques islamiques au Liban

23 Nov

 

Le système bancaire libanais est très libéral. Il n’y a aucune restriction sur le mouvement des devises et des capitaux, pas de contrôle des changes, la monnaie est totalement convertible. Une loi de 1956 institue le secret bancaire absolu, protégeant l’épargnant et l’investisseur et une loi contre le blanchiment d’argent. Il n’y a aucune restriction au mouvement de capitaux ou de changes, tout comme il n’y a aucune restriction ou régulation sur le marché des devises étrangères. Il n’existe pas non plus de restrictions aux transferts de capitaux y compris au rapatriement des bénéfices.

Depuis 1998, la Banque centrale a imposé aux banques l’application des règles prudentielles strictes conformes aux exigences de Bâle II, avec un ratio de solvabilité minimum de 12%, des réserves obligatoires représentant 10% des bénéfices annuels, le recours systématique au provisionnement pour créances douteuses.

Le secteur bancaire se caractérise par un réseau développé, encore extrêmement dense malgré le mouvement de consolidation amorcé depuis les années quatre-vingt-dix. Le poids des 63 banques libanaises est supérieur à celui de l’économie nationale, avec des avoirs qui totalisent trois fois le PIB (102 millions USD) mais cette activité est fortement concentrée entre les mains de 16 banques qui contrôlent 80% du marché. L’intermédiation bancaire est élevée de l’ordre d’une agence pour 6 000 habitants. Sur les 63 banques opérant au Liban, 52 sont des banques commerciales. Seules 9 banques sont spécialisées dans les crédits à moyen et long termes. La Banque du Liban (Banque centrale) encourage cependant les regroupements entre les banques afin de leur permettre de mieux faire face à la concurrence régionale. Elle entend favoriser la consolidation du secteur, jugé trop fragmenté, par le rapprochement de banques exerçant des activités complémentaires et à reconduire la loi de 1993 sur les fusions bancaires, afin de permettre une fusion des banques sous-capitalisées.

Les banques libanaises se réorientent de plus en plus vers les activités de banques de détail, dont l’une des composantes est la bancassurance. La croissance pourrait également venir de l’ouverture des établissements bancaires islamiques, récemment autorisés au Liban (loi du 11 février 2004), complétée par deux circulaires diffusées par la Banque centrale du Liban du 30 août 2004, qui leur accordent certains privilèges. Cette ouverture est en grande partie dictée par le flux déjà important de capitaux arabes présents au Liban. C’est dans ce nouveau cadre que le Crédit Libanais vient de créer sa propre filiale spécialisée dans la banque islamique « Lebanese Islamic Bank ». Le Crédit Libanais a été autorisé en juin 2005 à créer une banque islamique au Liban. Le capital de base de cette nouvelle entité est de 20 millions USD.

Près de 10 banques étrangères sont actives au Liban notamment Banque Audi (Suisse), Commerzbank, Crédit Suisse, Dresner Bank, HSBC, Intesa S.P.A, The Bank Of New York, JP Morgan Chase, Arab Banking Corporation. Les filiales des banques françaises, BNPI (BNP Paribas), Banque Libano-française et Fransabank (Calyon), SGBL (Société Générale), occupent une place importante dans la vie des affaires. Par ailleurs, les banques accentuent leur stratégie de d’expansion régionale avec l’ouverture d’établissements en Syrie, en Jordanie, au Soudan, en Algérie et pour la BLOM, en Egypte avec l’acquisition en cours de la MISR Romanian Bank.

La Bourse de Beyrouth (BSE) est assez dynamique et sa capitalisation boursière a atteint 3,45 milliards de dollars fin 2004, contre 1,24 milliard fin 2001, soit une hausse de 86,7% en trois ans grâce à l’introduction en Bourse des Eurobonds émis par le Trésor libanais. Le nombre de sociétés cotées est de 16 et à peu près trois quarts des opérations sont effectuées sur les titres de Solidere, la société immobilière qui reconstruit le centre de Beyrouth. La Bourse de Beyrouth prévoit la création d’une Commission des opérations de bourse et est passé en 2005 à un système de cotation en continu et un système électronique de transactions.

Le gouvernement attache une grande importance au développement du secteur financier et des réformes sont à l’étude pour améliorer son rôle dans le financement de l’économie notamment la possibilité d’introduire en bourse les actions des sociétés privatisées, le développement du secteur des assurances et produits d’assurance vie et autres investisseurs institutionnels qui pourraient devenir des acteurs majeurs pour la dynamisation du marché des capitaux.

jeudi 23 novembre 2006, par AFII-ANIMA

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Publié par le novembre 23, 2006 dans Uncategorized

 

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