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Compétence et innovation : fondements de la civilisation islamique

17 mai

Ankara, april 2009 Par Carly Fiorina

Il était une civilisation qui était la plus grande au monde. Cette civilisation a pu créer un super état continental qui s’est étendu de l’océan à l’océan, et des régions nordiques aux tropiques et aux déserts. Sous son leadership ont vécu des centaines de millions de personnes, de foi et d’origines ethniques différentes.

Une de ses langues est devenue la langue universelle d’une grande partie du monde, le pont entre les peuples de cent terres. Ses armées se sont composées de personnes de toutes nationalités, et sa protection militaire a permis un degré de paix et de prospérité qui n’avaient jamais été connus. La portée du commerce de cette civilisation s’est étendue de l’Amérique latine vers la Chine, et partout dans l’intervalle.

Et cette civilisation a été conduite plus que toute autre chose, par l’invention. Ses architectes ont conçu des bâtiments qui ont défié la pesanteur. Ses mathématiciens ont créé l’algèbre et les algorithmes qui permettront la fabrication des ordinateurs, et la création de la cryptologie. Ses médecins ont examiné le corps humain, et ont trouvé de nouveaux traitements contre la maladie. Ses astronomes ont examiné les cieux, ont appelé les étoiles, et ont préparé le terrain pour le voyage dans l’espace et l’exploration.

Ses auteurs ont créé des milliers d’histoires. Histoires du courage, de romance et d’enchantement. Ses poètes ont écrit sur l’amour, quand d’autres étaient trop trempés dans la crainte pour penser de telles choses.

Quand d’autres nations avaient peur des idées, cette civilisation a prospéré grâce à celles-ci, et les a maintenues vivantes. Quand les censeurs ont menacé d’éliminer la connaissance des civilisations passées, cette civilisation a maintenu la connaissance vivante, et l’a transmise à d’autres.

Tandis que la civilisation occidentale moderne partage plusieurs de ces traits, la civilisation dont je parle était le monde islamique durant les années 800 à 1600, qui a inclus l’empire Ottoman et les cours de Bagdad, de Damas et du Caire, et des règnes éclairées comme celui de Suleyman le magnifique.

Bien que nous soyons souvent ignorants de notre dette envers cette civilisation, ses cadeaux sont une large part de notre héritage. L’industrie de la technologie n’existerait pas sans la contribution des mathématiciens arabes. Les poètes philosophes Sufis comme Rumi ont contesté nos notions d’individu et de vérité. Les dirigeants comme Suleyman ont contribué à nos notions de tolérance et de conduite civique.

Et peut-être pouvons nous apprendre une leçon de son exemple : ce leadership était basé sur la méritocratie, pas sur le népotisme et le favoritisme. C’était un leadership qui a libéré toutes les potentialités d’une population très diversifiée – regroupant les traditions chrétienne, musulmane et juive.

Ce genre de leadership éclairé – qui a consolidé la culture, la durabilité, la diversité et le courage – a permis 8 siècles d’invention et de prospérité. Dans des périodes sombres et sérieuses comme celle-ci, nous devons affirmer notre engagement à construire des sociétés et des institutions qui aspirent à ce genre de grandeur. Plus que jamais, nous devons nous concentrer sur l’importance d’initiatives audacieuses de leadership et d’actes résolument personnels de leadership. »

Traduction : RIBH

Carly_FiorinaCarly Fiorina

Cara Carleton Sneed « Carly » Fiorina, née le 6 septembre 1954 à Austin au Texas, est une femme d’affaires et femme politique aux États-Unis. Elle a été P-DG et Président du conseil d’administration de Hewlett-Packard (HP) de 2000 à 2005. Elle fait des études d’histoire médiévale et de philosophie à l’Université de Stanford. Elle s’inscrit pour des cours de droit en Californie mais se marie au même moment et part finalement en Italie pendant un an. Elle obtient un diplôme en direction des affaires à l’université du Maryland.

Elle débute chez AT&T puis monte rapidement la hiérarchie chez Lucent. En juillet 1999, elle est choisie pour diriger Hewlett-Packard. Elle a un rôle de premier plan dans la difficile fusion avec Compaq. Elle échoue en revanche dans le rachat de PricewaterhouseCoopers, qu’emporte IBM. En 2004, elle noue une alliance avec Apple dans le secteur de la musique numérique, préinstallant le lecteur de musique iTunes sur tous les ordinateurs de la marque, et distribuant un clone de l’iPod. Le 9 février 2005, elle démissionne de tous ses postes et touche près de 42 millions de dollars d’indemnités.

Elle est conseillère auprès du gouverneur de Californie Arnold Schwarzenegger et probable candidate républicaine aux prochaines élections sénatoriales pour la Californie.

Lire aussi : Des chiffres arabes… à la Finance Islamique

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Publié par le mai 17, 2009 dans International

 

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