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L’expérience originale de la Best-Bank en Tunisie

25 Sep

La Best-bank, considérée en Tunisie comme la pionnière en matière de financement participatif, dispose elle aussi de toute une panoplie de techniques de financement solidaires pour aider les plus démunis à créer leurs propres activités. Son originalité réside dans l’application du principe de partage des profits et des pertes qui implique une responsabilisation et une mutualisation des risques entre les bailleurs et les bénéficiaires des fonds.

A – Les techniques de financement solidaire de la Best-Bank

Créée en 1983, la Best-bank désigne Beit-Ettamouil-Saoudi-Tounsi, est une banque participative à référent religieux et à capitaux Tuniso-Saoudiens. Fondée sur le principe d’un double partenariat :déposant / banque – banque / entrepreneur, elle réhabilité la participation et admet comme mode de rémunération des capitaux, le principe de partage des pertes et des profits.Pour soutenir l’activité des micro-entreprises, la Best-Bank utilise des techniques contractuelles de financement telles que l’Achat-Revente, l’association avec participation et la commandite.

1) la technique d’AchatRevente.

Cette technique est utilisée pour des financements à court terme. Il s’agit d’un type de vente différée où la banque participative agit tel un commerçant. Elle s’engage par un contrat à acquérir des marchandises ou des biens d’équipement, désirés par son client-entrepreneur, et les lui revendre à un prix raisonnablement majoré d’une marge bénéficiaire fixée d’avance(*).

(*) Le calcul de cette marge tient compte des facteurs suivants : rentabilité des marchandises pour le client, car plus celle ci sera forte, plus la marge prélevée par la banque sera importante ; degré de nécessité des marchandises pour un consommateur moyen, car la marge sur les produits alimentaires de première nécessité demeure plus faible que sur d’autres biens; provenance des marchandises, car la marge prélevée s’avère plus importante pour une marchandise importée que pour une marchandise locale, du fait d’un risque supérieur.

La durée du remboursement, déterminée en fonction du cash-flow, peut varier de 3 à 18 mois. La banque paie donc directement le fournisseur et se fait rembourser par le client. Il est cependant précisé dans le contrat, qu’en aucun cas la banque ne peut majorer son prix de vente ou forcer le client à enlever les biens commandés, si un événement majeur et imprévu (choc exogène par exemple) venait à se produire.

En contrepartie, le client-entrepreneur de la banque doit se plier aux exigences suivantes :

—fournir une évaluation concise de son projet afin de convaincre la banque de la faisabilité de celui-ci;

—fournir des garanties pour rassurer la banque de sa solvabilité, ou accepter le cas échéant, le nantissement que la banque peut exiger ;

—verser éventuellement une somme sur un compte bancaire au moment de la signature du contrat, pour rassurer la banque de son engagement et de son sérieux.

Il peut être également exigé du client, de fournir à la banque une facture pro forma signée par le fournisseur précisant les spécifications de la marchandise, son prix, et les conditions de paiement. La banque peut se réserver le droit d’imposer un autre fournisseur lui proposant la même marchandise à des conditions financières plus avantageuses que celles obtenues par son client. Toute économie ou ristourne obtenue par la banque, sur le prix d’achat initial de la marchandise, est intégrée dans le calcul du bénéfice du commerçant. Dès qu’il prend possession de la marchandise, le commerçant est tenu de signer un récépissé attestant sa conformité, et de remettre à la banque (n) ordres de paiement d’un montant fixe, qui seront prélevés en raison d’un règlement par mois, jusqu’à ce qu’elle récupère son dû, soit le montant de la transaction réglé par la banque, plus sa marge bénéficiaire. Cette marge reste en général inférieure de 10 % à 15 % au taux d’intérêt annuel pratiqué par les banques conventionnelles sur leurs crédits. Si l’un de ces prélèvements ne peut être effectué, le commerçant est tenu de dédommager la banque des préjudices réels qu’elle peut subir.

2) Le contrat de financement par association avec participation (La Musharaka)

Généralement considérée comme une véritable spécificité des banques participatives, cette technique de financement à moyen et à long terme, s’apparente au système de capital-risque, largement répandu en Occident. Il s’agit d’une association entre la banque et l’entrepreneur où chacun apporte une partie du capital nécessaire à la création d’une entreprise (Ul haq N, [1986]). Le soin de la gestion de celle-ci est laissé à l’entrepreneur. Ce dernier reçoit en contrepartie un pourcentage du profit réalisé pour la rémunération de son travail et de son savoir-faire. Ce pourcentage est fixé à l’avance à l’intérieur d’une fourchette de 20 à 60 %. Le restant du profit est partagé entre la banque et l’entrepreneur proportionnellement à l’apport initial de chacun. L’apport financier de la banque est en général le plus élevé ; il est d’autant plus important que les compétences de l’entrepreneur sont reconnues (Khan M, [1987]).

Sous un autre aspect, cette technique peut revêtir des formes plus directes, telles que :

—La participation au capital d’une société naissante, ou encore l’achat d’actions d’une société déjà opérationnelle (ce genre d’association peut être qualifié de société de cogestion limitée). Ce genre d’association s’appelle société de cogestion limitée. Cette association est permanente et ne prend fin qu’avec la dissolution de la société ou suite à la vente par l’un des associés de ses parts.

—La participation qui se termine par le retrait de la banque du projet. En réalité, ce contrat de participation forme deux contrats distincts : un contrat pour l’officialisation de l’association et la constitution de la société, et un contrat pour la cession du projet par la banque à l’entrepreneur. L’entrepreneur peut régler le rachat des quotes-parts de la banque, en cédant soit une partie de son bénéfice, soit la totalité de celui-ci. Cette variante de l’association avec participation, s’appelle « participation dégressive ». Elle permet à la banque de récupérer progressivement ses fonds et se désengager du projet.

—L’association à caractère “spéculatif”. Contrairement à l’association permanente, cette participation concerne des opérations bien précises et limitées dans le temps. La banque choisit ses partenaires soit parmi les particuliers, soit parmi les sociétés privées ou publiques du secteur commercial. C’est une façon pour elle de minimiser les risques de pertes et de comparer la rentabilité selon les catégories et les statuts. Elle est donc associée au capital de l’entreprise et pourrait de ce fait lui interdire d’utiliser ses fonds pour faire du commerce avec un pays donné ou commercer avec telle ou telle marchandise. Quant au partage des bénéfices et des pertes, il obéit à la règle de l’équivalence entre les droits et les obligations de chaque partie.

3) Le contrat de financement par commandite (La Mudaraba).

C’est la technique de financement la plus originale de la banque participative. Le contrat établi lors de cette association entre la banque et l’entrepreneur précise que le financement du projet sera totalement apporté par la banque. Quant à l’entrepreneur, il s’engage à travailler et à mettre son savoir faire et ses compétences au profit de ce projet dont il aura la charge de la gestion.Tel qu’il est défini, le contrat de commandite est essentiellement censé aider les petits entrepreneurs n’ayant pas les fonds nécessaires pour investir. Ces derniers, soucieux de se décharger sur la banque d’un certain nombre de responsabilités relatives au déroulement du projet, obligent la banque à adopter une attitude prudente face au risque, d’autant plus que dans le contrat, il est précisé qu’en cas de pertes dues à un choc exogène, celles-ci seraient totalement assumées par la banque (Naqvi S, [1981]). L’entrepreneur ayant perdu la contre valeur de son travail sera dégagé de toute responsabilité. Autrement, le taux de partage des pertes et des profits effectifs est défini à l’avance en commun accord entre les parties contractantes, compte tenu des risques inhérents au projet et de la conjoncture économique.

B – Opérations bancaires de bienfaisance de la Best-Bank.

Ces opérations sont indispensables pour légitimer la banque islamique, non seulement à l’égard du public mais aussi de l’Etat et ses représentants [HADJ-SADOK. M, 1979]. Les actions “sociales” de la banque se veulent en fait complémentaires et solidaires de la politique de crédit de bienfaisance des autorités monétaires, qui consiste à faire des prêts sociaux et gratuits aux pauvres et nécessiteux et à ceux qui ne peuvent fournir des garanties suffisantes.

1) Prêts gratuits sans participation aux bénéfices.

La banque islamique qui ne peut encaisser des frais relatifs à la durée d’un crédit, peut par contre réclamer des frais pour la couverture des droits administratifs réels. Le montant de ces frais est fixé par les autorités monétaires en accord avec le comité religieux de supervision de la banque islamique. C’est un moyen permettant d’éviter les abus en matière de tarification des services rendus. En réalité, et dans la plupart des cas, les fonds prêtés gratuitement par la banque islamique ne lui appartiennent pas, ils proviennent d’autres bailleurs en particulier de l’Etat qui alloue des sommes à ces prêts et charge la banque de leur administration et de leur gestion. Ces crédits gratuits et sans participation aux bénéfices sont souvent utilisés comme un apport pour augmenter la productivité d’un projet, financer des opérations d’exportation ou organiser des foires commerciales. Ces opérations, reçoivent fréquemment le concours de la Banque centrale qui à l’occasion, débloque gratuitement des liquidités.Ces crédits interviennent également dans les secteurs prioritaires de la politique de développement adoptée par des autorités, où une participation aux bénéfices est jugée non appropriée voire impossible. C’est le cas pour le financement des produits de base pour les petits paysans, l’octroi de crédit à la consommation ou de découverts de compte pour une population à revenus limités.

2) Prêts sociaux de bienfaisance.

Ils ne sont autres que des prêts gratuits que la banque islamique accorde généralement aux nécessiteux et aux groupes socialement faibles. La seule obligation du débiteur est le remboursement de la somme avancée au terme convenu : c’est ainsi que des crédits sont accordés aux étudiants issus d’un milieu défavorisé et désirant poursuivre leurs études, aux petits paysans, aux pêcheurs ou à des petites coopératives pauvres en capitaux, cherchant à couvrir des besoins financiers vitaux.Enfin, pour la conciliation de l’argent et du religieux, des réalisations concrètes sur le plan social peuvent avoir lieu. En effet, la banque islamique apporte sa contribution financière aux projets de construction d’hôpitaux et de cliniques, de mosquées ou encore de centres de formation professionnelle [BERGER- VACHAN., 1966].En dehors des dispositions évoquées ci-dessus, toutes les autres opérations de la banque islamique, sont réalisées de façon conventionnelle: couverture des paiements, nivellement des comptes, virements, encaissement des créances, orientation de l’excédent de liquidité vers l’investissement, expertises financières et consultations, opérations de change manuel dans les diverses monnaies par l’achat et la vente de devises au cours du jour, etc. Ces opérations s’accompagnent nécessairement d’une transaction réelle et apparente. La banque prélève simplement une commission pour rémunération du service rendu.Si les impératifs de solidarité et de participation constituent des facteurs explicatifs indéniables du succès de la Best-Bank, l’engagement des fonds dont elle dispose, doit obéir à une évaluation concise et à une gestion rigoureuse des risques inhérents aux interventions de ces banques. Nous nous intéressons ici au cas de la Best-bank, en tant que banque islamique pour étudier son attitude face au risque et à l’incertitude relatifs aux micro-projets.

Mondher Benarous

4èmes Rencontres Euro-Méditerrannéennes

CEMAFI (Centre d’Etudes en Macroéconomie et Finance internationale)

25 – 27 septembre 2000

 
45 Commentaires

Publié par le septembre 25, 2000 dans Tunisie

 

45 réponses à “L’expérience originale de la Best-Bank en Tunisie

  1. Anonyme

    mars 27, 2013 at 10:58

    bonjour s’il vous plaît je veux savoir comment calculer la marge bénéficiare à partir des données de la finance islamique, j’ai un projet qui traite la comparaison entre les modes de financement classiques et islamiques mais j’ai pas bien compris la méthode de calcul de la marge bénéficiaire. merci d’avance

     
  2. ribh

    mai 13, 2011 at 11:48

    @ Imed :

    Salam,

    Il faut savoir que les banques islamiques n’accordent pas de crédit en liquide (la rémunération de l’argent par l’intérêt étant interdite) mais qu’elles s’engagent avec le client dans une opération commerciale (mourabaha, ijara, moucharaka etc.). Les banques islamiques ne rachètent donc pas de crédits.

     
  3. imed

    mai 13, 2011 at 12:55

    je veux savoir si cette banque fait un achat de credit et merci :)

     
  4. imen bouallegue

    novembre 5, 2010 at 6:00

    @ribh
    merci ribh

     
  5. ribh

    février 9, 2010 at 7:37

    @ Imen Bouallegue :

    Wa alaykoum assalam,

    La Banque Zitouna qui est une banque islamique devrait démarrer en Tunisie d’ici 2 ou 3 mois et elle proposera des financements immobiliers :

    https://ribh.wordpress.com/2009/11/22/banque-zitouna-services/

     
  6. imen bouallegue

    février 9, 2010 at 5:49

    essalemou 3alaykom
    bellehi comment nommer une banque par islamique alors qu’elle ne résout pas nos problèmes en tant que musulmans. vous savez moi et mon mari on souffre du loyer on a vu « 2ebtile2 » de toute sorte de la part des propriétaires. on n’a pas pu prendre de crédit puisque c’est « hram » on n’a pas de banque islamiques à tunis vraiment c’est l’enfer on est mariés depuis 7 ans on a déménagé 4 fois avec 2 gosses c’est pénible en plus on a trop dépensé « felkra » aussi brabi si vous savez quelque chose de nouveau informez moi merci
    wesselemou 3alaykom

     
  7. ribh

    juillet 15, 2009 at 11:55

    @ Mohamed :

    Salam,

    Non. Pour l’instant la BEST Bank n’accorde pas de crédits aux particuliers.

     
  8. mohamed

    juillet 15, 2009 at 11:43

    salem,
    je suis tunisien je veut savoir si Best Bank donne des crédits pour l’achat d’une maison ou d’une voiture.
    merci d’avance

     
  9. olfa

    juillet 3, 2009 at 8:50

    c’est une banque très intéressante

     
  10. Amine

    mai 29, 2009 at 1:40

    salamou 3alaikom.
    la raison pour laquelle je veux entamer ma discussion s’articule comme suit : je suis Tunisien et j’ai travaillé comme analyste financier dans des banques étrangères et j’ai travaillé aussi dans une des banques islamiques à Dubai.
    ce que j’ai remarqué c’est qu’il y a une différence phénoménale avec celles de la Tunisie, notamment Best Bank. ça n’a rien a voir !!!! coté infrastructure, performance, service, personnels et tout !!! par rapport à elles, Best Bank c’est comme une agence bancaire comparée à une grande banque offshore.

     
  11. ribh

    avril 11, 2009 at 10:28

    @ Hasna

    Wa alaykoum essalam wa rahmatou Allah wa barakatouh,

    Je vous suggère de lire l’article suivant qui contient les éléments de réponse à votre première question.

    La crise du système financier mondial
    http://rasoulallah.net/subject_fr.asp?hit=1&parent_id=350&sub_id=6924

    Concernant l’aspect performance, il faut comprendre que l’Islam n’a pas une vision étroite et égoïste de l’activité économique. L’Islam recherche la prospérité et l’épanouissement de toutes les couches de la société : patrons, salariés, financiers, entrepreneurs, pauvres, riches etc. Il ne faut donc pas considérer uniquement la performance de la banque islamique, mais la stabilité du système économique global dans une vision à long terme. Ceci dit, les banques islamiques ont démontré à l’occasion de la crise financière mondiale en cours qu’elles ne manquent pas d’atouts par rapport aux banques conventionnelles.

     
  12. hasna

    avril 11, 2009 at 5:58

    Salamou 3alaikom wa rahmatou ALLAH wa baraketouh,
    les banques islamiques peuvent-elles résoudre les problèmes de la
    crise financière? sont-elles plus performantes que les autres banques?
    jazékom ALLAH kolla 5air.

     
  13. ribh

    avril 10, 2009 at 6:20

    @ Hasna

    Wa alikoum essalam wa rahmatou Allah wa barakatouh,

    Il n’y a pas forcément de lien entre l’interdiction de l’intérêt et l’autonomie de la banque islamique. Cette dernière dépend beaucoup de la réglementation et de la structure du marché financier et des possibilités de refinancement de la banque islamique auprès d’autres institutions financières, islamiques ou non. Si les possibilités de refinancement n’existent pas, la banque devra compter essentiellement sur ses fonds propres et dans une certaine mesure sur les dépôts-placements de ses « clients » et elle sera contrainte à être plus autonome.

     
  14. hasna

    avril 10, 2009 at 1:31

    Salamou 3alaikom wa rahmatou Allah wa barakatou,

    L’interdiction de l’intérêt est-elle un principe (facteur) favorable pour l’autonomie financière de la banque islamique ? Cette dernière est-elle plus autonome que la banque conventionnelle?
    merci encore pour votre aide et votre temps.

     
  15. ribh

    avril 4, 2009 at 2:45

    Wa alaykoum essalam wa rahmatou Allah wa barakatouh,
    La principale différence, c’est que dans l’assurance classique, la société d’assurance prend en charge les risques de ses clients contre le paiement d’une prime dont le montant est défini d’avance. Par exemple si la société d’assurance a encaissé 100 de primes et payé 80 de sinistres, elle réalise un bénéfice de 20. Elle peut aussi perdre si elle rembourse plus de sinistres qu’elle n’a encaissé de primes. La société d’assurance fait donc un pari sur l’avenir en espérant qu’elle remboursera moins de sinistres qu’elle n’encaissera de primes : c’est cette incertitude (appelée Gharar) qui est interdite par la Charia. Le principe du takaful est similaire à celui d’une mutuelle : les clients deviennent en fait des sociétaires qui mettent en commun des primes et qui sont partenaires dans les bénéfices ou les pertes. D’autre part les assurances classiques investissent généralement leurs capitaux dans des placements rémunérés par des intérêts, ce qui n’est pas permis dans le cas d’une institution de takaful.

     
  16. hasna

    avril 3, 2009 at 6:51

    Salamou 3alaikom wa rahmatou allah wa barakatouhou
    d’abord je vous remercie pour ces importantes et précieuses informations,et je me demande si vous pouvez m’aider à comprendre la différence entre takaful et l’assurance classique.
    jasekom lah kola khair.

     
  17. ribh

    mars 24, 2009 at 1:26

    La banque islamique BEST Bank devient la Banque Al Baraka Tounes :

    Créée en 1983, et pionnière de la finance islamique en Tunisie, Beit Ettamouil Saoudi Tounsi plus connue sous le nom BEST Bank deviendra la Banque Al Baraka Tounes.

    Banque Al Baraka Tounes est filiale à près de 80% d’Al Baraka Banking Group (ABG) basé au Bahrain et fondé par le milliardaire saoudien Sheikh Salah Abdullah Kamel, l’un des pères de la finance islamique moderne. Les 20% restants du capital de la banque sont détenus par l’Etat tunisien.

    La banque dispose actuellement d’un réseau de 8 agences dans les villes de Tunis, Benarous, Manouba, Sousse, et Sfax. Outre le le financement de l’investissement, la banque offre également tous les services bancaires courants (comptes de dépôts, virements locaux et internationaux, payements électroniques, opérations liées aux commerce extérieur, ebanking….) destinés à la clientèle privée et corporate à l’image des autres banques de la place outre quelle soit une banque Off shore.

    La nouvelle dénomination de la filiale tunisienne s’inscrit dans le cadre de la décision d’Al Baraka Banking Group (ABG) d’unifier l’identité commerciale de son réseau bancaire international implanté dans 11 pays (Algérie, Bahrain, Egypte, Jordanie, Liban, Pakistan, Afrique du Sud, Syrie, Soudan, Tunisie et Turquie).

     
  18. ribh

    mars 24, 2009 at 11:26

    @ Kawther

    Tu n’es pas la seule. Beaucoup de femmes qui portent le hijab ont du mal à trouver du travail et c’est un phénomène qui ne connaît presque pas de frontières. La bonne réaction face à cette épreuve c’est premièrement d’avoir une confiance infinie en Dieu et d’avoir un caractère fort. Deuxièmement il faut développer tes compétences pour être la meilleure candidate. Troisièmement il faut bien étudier le marché du travail pour rester à l’affût des opportunités qui ne manqueront pas de se présenter. Quiconque renonce à quelque chose pour plaire à Allah, Allah le récompense par quelque chose de meilleur.

     
  19. Kawther

    mars 24, 2009 at 11:04

    Assalem alikom, je suis une tunisienne maîtrisarde en sciences comptables à l’IHEC Carthage depuis 2005 et ayant fait des études en CES révisions comptables pendant 3 ans.
    Je porte le voile et je suis fière. Mais mon problème est que je ne trouve pas un emploi car les tunisiens n’acceptent pas encore le hijab.
    Ma famille me fait des pressions pour travailler .
    J’ai l’espérance en Dieu puis en vous pour me trouver une solution.
    Jazaka allah kolla khair

     
  20. islamic

    décembre 18, 2008 at 12:06

    asselemou alaikom. pouvez vous me renseigner sur l’adresse de la banque Noor en Tunisie ? Et quelle est la nature de son activité (banque d’investissement, banque de détail,….)

     
  21. Client

    décembre 13, 2008 at 7:57

    La Best Bank, en Tunisie, en tant que principe, est ok, mais par ailleurs le reste laisse à désirer.

    Elle n’agit pas en tant banque, mais plutôt en tant que ministère. Elle veut recevoir des dépôts, sans aucune contre partie au client, même si ce client est une entreprise. Elle ne donne pas le minimum pour que le client lui reste fidèle. En effet, ils font de sorte que chaque client de la Best Bank a un autre compte courant chez une autre banque pour que cette dernière lui simplifie ses opérations financières. J’espère que cela changera, mais pour le faire, toute une politique de changement radical est à mettre en place commençant bien par le changement de la culture du personnel qui n’est pas du tout tournée commerciale.

     
  22. kharrat mohamed yassine

    octobre 29, 2008 at 1:12

    . salam alaikoum je voudrais savoir si je peux contacter mon compte en tunisie sur internet merci bisellema

     
  23. Meriem ISG

    octobre 18, 2008 at 7:24

    salem alaykom
    moi aussi, je me suis renseignée auprès de la BEST Bank , et j’y ai ouvert un compte pour recevoir mon salaire.

     
  24. manel

    octobre 8, 2008 at 3:33

    J’ai un compte chez Best Bank (compte particulier). Mais elle n’accorde pas de crédits.

     
  25. ribh

    octobre 6, 2008 at 12:04

    Le bureau régional de la Banque islamique Noor en Tunisie se concentrera principalement sur les services bancaires d’entreprise et d’investissement en Afrique du Nord. Pour le projet de la Banque Ezzitouna le domaine d’activité n’a pas encore été annoncé.

     
  26. IMENE

    octobre 6, 2008 at 11:08

    je veux avoir de plus amples informations sur les deux futurs banques islamiques en Tunisie  » Nour » et « Ezzaitouna » . leurs services seront-ils destinés aux particuliers?
    ASSALAM ALAYKOM WA RAHMATOU ALLAY WA BARAKATOH

     
  27. mehdi

    octobre 3, 2008 at 4:08

    assalamou alaykom,je possede un magasin d’optique et je voudrais bien savoir sur les prets consernant les voitures et quelles sont les conditions pour  beneficier de vos offres.Aussi je veux savoir quelle est la difference entre votre « leasing » et celui des banques qui travaillent avec le RIBA  BIEN SUR DE POINT DE VUE HALLAL ET HARAMmerci , et veuillez accepter mes sinceres salutations

     
  28. nour

    septembre 18, 2008 at 3:02

    je veux tout savoir sur les banques islamique!

     
  29. BOUDEN MOHAMED NACEUR

    septembre 18, 2008 at 1:07

    A l’attention de monsieur le PDG

    Monsieur,en tant que proprietaire d’un local d’une superficie de 100m2 composé d’une façade de 12m situé sur l’avenue Beit El Hikma à Kairouan à 150m de la banque centrale.
    Cette avenue est commerciale et trés mouvementée.
    Je vous présente cette offre, en vue d’une eventuelle location, en tant qu’agence relevant de votre banque.
    En attente d’une réponse favorable, veuillez agréer monsieur, l’expression de mes salutations les plus distinguées.

     
  30. TAREK

    août 26, 2008 at 3:07

    Assalamou 3alaykom,

    d’après le ‘Dostour Tunisien’, la Tunisie est un pays Islamique mais bizarrement les banques islamiques ne sont pas autorisées à travailler avec les particuliers qui sont obligés de louer un appartement toute la vie ou prendre un crédit et accepter le RIBA pour acheter une maison.
    y’a-t-il au moins un espoir ou des rumeurs de changer la loi pour autoriser les banques islamiques à travailler avec les particuliers?
    (pour titre d’information: les banques islamiques sont autorisées à travailler librement dans beaucoup de pays européens et aux états unis)

    Merci.

     
  31. nader

    août 21, 2008 at 8:07

    salamo3alikom

    la question est posé avant mais comment on peut faire de crédit pour avoir une maison avec la chari3a

     
  32. khaoula

    août 11, 2008 at 3:37

    salem 3alaykom a part les credits pour

    Current account
    Saving Account

    c’est possible pour les particulier d’avoir un compte chez best bank. chokran..

     
  33. ribh

    juillet 19, 2008 at 12:57

    Assalamou Alaykoum,
    Je vous suggère de vous renseigner directement auprès de la Best Bank:
    88 av. Hedi Chaker
    1002 Tunis – Tuniise
    Tél :21671 790000
    Fax : 21671 780235
    E-mail :bestmail@bestbank.com.tn

     
  34. Chedly

    juillet 19, 2008 at 12:48

    Bonjour Ribh,
    Je possède une usine de tricotage (textile) avec 12 machines (loi 72), et je travaille pour une grande entreprise étrangère installée en Tunisie qui travaille pour des grandes marques comme Calvin Klein, H. Boss, Celio…, et ils m’ont demandé d’augmenter la production par 6 autres machines d’une valeur de 360 000 €. Est-ce que la BEST peut me financée cette opération par la formule Mourabaha ?
    Sincères salutations

     
  35. ribh

    juin 14, 2008 at 6:39

    Wa alaykoum assalam… comme mentionné ci-dessus la Best Bank n’accorde pas de crédits aux particuliers.

     
  36. Ali

    juin 14, 2008 at 5:45

    Assalam aleikom,
    Je veux bien savoir si la banque islamique (BEST) me permettra d’acheter un appartement ou une maison avec le système MOURABAHA. Si c’était le cas; décrivez moi la procédure. Baraqa allaho fikom.

     
  37. TAREK

    mai 23, 2008 at 2:55

    Assalamou alaykom,
    Est-ce qu’il y a dans l’avenir proche, une possibilité que BEST BANK peut acheter et vendre des appartements par facilités pour les particuliers?
    Jazekom Allahou kolla khayr.

     
  38. sana

    mai 8, 2008 at 11:38

    salamo alaykom, je suis tunisienne et comme vous savez, il n’existe pas de banques islamiques en Tunisie. On est obligé de louer un local d’habitation avec des frais pouvant aller jusqu’à 400 dinars. Je me dis, pourquoi la BEST BANK n’accorde pas des crédits pour l’achat des appartements et des maisons en utilisant le système MOURABHA et comme ça on arrive à résoudre un grand problème pour la majorité des tunisiens ou pourquoi la BEST BANK ne serait pas un intermédiaire entre d’autres banques à l’étranger et les tunisiens pour leur faciliter la vie. merci

     
  39. ribh

    avril 9, 2008 at 8:15

    Je vous suggère de vous renseigner directement auprès de la Best Bank :
    88 avenue Hedi Chaker 1002 Tunis – Tunisie
    Tél : 21671 790000
    Fax : 21671 780235
    E-mail : bestmail@bestbank.com.tn

     
  40. sameh

    avril 9, 2008 at 9:58

    je voudrais savoir si la Best Bank finance un projet agricole sachant que je possède le terrain , si oui quelles sont les conditions?
    et merci

     
  41. ribh

    octobre 17, 2007 at 7:47

    Wa 3alaykoum essalam. Il est difficile d’envisager l’octroi d’un crédit à une personne résidant dans un autre pays pour des questions de garantie, de différence de réglementation de l’activité bancaire d’un pays à l’autre etc. Espérons que la Best-Bank et d’autres banques soit autorisées à accorder des crédits aux particuliers conformes à la charia comme cela existe maintenant en Algérie et au Maroc

     
  42. Bilel

    octobre 17, 2007 at 7:39

    Essalamou alaycom. Je suis tunisien et j’ai contacté Best Bank, mais il s’avère qu’elle n’accorde pas de crédit aux particuliers. Je veux savoir si je peux avoir un crédit d’une banque islamique étrangère en faisant une domiciliation de mon salaire à cette banque càd que l’entreprise où je travaille verse mon salaire chaque mois à cette banque. Si c’est possible merci de me communiquer la démarche à suivre et jazekom Allah khayr.

     
  43. Wissem

    octobre 9, 2007 at 6:18

    Salut,
    Je voudrais bien savoir est ce que les projet financés par cette banque en Tunisie sont Halal eux même ou non (vente d’alcool et autres) ? Merci.

     
  44. ribh

    août 20, 2007 at 4:01

    Bonjour Madame/Mademoiselle,
    Je vous remercie de votre intérêt et de votre commentaire. Je vous répond en tant qu’animateur de Ribh, l’Observatoire de la finance halal, et non en tant qu’auteur de l’article ci-dessus. A mon sens, la principale distinction entre la formule d’achat-revente (ou mourabaha) pratiquée par une banque islamique et les crédits d’exploitation pratiqués par les banques conventionnelles réside dans le mode de calcul de la marge bénéficiaire de la banque : en finance islamique cette marge est intégralement liée à la rentabilité de l’opération ou du projet financés, et tient même compte des éventuelles ristournes susceptibles d’être obtenues auprès des fournisseurs. En revanche, les banques dites conventionnelles déterminent leurs taux d’intérêts a priori sur la base d’éléments complètement exogènes à l’opération financée tels que le coût de l’argent, le taux de base interbancaire etc. L’approche islamique est plus équitable. Dans de nombreux cas, le client de la banque islamique peut même être dispensé de rembourser le prêt si l’opération financée aboutit à une perte sèche.

     
  45. Sonia MAHFOUDH

    août 20, 2007 at 11:18

    Bonjour monsieur ;
    J’ai lu attentivement l’article que vous avez écrit en 2000 intitulée « l’expérience originale de la BEST-BANK en Tunisie » mais je n’arrive pas jusqu’à lors à distinguer entre une banque de développement telle que BTL ou autre et BEST-BANK. En fait, la marge bénéficiaire qu’exige BEST-BANK dans sa technique achat – revente est équivalente au taux d’intérêt fixé préalablement par la banque en cas d’octroi de crédit.
    Dans l’attente de votre réponse, veuillez agréer monsieur mes salutations les plus distinguées.
    Cordialement
    Sonia MAHFOUDH

     

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