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Formation des Imams à la Finance Islamique aux Etats Unis

100 leaders religieux ont suivi 2 mois de formation à la Finance Islamique.

Que faut il pour amener 7 millions de Musulmans Américains à la Finance Islamique ? Former 100 imams aux principes et à la pratique de la finance halal est un premier pas vers cet objectif, que les fondateurs de l’American Islamic Finance (AIF) Project ont accompli avec succès en 2011. Fondé conjointement par Ethica Institute of Islamic Finance, Guidance Financial, et Islamic Society of North America, le projet AIF vise à promouvoir la finance conforme aux standards islamiques parmi les communautés musulmanes d’Amérique du Nord.

Le programme de formation a démarré avec un discours inaugural de Mufti Taqi Usmani, président de l’AAOIFI (Accounting and Auditing Organization for Islamic Financial Institutions), principale organisation internationale de normalisation de l’industrie de la finance islamique. Selon le représentant d’Ethica Institute, "les musulmans américains s’adressent à leurs imams pour toute sorte d’informations.  En fournissant à ces imams une formation directe dans l’application pratique de la finance islamique, Ethica Institute les dote d’une compréhension des normes globales de cette industrie."

Le programme de formation des imams proposé par Ethica Institute vise à devenir annuel. Ce programme comporte des sessions de formations en ligne (e-learning), des études de cas, des exercices, des examens, ainsi que des sessions intensives de formation conventionnelle en classes de cours. Les banques ayant moins recours à la formation conventionnelle au profit de la formation en ligne, la formation en finance islamique est désormais plus accessible au niveau international.

RIBH

Read also : More Americans attracted by Islamic home financing

Ethica Institute of Islamic Finance        

With over 20,000 paid users in more than 40 countries in 2011, Ethica is the world’s leading accredited Islamic finance training and certification institute, with more learners than any other Islamic finance organization in the world. Ethica remains the only institute in the world to deliver standardized certification based entirely on the Accounting and Auditing Organization for Islamic Financial Institutions (AAOIFI), the leading standard-setting body in the industry.

Guidance Residential                                                  

Guidance is the leading US provider of Sharia-compliant home financing with over $2 billion in home financings. It is a subsidiary of Guidance Financial Group, an international company dedicated to serving the market for Sharia-compliant financial products and services. Guidance Financial Group offers unique investment products to institutional investors and financial intermediaries worldwide, and provides financial services to its retail customer base in the United States.

Islamic Society of North America

ISNA is an association of Muslim organizations and individuals that provides a common platform for presenting Islam, supporting Muslim communities, developing educational, social and outreach programs and fostering good relations with other religious communities, and civic and service organizations.

 
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Publié par le août 2, 2011 dans America - Canada, USA

 

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Chaabi Bank annonce un financement immobilier islamique en France

  • La filiale européenne du Groupe Banques Populaires du Maroc a lancé en juin 2011 Chaabi Harmonis, premier compte de dépôt bancaire conforme aux principes islamiques en France.
  • Chaabi Bank proposera le financement immobilier par Moucharaka dégressive l’année prochaine, ainsi que l’assurance vie Charia compatible.
  • Le compte de dépôt Chaabi Harmonis s’adresse aux particuliers, et sera étendu aux entreprises et aux associations.

Les comptes bancaires Chaabi Harmonis sont conformes aux principes de la finance islamique. Ils donnent accès à tous les services bancaires classiques, permettant au client de gérer ses opérations courantes, recevoir et effectuer des virements, des versements, payer ses achats et prélèvements.

Banque de droit européen dont le siège est à Paris, Chaabi Bank dispose d’un réseau de 6 succursales en France, Belgique, Espagne, Italie, Pays Bas et Allemagne. Déployé dans le cadre du passeport européen, ce réseau comporte une quarantaine d’agences bancaires à travers l’espace européen. L’offre Harmonis est proposée pour l’instant uniquement en France.

Au travers d’une convention de compte de dépôt personnalisée avec ses clients, Chaabi Bank s’engage à :

  • ne pas verser d’intérêts sur les dépôts Chaabi Harmonis ;
  • utiliser ces fonds uniquement dans des produits et financements compatibles avec les principes de la finance islamique ;
  • séparer les dépôts Chaabi Harmonis des fonds conventionnels ;
  • se faire contrôler et auditer par un comité de savants musulmans indépendants pour garantir la conformité du compte courant aux préceptes islamiques.

Autres avantages associés au compte Chaabi Harmonis : un suivi personnalisé du compte, une carte bancaire pour les retraits et paiements,  un chéquier personnalisé, la gestion du compte par Internet et des tarifs compétitifs pour les frais de gestion.

Chaabi Bank est conseillée par le Cabinet IFAAS sur les problématiques de compatibilité avec le droit musulman. Le cabinet Herbert Smith a par ailleurs conseillé Chaabi Bank sur les aspects juridiques liés à la mise en place, pour la première fois en France, d’un produit destiné aux particuliers permettant de gérer un compte de dépôt conformément aux principes de la finance islamique.

Chaabi Bank a choisi l’agence conseil en communication « affinitaire » Sopi pour l’accompagner dans sa démarche marketing. L’agence a conçu l’identité de la gamme Harmonis et les outils publicitaires destinés à la promouvoir.

Les clients potentiels peuvent recevoir par mail une copie du certificat de conformité en s’adressant au Centre de Relation Client Chaabi Bank.

Planning de déploiement de l’offre Chaabi Harmonis

Septembre 2011

  • Lancement du compte de dépôt pour les entreprises et associations.

Décembre 2011

  • Lancement des premiers financements immobiliers sous forme d’un contrat de Mourabaha (selon éligibilité du client)
  • Lancement d’une formule de placement sous forme d’assurance vie.

La mourabaha est le contrat le plus utilisé en finance islamique. L’investisseur, Chaabi Bank, acquiert un actif désigné par le client auprès d’un fournisseur, directement ou par le biais d’un agent, et revend ensuite l’actif au client  à un prix majoré d’une marge bénéficiaire.

Courant 2012

  • Lancement des produits de financement immobilier long terme sous forme d’un contrat de Mousharaka dégressive (sous réserve de publication des textes officiels par les autorités compétentes).

Dans sa définition simplifiée, le contrat de Mousharaka dégressive devient une forme de financement dans laquelle la banque et le client achètent ensemble le bien immobilier en fonction de leur apport. Ils en deviennent en quelques sortes « co-propriétaires » avec les objectifs suivants pour le client : habiter le bien immobilier, en devenir le seul propriétaire en rachetant progressivement les parts de la banque selon une convention, une durée et des modalités particulières définies avec la banque.

Réseau d’agences bancaires Chaabi Harmonis

RIBH

 
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Publié par le juin 20, 2011 dans France

 

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Première promotion de spécialistes en finance islamique au Maroc

Durant les 9 derniers mois, la Finance Islamique au Maroc a connu plusieurs développements, notamment l’ouverture de Dar Assafaa – première société de financements « alternatifs », l’annulation par la loi de finances de la double taxation de la "Mourabaha", et plus récemment le discours du gouverneur de Bank Al-Maghrib annonçant un encours de 900 millions de dirhams pour les produits « alternatifs » et faisant état d’une concertation avec le groupement professionnel des banques du Maroc (GPBM) en vue d’instaurer un cadre réglementaire pour l’émission de "Sukuk".

Né d’une collaboration internationale entre les cabinets Al Maali lslamic Finance (Dubai), Optima Finance Consulting (Casablanca) et la London Business Academy, le miniMBA en Finance Islamique est venu combler un vide dans le domaine de la formation en Finance Islamique au Maroc. Ce diplôme a pour vocation de former les compétences nécessaires au développement des services et produits financiers  islamiques au Maroc.

En Mars 2011, la première promotion du mini MBA en Finance Islamique a vu le jour. Cette promotion a été marquée par la participation de professionnels et d’experts de haut niveau dans les domaines bancaire et financier. Cinq modules, comprenant les principes de la finance islamique vus sous les aspects, charia, comptabilité, pratiques sur les marchés des capitaux et contractualisation, ont constitué le programme accéléré de cette formation dispensée en 3 mois.

Le Mini-MBA a été animé par des intervenants de haut niveau, spécialistes de la finance islamique, venant de Malaisie, de Dubai et d’Europe.

Al Maali lslamic Finance et Optima Finance Consulting prévoient de lancer la deuxième session de ce mini-MBA fin septembre 2011.

RIBH

Sur le même sujet :

MBA en Finance Islamique prochainement disponible au Maroc

agenda-finance-islamique

 
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Publié par le avril 6, 2011 dans Formations, Maroc

 

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ISFIN, premier réseau mondial de juristes spécialistes de la finance islamique

Une quinzaine de cabinets d’avocats viennent de créer Isfin, le premier réseau mondial de juristes spécialistes de la finance islamique.

Les besoins des opérateurs de la finance islamique, ainsi que des acteurs conventionnels qui s’intéressent à ce marché, sont de plus en plus sophistiqués. Pour répondre à ces attentes, Laurent Marlière (Scipion France) initiateur du projet explique que la démarche du réseau Isfin est de créer un pool d’expertises capable d’apporter une réponse globale, à la fois transnationale et adaptée aux spécificités de chaque pays.

Selon lui, le créneau offre de multiples potentialités : accompagnement des gouvernements nationaux dans l’adaptation de leur cadre législatif, conseil local aux investisseurs en finance islamique, suivi des investisseurs occidentaux désireux de s’engager dans les pays actifs en finance islamique, etc.

Le réseau comprend déjà plusieurs cabinets réputés, notamment Gide Loyrette Nouel (France), Thierry Afschrift (Belgique), Cuatrecasas (Espagne), Arendt & Medernach (Luxembourg), Morais Leitao (Portugal) et Chiomenti (Italie).

Dans un deuxième temps, le réseau, qui cherche à atteindre une soixantaine de membres, s’ouvrira à des cabinets basés au Moyen-Orient.

Une première rencontre du réseau Isfin est prévue en mai 2011 au Luxembourg.

RIBH

Isfin is the world’s leading Islamic Finance lawyers network

Isfin gathers member firms in all key countries, with coverage in more than 90 countries, enabling us to provide any company with fully-coordinated, yet locally-specific, global advice in all aspects of Islamic Finance (Shariah-compliant and conventional transactions). Geographic spread includes inbound and outbound investment markets as well as tax haven jurisdictions.

Isfin cover all areas of Islamic finance contracts, including bai salam, ijara, istina / salaam, mudaraba, murabaha, musharakah and sukuk, debt capital markets, securitization, equity capital markets, loans, leveraged finance, acquisition finance, asset finance, structured finance, project finance (power, water, petrochemicals, oil & gas…), regulatory and shariah governance, real estate, investment funds, etc.


 
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Publié par le mars 17, 2011 dans International

 

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La finance islamique pour relancer l’économie tunisienne

Au lendemain de la révolution tunisienne, la finance islamique constitue une bonne opportunité pour relancer l’entreprenariat, seul moyen de création d’emplois. De même, qu’elle offre à l’Etat tunisien un outil de financement des grands projets très intéressant : le Sukuk.

Relancer l’entreprenariat

L’objectif étant de relancer l’économie tunisienne sur de nouvelles bases, innovantes et créatrices de richesse, il convient de s’attaquer en priorité au chômage qui ronge la société et l’économie tunisiennes, notamment celui des diplômés de l’enseignement supérieur. La finance islamique offre des outils majeurs qui peuvent encourager l’initiative: la Musharaka, la Mudharaba ou les microcrédits à travers les fonds «Zakat».

A noter que la Musharaka est un contrat d’association par lequel l’institution financière, avec un ou plusieurs partenaires, contribue au financement de projets ou d’opérations ponctuelles. Les profits ou les pertes résultant de l’opération sont répartis entre le client et la banque sur des bases fixées en commun accord entre les parties au prorata de leurs apports respectifs.

On distingue deux types de Musharaka, la Musharaka définitive, où le but pour les partenaires est de rester impliqués dans le projet de façon définitive et la Musharaka moutaniquissa (dégressive), où les apporteurs de fonds ont l’intention de se retirer du projet. L’entrepreneur remboursera selon un échéancier prédéterminé.

La Mudharaba est un contrat par lequel l’institution financière ou plus faisant l’apport du capital dit "Rab-al-mal" apporte l’ensemble des capitaux financiers nécessaires au projet sans intervenir dans la gestion à l’entrepreneur dit "Moudharib" qui lui va apporter son capital travail et sa maîtrise et connaissances du projet.

En cas de perte, l’institution financière subit une perte financière et l’entrepreneur (Mudharib) subit une perte de son coût d’opportunité (temps et travail). Ce n’est qu’en cas de fraude ou de négligence avérée que le Mudharib sera appelé à supporter les pertes.

Cette solution permet ainsi à l’épargnant, détenteur de capitaux, d’investir, et à celui qui veut travailler de bénéficier de capitaux financiers.

Ces deux contrats sont très recommandés par les jurisconsultes musulmans car ils répondent au principe d’équipe dans la prise du risque et sa rémunération. Le principe de Partage des Pertes et Profits (Profit and Loss Sharing) est primordial pour ces deux outils.

La collecte de la Zakat, à travers un fonds dédié, peut relancer le secteur des microcrédits. Sous l’égide du ministère des Affaires religieuses, ce fonds peut accorder des microcrédits dont la valeur peut varier dans une fourchette précise (qui peut aller par exemple de 500 à 1.500 dinars). Ce fonds peut devenir ainsi un outil de développement régional à travers la création de micro-entreprises. On peut compter dans ce sens sur une bonne communication de la part de nos «imams», libérés des pressions de l’ancien régime, afin de sensibiliser les gens sur l’importance de contribuer à ce fonds qui servira pour créer des emplois et contribuer à éradiquer la pauvreté dans beaucoup de régions. Des prêts sans intérêts sont accordés et des projets, par exemple dans l’agriculture, la pêche, l’informatique ou la broderie, peuvent voir le jour. Un partenariat peut être signé par le ministère des Affaires religieuses, les banques islamiques existantes en Tunisie (Banque Zitouna et Al Baraka) pour la gestion du fonds et la distribution de ces microcrédits.

Nous imaginons que ces outils peuvent aussi permettre la régulation de secteurs entiers du commerce parallèle qui constitue l’un des maux de l’économie tunisienne, une régularisation qui offrirait à l’Etat des recettes fiscales et aux entrepreneurs la couverture sociale nécessaire.

Pour la réussite de ces outils, il faut bien évidemment la création d’une structure d’entreprenariat allégée (à l’instar du statut d’Auto-entrepreneur ou d’Entreprise Individuelle à Responsabilité Limitée existant en France) et de structures d’accompagnement des nouveaux entrepreneurs (sur le plan juridique, fiscal, création de l’entreprise, étude de projet). Le tissu associatif a un important rôle à jouer sur ce plan.

Financer les grands projets par un Sukuk souverain de l’Etat tunisien

La Tunisie a un énorme besoin de financement pour réaliser tous les projets post-révolution. Le désenclavement des régions de l’intérieur du pays tant sur le plan économique que sur le plan des infrastructures est une vraie priorité.

Afin d’éviter à l’Etat tunisien un endettement pour financer des projets d’infrastructure et permettre de désenclaver ces régions (avec la construction de routes, autoroutes, ponts, prolongement de lignes de chemins de fer, lignes de tramway, lignes de métro, aménagements urbains..), nous sommes de ceux qui pensent qu’il serait judicieux que l’Etat tunisien lance un Grand Sukuk pour financer des tels projets.

Le Sukuk est un produit financier islamique adossé à un actif tangible et à échéance fixe qui confère un droit de créance à son détenteur. Le propriétaire d’un Sukuk reçoit ainsi une part du profit attachée au rendement de l’actif sous-jacent.

Les principales caractéristiques du Sukuk sont donc l’absence de taux d’intérêt et l’existence d’un actif tangible sous-jacent qui doit être licite. Le détenteur du Sukuk court un risque et ne reçoit qu’une part de profit et non une rémunération avec un taux d’intérêt fixe (comme pour une obligation classique).

Plusieurs pays émergents ou même développés réfléchissent à l’émission de Sukuks souverains afin de financer leurs projets d’infrastructure. L’intérêt étant que l’émission de Sukuk souverain ne rentre pas dans le calcul de la dette publique de l’Etat.

Le Sukuk souverain tunisien peut être ouvert à la souscription jusqu’à un certain pourcentage à des investisseurs étrangers et en grande partie à des investisseurs tunisiens (professionnels et particuliers) résident en Tunisie ou à l’étranger.

Sur le plan pratique, les actifs, qui sont totalement licites (routes, autoroutes etc..), seront achetés par des sociétés ad hoc (Special Purpose Vehicules) de droit tunisien soumis aux tribunaux tunisiens. Les véhicules ad hoc vont louer ces actifs à l’Etat tunisien ou aux collectivités locales qui peuvent acquérir à terme les actifs financés.

Avec tous les postes d’emplois créés par ces grands projets d’infrastructure, le Sukuk souverain tunisien peut être un moteur pour la relance de l’économie tunisienne, notamment sur le plan régional.

En outre, émettre des Sukuks souverains serait un signal de la volonté de la Tunisie d’être une place financière régionale tant pour la finance conventionnelle que pour la finance islamique.

La réputation de la place financière de Tunis a beaucoup souffert des agissements de l’ancien régime et de ses clans. Les dépassements, les entorses aux règles, les infractions à la législation financière, notamment celle de change en Tunisie, se comptent par milliers.

Afin de relancer la place financière de Tunis, et outre la refonte totale de la réglementation bancaire et financière pour l’adapter aux exigences de l’économie tunisienne et aux attentes des investisseurs étrangers, le recours à des outils de la finance islamique attirerait des investisseurs étrangers et constituera un signal fort afin de redorer le blason d’une place ternie. Tout est certainement question de mentalités et de volonté politique. La recherche d’investissements «Halal» est omniprésente pour beaucoup d’investisseurs soucieux de conjuguer investissement et principes de la chariah.

Les conditions sont propices pour que la place financière de Tunis ouvre finalement et pleinement la porte à la finance islamique qui pourra servir de tremplin pour l’emploi, notamment des diplômés de l’enseignement supérieur.

Par Souhayel TAYEB et Zoubeir BEN TERDEYET, Paris
Source : Webmanager Center – Rewriting : RIBH

  • Souhayel TAYEB, Docteur en droit et conseiller juridique dans les marchés financiers à Paris
  • Zoubeir BEN TERDEYET, Directeur-Associé Isla-Invest Consulting


 
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Publié par le février 12, 2011 dans Tunisie

 

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Sondage : interdire le riba dans les pays musulmans ?

إلغاء كافة الفوائد عن القروض المصرفية الممنوحة

Le Coran interdit fermement le riba qui n’a donc pas sa place dans les pays musulmans.

Principal instrument des banques conventionnelles, la dette est un outil d’asservissement des peuples et des Etats, et transfère les richesses des pays en développement vers les pays riches. En revanche, la finance islamique est basée sur la participation pas sur l’endettement, ce qui fait du client de la banque islamique un partenaire pas un débiteur.

Une majorité de musulmans sincères souhaitent que leur banque leur propose des produits financiers sans riba. Pourtant, malgré le potentiel considérable que représente ce marché, les banques et les autorités financières s’intéressent peu à la finance islamique et ne font pas d’efforts pour offrir des financements halal réellement intéressants. En d’autres termes cette demande n’est pas prise au sérieux.

Devant cette situation vous avez le choix d’attendre patiemment que les banques se décident un jour enfin à vous proposer un financement halal vraiment compétitif pour acquérir un logement, ou des produits d’épargne attractifs qui respectent la Charia. Vous pouvez aussi décider d’agir en militant pour une économie sans riba et pour l’annulation de tous les intérêts bancaires en instance.

On ne peut plus continuer à attendre que tout nous soit offert sur un plateau et que d’autres décident de notre mode de vie : si l’on veut éliminer le riba dans les pays musulmans il est temps de prendre notre destin en mains.

Annuler tous les intérêts bancaires ?

Seriez vous favorable à l’annulation de tous les intérêts restants sur tous les prêts dus aux banques par les particuliers, les entreprises et par les Etats ? Comme ce fut le cas lorsque l’Islam interdit le Riba, seul le principal des prêts existants devra être honoré.

RIBH

 
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Publié par le janvier 24, 2011 dans Maghreb

 

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Premier acquis économique de la révolution tunisienne : l’Etat prend le contrôle de la Banque Zitouna

Le 21 janvier 2011 la Banque Centrale de Tunisie a nommé M. Slaheddine Kanoun en tant que nouvel Administrateur Provisoire de la Banque Zitouna en remplacement de M. Abou Hafs Omar Najai nommé quelques jours auparavant.

La nomination d’un administrateur provisoire (à ne pas confondre avec un administrateur judiciaire), et ce conformément à l’Article 37 de la Loi Bancaire 2001-65, a pour objectif de donner de la visibilité à la banque en attendant la nationalisation éventuelle des parts détenues par Sakher El Materi.

A côté de Sakher El Materi et de son groupe Princesse Holding – actionnaires principaux avec près de 57% du capital de 70 millions de dinars – le reste des actions de la banque est détenu par les principaux groupes privés tunisiens à savoir : le Groupe Poulina (Abdelwaheb Ben Ayed), le Groupe TTS (Aziz Miled), le Groupe Délice-Danone (Hamdi Meddeb), le Groupe UTIC (famille Chaïbi) et le Groupe Bouchamoui.

De ce fait, l’activité de Banque Zitouna est placée sous la supervision et le contrôle de la Banque Centrale de Tunisie qui assure notamment le suivi de l’évolution des ratios de liquidité et de solvabilité de la banque. Ces derniers sont aujourd’hui largement supérieurs aux normes prudentielles requises. Ceci est de nature à renforcer la confiance placée par les clients et les Institutions Financières Nationales et Internationales auxquels la banque continue à assurer normalement la prestation de la totalité de ses services.

L’origine des fonds apportés par les actionnaires fera l’objet d’investigations qui seront menées par la Commission Nationale Indépendante chargée de statuer sur le sort de certaines participations et qui décidera des éventuelles mesures à entreprendre.

L’éventuelle nationalisation de ces participations sera arrêtée par une décision légale à prendre au vu des résultats des investigations de cette commission.

L’apport de Banque Zitouna au paysage financier et bancaire de la Tunisie et sa vocation consistent à offrir des produits respectant exclusivement les principes de la Finance Islamique. Toutes ses activités sont supervisées par le Comité Shariaa présidé par son Sheikh Mohamed Mokhtar Sellami dont l’expertise et les compétences sont reconnues mondialement.

La banque a déjà développé un réseau de 25 agences et a recruté 320 collaborateurs de haut niveau, dont 40% sont de jeunes diplômés issus des écoles et universités tunisiennes.

RIBH


 
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Publié par le janvier 19, 2011 dans Tunisie

 

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