Questions à Mme. Imane Karich, belgo-marocaine spécialiste de la finance islamique

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Mme. Imane Karich est une spécialiste de la finance islamique établie en Belgique et auteur de deux ouvrages sur le sujet. Le premier livre, intitulé “Le Système Financier Islamique, de la Religion à la Banque”, est un livre académique qui cible plutôt un public d’universitaires. Son deuxième livre, paru en 2004 aux éditions Le Savoir, sous le titre “Finances et islam” s’adresse à un public plus large et essaie de répondre à des questions clefs qui reviennent souvent : comment acheter une maison ? Est-ce qu’une assurance est halal ou pas ? Peut-on investir tout en restant conforme aux principes islamiques ? ; etc. Professionnelle de la finance, Imane Karich s’est notamment activée dans le Cercle des Etudes et Recherches en Economie Islamique – C.E.R.E.I. (Belgique) en qualité de secrétaire général.

RIBH, l’Observatoire de la finance halal reprend ci-dessous le texte d’un entretien avec Mme. Imane Karich réalisé  par Saphirnews.

Saphirnews : A quoi correspondent les différents instruments de la banque islamique ? (mourabaha, moucharaka, salam, moudaraba, ijara)

Imane Karich : La Mousharaka et la Moudharaba sont les deux produits de base de la finance islamique car basés sur le principe de partage des pertes et profits. Ce sont des contrats de participation qui mettent en relation deux parties.

Dans la moudharaba, l’une des parties apporte les fonds (Rab al Mal) et l’autre partie apporte son savoir (entrepreneur). Le profit du contrat n’est pas déterminé et dépend de l’activité du projet. Seule la quote part, c’est-à-dire la manière dont ce profit sera divisée entre les parties, doit etre prédéfinie dans le contrat.

Dans la mousharaka, les deux parties s’associent en apportant chacune tant les fonds que leur expertise. Le profit éventuel est partagé selon leur apport financier.

La Murabaha est une forme particulière de contrat de vente d’un bien réel (tout bien sauf l’argent qui n’a pas de valeur réelle). Le vendeur octroie une facilité de paiement à l’acheteur. Cette facilité doit être définie dans le contrat, et l’acheteur connaît le prix d’achat du bien et négocie avec le vendeur la marge bénéficiaire.

Le contrat de ijara est un contrat de location. Aujourd’hui, il est associé à un contrat de vente qui vient s’ajouter en fin du contrat de location. Ceci est alors équivalent au contrat de leasing contemporain.

Lire l’interview intégrale sur Saphirnews

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