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Archives de Tag: Takaful

Finance islamique au Maroc : entre conciliations politiques et défis économiques

Par Mohammed El Haitamy
Expert en microfinance – Manager de projet en finance islamique

mohammedelhaitamy@yahoo.fr

Un apaisement des opinions semble régner avec la publication du projet de loi sur la banque participative. De prime abord, on est tenté de penser que le texte constitue une avancée indéniable par rapport à la circulaire des produits alternatifs. Cependant, les interrogations subsistent et les défis s’annoncent laborieux. Le texte répond t-il aux attentes du public ? Comporte t-il des leviers de développement économique et social du pays ? Apporte t-il une réponse aux besoins de financement de l’économie marocaine et des finances publiques ?

Absence de cadre fédérateur et manque de visibilité

Le texte publié manque de visibilité globale, notamment sur les instruments, les composants et les modalités générales de son implémentation. Il ne donne pas de l’assurance quant à l’avenir de la finance islamique au Maroc. Trois constats majeurs à relever.

  • Le projet s’est contenté de traiter un seul segment de l’industrie de la finance islamique qui est la banque. Il a passé sous silence un certain nombre de questions inhérentes à l’activité bancaire abordée ;
  • Le manque de clarté, des imprécisions et des généralités ont marqué certaines parties du texte ;
  • Les associations de microcrédit sont exclues du champ d’intervention des instruments de la banque participative. Ce qui soulève la question si les exclus n’ont pas droit à une finance dite inclusive.

La confiance requise dans le monde des affaires et le lancement réussi d’une telle industrie requièrent de la visibilité et de la clarté. Bien qu’il soit annoncé dans le texte que des décrets et des circulaires suivront pour définir les modalités d’application, un minimum de précisions dans la loi reste inévitable.

Pas de leviers de financement de l’économie

L’introduction de la finance islamique à travers le texte proposé pourrait bien répondre à des attentes de financement de consommation (au sens large). En revanche, ce schéma n’apportera pas de réponse aux besoins structurels de financement productif de l’économie. Il ne permettra pas de créer une nouvelle dynamique des affaires, ni de donner un nouveau souffle à l’entreprise et par delà à l’emploi et au développement économique.

Les outils de mobilisation des fonds d’envergure pour les besoins des finances publiques font défaut dans le texte. De même pour ceux de l’inclusion financière. Le projet en question ne répond non plus à la demande massive de la population qui aspire accéder aux services de financement compatibles avec la sharia. Ceci tant que le produit d’assurance islamique n’est pas évoqué.

Cadre global requis

L’expérience passée des produits alternatifs, montre bien qu’il nous faut un cadre fédérateur, clair et bien défini pour une meilleure lancée. Il devra tenir compte notamment des sociétés d’investissement, des fonds d’investissement, de l’assurance takaful, de la microfinance, des sukuks, des autres instruments de financement non traités par le projet comme le Salam et l’Istisna…

Il est sensé aborder les aspects de reporting, de la comptabilité, des risques, des structures organisationnelles en charge de la finance islamique dans les établissements financiers. Le texte devra aussi apporter des précisions quant aux profils des membres des comités sharia dont les compétences en ingénierie financière restent indispensables.

Responsabilité politique ou technique

Le contexte international nous impose des difficultés économiques inévitables, mais aussi des opportunités qu’il faut nécessairement saisir. La finance islamique en est une …

La mission du gouvernement est de veiller à un meilleur devenir économique et social des citoyens. La finance islamique comporte plusieurs véhicules et leviers qui pourraient contribuer à y parvenir. Pour ce faire, un cadre favorable et clair est une condition sine qua non pour en tirer le meilleur profit. Ce n’est pas de notre intérêt de l’hypothéquer par des sensibilités politiques, des positions figées et des tiraillements entre instances politiques et instances techniques.

Article initialement publié sur Finance News Hebdo

 
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Publié par le octobre 5, 2012 dans Maroc

 

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L’Université Internationale de Rabat (UIR) lance le premier Master en Finance Islamique

L’Université Internationale de Rabat (UIR) inaugure le premier Master (M1 et M2) en  Finance Islamique pour l’année universitaire 2012-2013.

Présentation de la formation

Représentant près de 1400 milliards de dollars en 2011, la finance islamique s’est imposée dans le paysage de l’industrie financière mondiale. Elle a mieux résisté à la crise économique récente que l’industrie de la finance conventionnelle, et de plus en plus de pays favorisent l’émergence d’une forme ou d’une autre de la finance islamique sur leurs territoires.

Le Maroc, au même titre que d’autres pays émergents, marque une volonté de s’inscrire dans le développement de cette industrie, et s’est fixé comme objectif de se positionner en tant que leader en Afrique, et plus particulièrement dans le Maghreb.

Cette formation permettra aux lauréats de disposer d’un bagage technique et pratique leur permettant d’intégrer des institutions financières islamiques, ainsi que les institutions financières conventionnelles proposant des produits et services en conformité avec la « Chariaa ».

Objectifs de la formation

L’objectif de ce Master en Finance Islamique est de dispenser aux participants une formation permettant de développer leurs savoirs et compétences dans les différents compartiments de l’industrie des services financiers islamiques.

La formation leur permettra de bien assimiler les fondements et principes de base de la finance islamique et de se familiariser avec les contrats, ainsi que les produits et services financiers islamiques tels que pratiqués par les banques, compagnies de Takaful et Re-Takaful et fonds d’investissement islamiques.

L’accent sera également mis sur le mode de gouvernance et les principes éthiques dans les institutions financières islamiques.

Débouchés

« Accès à des postes de responsabilité dans le secteur de l’industrie financière, en particulier dans le domaine de la finance islamique, auprès d’organismes nationaux et internationaux, notamment :

  • les établissements de crédit et sociétés de financement
  • les banques d’investissement
  • les sociétés de gestion
  • les fonds d’investissement islamiques
  • les sociétés Takaful et les compagnies d’assurance

Contenu et organisation de la formation

  • La filière est organisée en 4 semestres (2 semestres en M1 et 2 semestres en M2)
  • Le semestre est organisé en 3 modules. Chaque module peut contenir de 1 à 4 éléments de modules organisés en enseignement théorique, T.P ou T.D, et stages pratiques.
  • Le volume horaire global de l’enseignement d’un module est compris entre 75 heures et 120 heures.

1ère année du master

▪ Méthodes Quantitatives pour la Finance
▪ Principes de la Finance d’Entreprise
▪ Organisation, microstructure et cadre réglementaire des marchés financiers
▪ Jurisprudence Islamique
▪ Marchés des Capitaux
▪ Gestion des Risques et Gestion Actif-Passif

2ème année du master

▪ Système Financier Islamique
▪ Marchés Financiers Islamiques
▪ Fonds et Financements de projets conformes à la Chariaa
▪ Régulation et cadre réglementaire des IFI
▪ Cycles de Conférences et Etudes de Cas
▪ Projet de Fin d’Etudes

Admission

Le programme du Master en Finance Islamique est ouvert aux titulaires d’un BAC + 3, d’un Master 1, d’un diplôme d’ingénieur ou tout diplôme jugé équivalent dans les spécialités suivantes : finance, assurance, économie et à toute spécialité connexe aux métiers de la finance.

Les candidats doivent justifier d’une expérience dans des métiers de la finance, banque, assurance ou toute activité connexe aux métiers de la finance.

L’admission se fait sur la base d’une sélection sur dossier et d’un entretien individuel permettant de juger la motivation du candidat.

Informations pratiques

Service des concours et admissions : concours@uir.ma
Information et orientation : contact@uir.ma – orientation@uir.ma
Service comptable : comptable@uir.ma
Service des bourses : bourse@uir.ma

Coordonnées de l’UIR : Campus de l’Université Internationale de Rabat. Rocade de Rabat-Salé. Parc Technopolis – 11000. Sala Al Jadida Tel : 0530 10 30 00 – Fax : 0530 10 30 30

Inscriptions sur www.uir.ma

A propos de l’UIR

L’Université Internationale de Rabat (UIR) est une université marocaine multidisciplinaire privée, sous contrat avec l’État marocain, créée par des universitaires et chercheurs marocains résidents à l’étranger et dédiée aux étudiants marocains et étrangers.

Première université privée sous contrat avec l’Etat, l’UIR propose 7 pôles de formations et de recherche. En double-diplômation avec des universités étrangères de renom; les formations se déclinent selon les pôles suivants:

Classes préparatoires aux grandes écoles Électronique, Logistique, Informatique et Télécommunications Sciences Politiques et Études Juridiques Business, Management, Finance et Actuariat Aérospatial Énergies Renouvelables et Etudes Pétrolières.

Le coût des études est de 68 000 dirhams et 18 000 dirhams pour le logement. À noter que 20% des étudiants pourront bénéficier d’une bourse selon des critères de mérite.

 
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Publié par le septembre 19, 2012 dans Formations, Maroc

 

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Finance Islamique : les Certificats et Diplômes internationaux CIMA disponibles au Maroc

Les Certificats et Diplômes internationaux en Finance Islamique réalisés par CIMA – Chartered Institute of Management Accountants (UK) et IIIF – International Institute of Islamic Finance (Malaisie) sont maintenant disponibles et pour la première fois au Maroc à travers Spectrum, représentant du programme Finance Islamique de CIMA. Ces formations modulaires et flexibles sont adaptées aux professionnels et cadres en exercice.

La Finance Islamique est entrain de transformer l’industrie Financière mondiale avec des actifs dépassant les 1300 Milliards de Dollars et 300 institutions présentes dans plus de 80 pays. La Finance Islamique a enregistré une croissance de plus de 150% entre 2006 et 2011.

Avec la mise en place d’un nouveau cadre réglementaire, le Maroc ambitionne de développer ce secteur pour dynamiser le marché financier national et drainer des capitaux étrangers. Le développement de la Finance Islamique au Maroc créera un besoin important en ressources humaines qualifiées.

CIMA (Chartered Institute of Management Accountants) est le plus large organisme professionnel de contrôleurs de gestion dans le monde. Créé en 1919, CIMA compte aujourd’hui 195 000 membres et étudiants à travers 176 pays. Le programme CIMA en Finance Islamique a été lancé en 2006 et développé au même standard que les formations professionnelles de CIMA. CIMA Finance Islamique compte des étudiants dans 68 pays.

Souhaitant renforcer son positionnement en Finance Islamique, CIMA (The Chartered Institute of Management Accountants) a développé un cursus diplômant. Le Diplôme CIMA en Finance Islamique comprend les modules suivants :

  • Certificat en Loi Commerciale Islamique.
  • Certificat en Banque Islamique et Takaful.
  • Certificat en Comptabilité pour Institutions Financières Islamiques.
  • Certificat en Instruments et Marchés des Capitaux Islamiques.

Après avoir complété les quatre certificats, les étudiants sont éligibles au Diplôme en Finance Islamique CDIF suite auquel ils pourraient progresser vers l’obtention du Diplôme Avancé en Finance Islamique (CADIF).

A qui s’adresse cette formation ?

  • Aux experts de l’industrie financière qui souhaitent intégrer le domaine de la Finance Islamique
  • Aux professionnels de la Finance Islamique qui souhaitent renforcer leurs compétences et élargir leurs connaissances
  • A toute personne souhaitant intégrer le secteur de la Finance et se spécialiser en Finance Islamique
  • Aux consultants et auditeurs souhaitant desservir le secteur de la Finance Islamique
  • A toute personne intéressée par la Finance Islamique ou entreprise traitant avec des pays islamiques.

Quel cursus est mieux adapté pour vous ?

Si vous avez besoin de développer vos connaissances dans un domaine particulier de la FI, vous avez la possibilité de vous inscrire pour l’un des quatre certificats. Si vous le souhaitez, vous pourrez par la suite compléter votre parcours par d’autres certificats afin d’obtenir le Diplôme en Finance Islamique (CDIF).

Grâce à son programme modulaire, le cursus CIMA en Finance Islamique permet d’acquérir des bases solides dans un ou plusieurs des domaines de la Finance Islamique.

Pour développer une expertise à plus haut niveau et comprendre les principes de la FI en profondeur, il est recommandé de poursuivre le Diplôme Avancé en FI (CADIF). Le CDIF permet d’acquérir une connaissance approfondie de la théorie de base de la finance Islamique. Il permet en outre de développer des compétences pratiques pour progresser au sein de l’industrie de la finance Islamique et de comprendre les règles qui la régissent.

Le Diplôme Avancé CADIF, ouvre la voie à une maîtrise avancée des principes et enjeux de la Finance Islamique et une compréhension intégrale des concepts de structuration de produits, et comment la stratégie de chaque produit impacte sa compétitivité au sein de son marché.

En plus de l’application des principes de la Finance Islamique à l’analyse des produits et services financiers Islamiques, le Diplôme CADIF permet également de développer des produits Islamiques innovants et de mesurer l’impact de leur structuration sur les institutions financières.

Modalités des Cours et Examens

Les formations diplômantes et certifiantes CIMA sont organisées de façon régulière tout au long de l’année. La réussite à l’examen requiert le suivi des cours de formation à côté de la préparation individuelle. L’examen peut être passé au Maroc et dans 4 500 autres centres dans le monde à la date souhaitée. Les résultats sont communiqués immédiatement à la fin de l’examen.

Tous les candidats ont accès à la communauté de support « CIMAsphere ». Des supports de haute qualité en format papier et électronique sont disponibles pour tous les étudiants. Les manuels de formation sont disponibles en Anglais et en Arabe. Selon la demande, les cours d’accompagnement pourraient être délivrés en Français, Anglais, ou Arabe.

Inscription et renseignements

Finance and Strategy Spectrum : 219, Avenue des F.A.R, 6ème étage, n°15, Casablanca 20000 – Maroc
Tél. +212 5 22 86 37 23
Fax +212 5 22 86 52 55
contact@spectrumfs.com
www.spectrumfs.com

Vous trouverez ci-après la brochure du programme et une fiche d’inscription aux prochaines sessions d’accompagnement aux certifications :

 
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Publié par le septembre 18, 2012 dans Formations, Maroc

 

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Testez vos connaissances en finance islamique. Quiz.

Que savez vous vraiment de la finance islamique et de ses produits ?

Source de richesse pour toutes les composantes de la société, la finance islamique est une finance éthique et participative. Sa mission première est d’améliorer le revenu des individus en finançant des activités productives créatrices de richesse.

Une grande majorité de musulmans est favorable à la finance islamique parce qu’ils souhaitent vivre halal. La finance islamique est une finance basée sur la participation, pas sur l’endettement. L’interdiction des intérêts bancaires a pour fondement en Islam le fait que l’argent ne peut générer de richesse sans travail et sans risque.

En quoi la finance islamique est elle différente de la finance basée sur les intérêts (Riba) ? Ce test permet aux non spécialistes de se familiariser avec quelques règles de base de la finance islamique.

Quiz – Cliquez sur l’image

 
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Publié par le juin 17, 2012 dans finance islamique

 

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Maroc : pas de banque islamique sans assurance islamique

L’absence de cadre réglementaire spécifique au Takaful risque de retarder la création de banques islamiques au Maroc.

Quand une banque finance un projet ou une acquisition elle exige du bénéficiaire du financement de souscrire une assurance, pour se protéger contre les risques encourus par les biens financés (assurance automobile, assurance habitation, assurance transport etc.) et par les personnes bénéficiaires du financement (assurance maladie, assurance décès, etc.).

Or, la Charia islamique interdit l’utilisation des contrats d’assurance proposés par les compagnies d’assurance commerciales car ces contrats sont illicites (Haram). Pour sécuriser les financements qu’elle accorde, une banque islamique ne peut recourir qu’à une assurance islamique ou Takaful. En l’absence de produits d’assurance islamique, les clients qui recherchent un financement vraiment halal auront tendance à refuser la solution de financement et boycotterons l’institution financière. La création de banques islamiques sur des bases saines nécessite donc de disposer de solutions d’assurance Halal (Takaful).

Au Maroc, le Parti de la Justice et du Développement (PJD) qui dirige la coalition gouvernementale a déposé début 2012 un projet de loi relatif à la finance islamique, projet en cours d’étude au niveau de Bank Al-Maghrib. En revanche, la Direction des Assurances et de la Prévoyance Sociale (DAPS) affirme n’avoir pas été sollicitée pour un projet d’assurance islamique. Cette omission risque de retarder inutilement l’émergence de l’activité de banque islamique au Maroc et il conviendrait de mener en parallèle les démarches au niveau de Bank Al-Maghrib et de la DAPS pour que les opérateurs qui souhaitent investir le marché de la finance islamique puissent disposer d’un cadre réglementaire global.

Il conviendra en particulier d’apporter une réponse réglementaire aux questions suivantes :

  • Quels sont les types de contrats d’assurances que la banque islamique pourra demander à ses clients – partenaires pour protéger ses financements ;
  • Comment évacuer la question de l’assurance décès ;
  • En dehors de la réglementation propre à l’activité d’assurance islamique, quelles sont les mesures d’accompagnement nécessaires pour l’instauration d’une industrie du Takaful, notamment en ce qui concerne les marchés des Sukuks et du Re-Takaful ;
  • Deux options sont envisageables pour démarrer  une activité de Takaful. L’une consiste à créer une structure entièrement nouvelle. L’autre solution étant de cantonner l’activité de Takaful au niveau d’une division spécialisée au sein d’une assurance conventionnelle (Islamic window). Un arbitrage entre les avantages et les inconvénients de chaque formule est nécessaire pour arrêter une stratégie adaptée au contexte marocain.

RIBH

 
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Publié par le mai 23, 2012 dans Maroc

 

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